Comme les ans, nos corps...
Mais l’eau des idées sages
Balaie toutes ces plaies.
Elle offre aux hommes d’âge
Tout le limon des mots
Qui, à leur bouche amère
Donne encore le miel.
Les vents défont les sables
Comme les ans, nos corps...
Mais la vertu des mots
Dans la douceur du soir
Fait scintiller les ans
Comme l’or de ta bague,
Sait distraire les regards
Et les priver de voir
Tes blessures bien trop jeunes.
© Giliberti / 2007

par Michel giliberti
publié dans :
Peinture et Poésie

Opiacées, si opaques...
Les demeures d’épices
Où tu passes tes nuits
Ne te protègent en rien
Elles consacrent tes rêves
Et enferment les miens
À l’écart du soleil
Aux écarts de midi
Dans ces mauves instants
Qui te clouent à ta couche
Ton regard est en deuil
Sous tes paupières en larmes
Il emporte avec lui
Mes si vastes secrets
Tes sourires de jadis
Et tout autant mes rires
Ces voyages Immobiles
Où tes ailes sont de bois
Ne t’apportent jamais
Que l’écume à tes lèvres
Opiacées, si opaques...
© Giliberti / 2007

par Michel giliberti
publié dans :
Peinture et Poésie

Comme un éclat de verre
Transparent et fragile
Je suis là immobile
À traîner sur tes terres.
Comme au coeur d'une guerre
Quand s’installe le désordre
Je ne sais plus que mordre
Dans ton ciel qui m’atterre.
Comme un éclat de verre
À l’encontre de mes veines...
© Giliberti / 2007
par Michel giliberti
publié dans :
Peinture et Poésie

Les princes se cachent souvent au fond des cours
Ils capturent vos plaintes et tempérent vos cris
Mais alors qu’ils vous offrent l'encens
Les étoffes et puis Dieu
Vous recevez aussi
L'eau des larmes
De leurs yeux
Sans amis.
Ils capturent vos plaintes et tempérent vos cris
Mais alors qu’ils vous offrent l'encens
Les étoffes et puis Dieu
Vous recevez aussi
L'eau des larmes
De leurs yeux
Sans amis.
© Giliberti / 2007
par Michel giliberti
publié dans :
Peinture et Poésie
Il parlait à ses rêves comme on parle à ses morts…Les chemins balayés par les vents brûlants du désert ouvraient bien des clartés, mais sans cesse, devant lui, l’oiseau mort oscillait au fronton des palais.
Ses rancoeurs, ses frayeurs et ses ressentiments vivaient là bien au chaud dans sa tête meurtrie.
Il parlait à ses rêves comme on parle à ses morts…
Un langage inutile à l’orée de ses frasques ; un sourire d'arme blanche pour ses rêves à venir à l’usure de son cœur.
Il parlait à ses rêves comme on parle à ses morts…
Et je garde la blessure de ses gestes de sang, comme on garde en mémoire le parfum de l’amant.
Et la foule ne voit que ses yeux qui s’engagent, alors même qu’ils s’éteignent au milieu des sourires.
Il parlait à ses rêves comme on parle à ses morts…
par Michel giliberti
publié dans :
Peinture et Poésie
Tes yeux, JC...dans le soleil
Les yeux qui vous aiment s’annoncent comme un orage dévastateur aux soirs des nuits d’été, quand ils s’attachent à vos pas et
vous incitent à la promenade jusqu’au terme.
Les yeux qui vous aiment s’annoncent comme un orage dévastateur aux soirs des nuits d’été, quand ils s’attachent à vos pas et
vous incitent à la promenade jusqu’au terme.
Le vent se lève, le ciel se zèbre de lumières, mais, imprudent dans la pénombre, vous attendez les premiers tonnerres, les
premières gouttes de pluie, les premiers pétales meurtris tombés à terre, dans les sentiers... Votre premier coup de foudre.
Vous aurez beau vous dire qu’un cristallin peut assombrir une vie, sans vous défendre, vous vous accommoderez de cette vision des choses et vous accepterez qu'à leur tour, vos yeux deviennent des yeux qui aiment.
Vous aurez beau vous dire qu’un cristallin peut assombrir une vie, sans vous défendre, vous vous accommoderez de cette vision des choses et vous accepterez qu'à leur tour, vos yeux deviennent des yeux qui aiment.
par ---
publié dans :
Peinture et Poésie

Petite plume de Comanche
À mes larmes, si étanche,
Belle et sourde avalanche
Sur mes toiles, sur mes planches,
Où sont donc tes dimanches
Qui m’offraient des nuits blanches ?
Petite plume de Comanche
Qui donnait carte blanche
À mes mains sur tes hanches
Jusqu'à ce que je flanche
Et qu'enfin je m'épanche
Jurant de ma revanche.
© Giliberti / 2007
par Michel giliberti
publié dans :
Peinture et Poésie
Voici trois anciens tableaux, quand presque tous mes personnages avaient une continuité, une intimité avec le
minéral. Leurs fêlures et leurs accidents supposés devaient se matérialiser par cet étrange mariage.
J’ignore pourquoi j’avais ce besoin de « sculpter » mes peintures. Je le fais encore aujourd’hui, mais de loin en loin. La pierre, avec le verre et le
sang, reste un de mes thèmes favoris.

J’ai entendu beaucoup de commentaires à ce sujet et j’ai lu tant de choses « explicatives »…
Pour ma part, je ne sais pas donner de sens précis à ce besoin.
Ces tableaux exposés à la mairie du 6ème à la fin les années 80 se sont vendus immédiatement. Récompense extrême.
Pour ma part, je ne sais pas donner de sens précis à ce besoin.
Ces tableaux exposés à la mairie du 6ème à la fin les années 80 se sont vendus immédiatement. Récompense extrême.

Tu me fais mal
Comme la veine surgit
À fleur du marbre blanc
D’un trait bleu sale
Quand le ciseau le heurte.
Tu me fais mal
Comme l’encre qui en coule
Sur la surface claire
Et qui arrête
Mes gestes de sculpteur.
© Giliberti / 2007
par Michel Giliberti
publié dans :
Peinture et Poésie

Un peu d’encre et mes mots
Vivent encore du désert
Où le vent sur ta peau
Fait battre tes paupières.
Un peu d’ocre et tes maux
Se meurent dans le désert
Où le sable sur ma peau
Fait sourire tes yeux verts.
© Giliberti / 2007

De vert et d'ocre
par Michel Giliberti
publié dans :
Peinture et Poésie

T’avais les yeux comme un grand chêne,
tout vert
Et de ta bouche, comme à tombeau,
ouvert
Sortaient des mots durs comme le froid,
d’hiver
Qui me brûlaient comme un pareil,
enfer.
Ma source mourrait au creux d'un grand,
désert
Et mes blessures pissaient à cœur,
ouvert
Comme l’alcool qui remplissait,
mon verre
Et me faisait tomber plus bas,
que terre .
© Giliberti / 2007
par Michel Giliberti
publié dans :
Peinture et Poésie









