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Jeudi 9 octobre 2008


Un christ ? Un Homme ? Les deux à la fois ?
Un bobo ? Un coup de lance ?
L'imagerie est terrible et son sens, pervers…
Magritte avait bien peint une pipe ; tableau intitulé "Ceci n'est pas une pipe".

Dès qu’on écarte les bras, dès qu’on se blesse, dès qu’on porte les cheveux longs, se doit-on de d'être le fils à son papa et de sauver les hommes ?
Falsification ? Piston?

par Michel Giliberti publié dans : Réflexion communauté : blog artiste
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Vendredi 3 octobre 2008


Si je parle de ce tableau qui traite de la religion et de sa capacité à nous faire ployer sous le poids de ses dogmes et à nous embourber dans une gangue de culpabilité, c’est parce qu’aujourd’hui, le pape (vous savez, cet épouvantail érudit) a affirmé que la seule solution contre les maladies sexuellement transmissibles, demeurait la fidélité.
Le préservatif, une fois encore, était l'objet de tous les délits.
Je n’ai rien contre la fidélité, mais de là à nier le moyen essentiel de protection que représente le préservatif, est tout simplement scandaleux et assassin !

par Michel Giliberti publié dans : Réflexion communauté : Résistance 2007
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Vendredi 19 septembre 2008

Quand s’avancent les souverains et que se traînent les asservis, quand les sophismes s’inscrivent en vrai et que l’eau claire ne donne plus soif, il faudrait entrer en résonance avec ses propres narrations, ses propres liaisons et fuir celles, stériles, d’avec les astres morts .
Il ferait bon d'attendre ainsi chaque réponse à nos souffrances et puis enfin, les resservir, les propager sans enchères, sans le soufre de la comédie, sans le plomb de la suffisance…

par Michel Giliberti publié dans : Réflexion communauté : Résistance 2007
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Dimanche 7 septembre 2008
Dans cette fin de journée, comme le soleil s’échappait à ma vue et bientôt l’horizon tout entier, cette cécité obligée me fit ressentir tant d’émoi, qu’elle me donna à penser que peut-être les signes des choses de la vie s’offraient à ceux qui les fuyaient et que le sens du monde courait après ceux qui l’ignoraient.
Le ciel perdrait-il ainsi son temps à s’ouvrir à qui se ferme à lui ?
Les dieux (s’ils existaient) chercheraient-ils à séduire les mortels qui ne croient pas en eux ?
Le mystère dévoilé deviendrait-il l’amant des mécréants ?
Le crépuscule ne serait-il qu’un sombre fard pour habiller le vide qui, ainsi maquillé, nous semblerait habité d’un ailleurs mystique, d’un ailleurs Origine ?
Les prophètes seraient-ils des aveugles éclairés ? Des fabulateurs avisés ?

par Michel Giliberti publié dans : Réflexion communauté : Poésie française
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Vendredi 5 septembre 2008

U
ne pluie fine et régulière tombe sur le jardin depuis le petit matin, feutre les bruits de l’atelier et ravit sa belle lumière. Comme j’ai décidé de ne pas en être impressionné et que sur cette terre des hommes, j’en connais un qui, depuis des années s’apparente au soleil dès qu’il sourit ; le voilà donc chez lui, en Tunisie, c’est à dire chez moi, en train de faire le clown.


Et comme un bonheur n'arrive jamais seul, Jean-Charles m'a apporté ce bouquet champêtre cueilli sous la pluie, alors qu'il revenait de chez le boulanger...
Ah... la campagne quand même ! ça a du bon, non ?

par Michel Giliberti publié dans : Réflexion
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Vendredi 4 juillet 2008
Quand je reviens de Toulon, impossible de m’épancher...
Les rapports avec la ville de mon adolescence sont complexes à décrire. Aussi, comme toujours lorsque je ne peux rien formuler et que ma muse reste indifférente à mes appels, je laisse ici des extraits de mes romans.
En voici un du tout dernier : « lapeaudumonde.com » parru en juin.
Ce pourrait être la description de certaines de mes nuits quand, dans la chaleur de l’été, ici, là-bas, ou ailleurs, le malheur du monde reste présent sur les écrans comme un mauvais feuilleton.

