Les dieux du stade sont déchus… Nos beaux chippendales n’ont pas tenu leurs promesses, mais pourquoi aurions
nous cru en eux, quand mère Teresa, elle même, doutait bien d'un Dieu unique ?... ce qui, en soit, mérite qu’elle soit canonisée au plus vite.
Aucune envie de poétiser aujourd’hui, ni même d’écrire calmement…
Le député-maire UMP d’Argenteuil Georges Mothron (sur la photo) chasse les SDF au répulsif.
... /... La ville s'est procuré un produit chimique malodorant pour tenter d'écarter les sans-abris de certaines zones. L'un de ses arrêtés anti-mendicité, en 2005,
évoquait la «gêne olfactive» liée à la présence de SDF... /...
Par AFP
LIBERATION.FR : vendredi 24 août 2007
Je n’ai même pas les mots pour expliquer ce que je ressens devant ce faciès rougeaud shooté au cholestérol et qui affiche joyeusement son esprit cirrhosé et bileux...
Les petits-fours pour sa gueule et les répulsifs pour les pauvres !
Épouvantable « société » ! J’avais espéré que la droite deviendrait un peu plus humaine (pour sauvegarder son capital de pauvres), mais non ! Elle est bien égale à elle-même ; elle sait exploiter
la misère et la chasser quand elle est trop gênante, ou quand elle se remarque trop ! Alors, elle trouve les prétextes les plus fallacieux qui soient en évoquant les problèmes de la concurrence,
de l’insécurité...
Alors, elle veut rétablir « l’ordre moral » en s’appuyant, bien entendu, sur les religieux de tout poil...
Alors, elle veut rétablir « l’ordre public » en se servant de sa police et si cela est nécessaire de son armée...
Alors, le pauvre est résigné...
Alors, le pauvre se terre dans sa maison Borloo (une vraie merde, celle-là) que l’État (dans sa grande générosité) lui a vendue à prix d’or dans le seul but de bien enrichir ses « camarades
patrons »...
Alors, le pauvre est heureux de pouvoir manger les restes que les riches lui ont fabriqués (fast-food divers, OGM, engrais, pesticides, etc.)...
Alors, le pauvre consomme car c’est sa seule évasion...
Alors, le pauvre achète à crédit et il s’appauvrit un peu plus chaque jour...
Alors, le pauvre perd son emploi car on lui dit qu’il faut faire jouer la concurrence...
Alors, il devient un rat qu’on chasse au répulsif !
Je ne parle plus beaucoup de politique ces temps-ci car je n’ai toujours pas digéré Sarkozy... et, le fait de parler de lui me procure toujours la nausée, mais dans le fond que pouvions-nous
attendre de celui qui criait haut et fort qu’il voulait être le Président de « tous les Français » et qui laisse les pourritures fascistes utiliser des méthodes qui consistent à tirer la chasse
dès que la merde qu’ils ont installée les dérange !
Oui, pour eux, un SDF n’est qu’une merde qu’il faut nettoyer au Karcher, au même titre qu’un délinquant, qu’un fou, qu’un malade... car ils ne peuvent pas utiliser tous ces crève-la-faim à
construire leurs palais et leurs yachts... mais ils en trouveront d’autres (en bonne santé) ; la Chine est une mine d’or de petits enfants travailleurs !
Avec cet article de Libé, j’ai à nouveau une haine sans nom pour cette politique du mensonge, de l’esbroufe et de la répression.
Parler plus avant de ce maire et de ses semblables me donne l'envie de vomir... Je m'arrêterai donc là en pensant que c’est sur eux que nous devrions tirer la chasse.
Notre planète déjà mutilée au nom du sacro-saint principe productiviste a-t-elle un avenir ? Il me paraît en tout cas bien étroit.
J’ai eu une enfance géniale, entouré de l’amour de mes parents et de celui de mes deux sœurs. J’ai passé le plus clair de mon temps à faire à peu près ce que je voulais. J’ai grandi au-dessus de l’Olympia, le cinéma dont mon père s’occupait. Je courais avec le même bonheur de la cabine de projection à la salle, pendant ou en dehors des séances. Je pouvais voir tous les films nouveaux dont certains allaient devenir des classiques. J'étais toujours exalté, toujours plein de rêves. Je le suis toujours. J’ai même longtemps envisagé de rouvrir ce cinéma en tant que tel, ou d’en faire un vaste centre culturel ; d’ailleurs, lorsque le film Cinéma Paradiso est sorti, j’ai eu un coup au cœur, une émotion extrême, tant l’histoire de Toto, le petit garçon, était proche de la mienne. Mais le temps a quelque peu écorné ce rêve difficile à réaliser pour tout un tas de raisons… Si je parle de ce passé, c’est parce qu’hier soir, j’ai eu une conversation très éprouvante avec une amie qui me parlait de son enfance, de sa souffrance d’avoir été une enfant maltraitée, bafouée dans ses moindres désirs. J’étais bouleversé, même si je connaissais déjà son histoire. L’enfance est si brève ; la voir sapée par des géniteurs infâmes a quelque chose de révoltant… Elle ne devrait être que le temps de tous les espoirs, de toutes les forces, de toutes les constructions, jamais de cet exil dans les souvenirs condamnés. Ne pas pouvoir se rappeler les caresses, ne pas pouvoir se rappeler le sourire de son père et de sa mère est un vol dans l’enfance. Et ce souffle qui manque à l’adulte blessé vaut bien ces quelques lignes.