... /... Vers deux heures et demie du matin, Gilles se réveilla en nage. Il avait rêvé d’un vaste trottoir sans fin où ses jambes lourdes refusaient de le porter alors que la foule restait indifférente à son drame.
Il se leva d’un bond, soulagé de récupérer sa mobilité, se rendit à la cuisine, but à même le robinet, se dirigea vers la fenêtre et l’ouvrit pour changer d’air et chasser ce cauchemar qui continuait de le troubler, mais dehors comme à l’intérieur l’air était oppressant. Aucun éclair ne zébrait le ciel de nuit, on y sentait pourtant l’imminence d’un orage. Paris avait des allures de ville tropicale, jusque dans le pas des flâneurs qui découvraient la nonchalance ; ils déambulaient, attirés par cette atmosphère électrique suspendue au moindre souffle, à la moindre goutte d’eau.
Au bout de ces quelques minutes d’absence, Gilles, en sueur, et toujours éprouvé par son cauchemar retourna vers son lit et pour tenter de se calmer et de se rendormir, il mit en marche la télé. Il tomba sur un vieux film allemand en noir et blanc et sous-titré dont les acteurs lui étaient inconnus.
Il se noyait depuis quelques minutes dans l’éclairage dramatique et la mise en scène théâtrale de cette œuvre, quand soudain, sans même vraiment l’avoir décidé, il changea de chaîne et retrouva celle des infos.
On y diffusait un reportage sur les millions de mines antipersonnel qui infestent encore les terres du Mozambique, du Kurdistan irakien et du Cambodge, entre autres. On décrivait le drame de ces pays où les enfants se font piéger méthodiquement alors qu’ils se promènent, s’amusent ou vont travailler et que le hasard qui leur fait poser le pied sur ces engins de malheur leur arrache une jambe.
Une fois de plus on voyait ces familles innocentes et résignées vivre l’horreur au quotidien à attendre que leurs enfants obtiennent un appareillage sérieux, à les regarder marcher tant bien que mal à l’aide de prothèses de fortunes.
Le reportage était angoissant et prenait une résonance toute particulière après son cauchemar... /...
extrait de "lapeaudumonde.com" éditions bonobo / 2008


par Michel Giliberti publié dans : Réflexion communauté : blog artiste
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Vendredi 13 juin 2008


Nos enfants, nés d’un séisme de l’amour, méritent encore, une fois grandis, quelques répliques, quelques irruptions volcaniques de notre amour.
Sur cette bille bleue qui nous supporte dans l’univers, être de ceux qui la feront tourner longtemps mérite toute notre attention.
Il faut bien rire de leurs écarts d’adolescents qui nous surprennent et ne jamais fermer nos portes sur l’ouverture maladroite.
Ce garçon, cette fille, ces hommes de demain sauront tant faire si dès maintenant nous les aimons.
Moi, qui ai tant connu, tant aimé… enfants des autres, enfants d’ailleurs que j’ai faits miens, j’ai pour leurs démesures tout le recul nécessaire et toute la bienveillance.
Rires et sourires, larmes et peurs, tout ce qui vient d’eux doit nous parler et si leurs mots parfois nous bloquent, qu’est-ce à changer un peu des nôtres ?
Riches de leurs utopies dans nos grands lits de suffisance, ne serait-ce pas là, la tendre paix pour s'en aller vers un ailleurs dont nul ne revient ?
Toutes nos misères s'envoleraient à cet instant…
Et maintenant… à la moisson des grands échanges, faisons comme le coquelicot au creux des blés si blonds, tâche d’amour, rouge éternel, le sang de nos labours pour récolter tout le bonheur des hommes.


par Michel Giliberti publié dans : Réflexion communauté : Poésie française
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Dimanche 25 mai 2008

À l’école maternelle, la maîtresse nous avait donné à apprendre un poème pour la fête des Mères. Il commençait ainsi :
« Tu es belle maman,
  Comme un pain de froment,
  Et dans tes yeux d’argent… »
Je ne me souviens plus de la suite…
Tu es toujours belle, maman, et tes yeux si fatigués sont toujours d’argent…
Je ne sais d’où me vient l’étincelle et la rage de créer encore, alors que je rêve de tout arrêter... de la révolte de Rimbaud ? de la patine du quattrocento ? de l’Orient où je m’enferme ? de ma rage à ne pas rentrer dans les normes ? Peut-être de tout cela à la fois, mais aussi de ton amour excessif qui aura réussi à me charger de tous les maux qui ouvrent l’esprit.


Bonne fête maman.

par Michel Giliberti publié dans : Réflexion communauté : blog artiste
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Samedi 24 mai 2008


Impossible pour moi de partager ta foi
Impossible d’avancer dans le vide.
J’aime pourtant tes mots quand ils nomment les choses et me parlent de l’homme, mais quand ils nomment le ciel, ils ne me parlent plus.
Tes sourires me suffisent et tes yeux
Quand il me faut les peindre
Quand ils livrent tes secrets.
L’éternité pour moi,
C’est peut-être ça… une toile sur laquelle tu t’inscris.
Une toile, comme l’instant fragile d’une communinon païenne.







par Michel Giliberti publié dans : Réflexion communauté : blog artiste
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Jeudi 29 novembre 2007

Etude-Franck.jpg
C
ertaines études sont plus efficaces que des toiles terminées.
C’est le cas pour celle-ci dont le travail autour du visage de Franck, m’a toujours suffi.
Et puisque ce soir, Sarkozy va envahir nos écrans...
Et puisque je suis incapable de me concentrer sur son visage...
Et puisque rien ne me donnerait envie de le faire, et certainement pas ses propos qui, toujours, divisent le peuple, je vais me faire une petite cure de Rita Mitsuko, car, hélas... « Les histoires d’amour finissent mal en général », « C’est comme ça ! »...
Priorité aux artistes… eux qui rassemblent.
Bon voyage Fred…


par Michel giliberti publié dans : Réflexion
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