Certains naissent des caresses de l'enfance D’autres vivent de ses gifles, de ses coups Et ceux-là s’en souviennent. Chaque amour avorté porte en soi Les sourires et les mots qui lui manquent Celui-là s'en consumme. La vieillesse est un vent qui se meurt Quand celui de l’enfant souffle et gronde. Naufragés au tombeau, Les parents crèvent en paix Naufragés au berceau Les enfants vivent en guerre.
Pas trop d'inspiration ce matin... Même si tout n'est pas défintif et que les urnes doivent reparler le 6 mai... pour le moment, celles qui ont récolté 31 % des voix pour Sarkozy sont à mes yeux, simplement funéraires.
Allez, nous avons encore une journée pour rire de ce qui nous attend... après, dès vingt heures, rien ne sera moin sûr (merci à Loïc qui m'a rappelé ce grand moment d'humour)
Ily a quelques années, alors que la gueule patibulaire de Le Pen s’agitait sur un écran de télé en affirmant de son discours xénophobe, qu’être français « ça se méritait », j’avais répondu par ce tableau. Oui, être d’Afrique, ça se méritait aussi. Ce tableau fut exposé peu de temps après, lors d’une grande soirée dans un lieu branché de la région parisienne et beaucoup de jeunes Africains, hommes et femmes mélangés, vinrent me remercier d’avoir répondu avec les mêmes trois mots à la bête immonde qui déblatère encore et toujours avec le même discours, avec la même hargne.
Dès le premier tour des élections, foutons-lui, une fois pour toutes, un bon coup de pied au cul, et dans la foulée n’oublions pas de dégager sa triste copie, Sarkozy, et Bayrou le prétendu fédérateur qui distille dans le pays le consensus mou qui finira par nous rendre aussi dociles que des moutons.
Pour vivre, il faut lutter. Le combat est utile, et seules les idées justes qui en naissent doivent rassembler.
Oui, dimanche prochain, offrons au monde le visage radieux d’une France Présidente…
Juste une pensée pour Lucie Aubrac décédée mercredi dernier et dont je viens de revoir sur Arte l'exceptionnel parcours dans la résistance. Quelle merveille de l’entendre parler avec tant de justesse, de simplicité et pourtant de grande et forte intention. Quel souffle unique par rapport à toutes les phrases creuses dont on nous rebat les oreilles en ce moment à propos de tout et de rien, et surtout de rien. Je vais simplement rappeler ce qu’elle a dit de son mari et de l’amour. Je ne pourrais que tenter de le faire bien entendu… c’était si fort, si exactement ce qu’il fallait dire sur un tel le sujet... l'amour ! ses différentes étapes, cet impossible détachement de l'être aimé, cet obsédant besoin de lui au quotidien, son futur qui le transforme en tendresse et sa fin redoutée, hélas ! Chaque mot lâché, comme ça, sans le chercher, tombait là, évident et heureux. Pour conclure, elle expliqua aux enfants d’une école qui porte son nom ce qu'était la résistance :
"Dès que vous dites, c’est pas juste... vous devenez résistant. Et l'on doit toujours se battre contre les injustices."
Lorsque les deux tours de Manhattan se sont effondrées dans un fracas de fin de monde, et que cette vision apocalyptique commença à passer en boucle à la télé,
j'étais chez moi, rivé aux infos comme tout le monde.
J'étais très choqué, traumatisé même.
C'était si révoltant ; si atroce.
Dès le lendemain et les jours suivants, le matraquage systématique de cet attentat ignoble, comme tous les attentats, et les phrases comme « Nous sommes tous Américains » répétés sur tous les
tons commencèrent pourtant à entamer ma compassion.
On ne nous a jamais demandé d'être « Tous africains » quand la famine ou le manque d'eau s'abat sur des populations entières de ce pays, encore moins d'être « Tous Indiens » quant à Bhopal, des
milliers d'Indiens furent empoisonnés par les gaz toxiques d'une usine américaine justement.
C'est alors que j'ai pensé aux Indiens d'Amérique qui furent massacrés par millions au nom de la civilisation, de Dieu, et de la prétendue supériorité de l'homme blanc qui avait décidé que ce
continent serait le sien.
C'est à ce moment que j'ai eu envie de faire une série de tableaux où l'on voyait des bouches hurler : « Nous sommes tous terriens » et puis la toile ci-dessus « The twins feathers » (les plumes
jumelles), pour rappeler que si les « Twins towers », les deux tours arrogantes de toute la perversion capitaliste s'étaient effondrées, deux plumes, fragile symbole des Indiens, rappelaient que
ce peuple, lui, vit toujours.
Je précise tout de suite que je n'ai rien contre les Américains, mais qu'il convient de ne jamais oublier l'Histoire.
Mais, j'aime quand même pas du tout le petit excité qui les gouverne actuellement et qui m'en rappelle un autre...
Nous sommes...
... tous
...
... terriens.
Ces trois extraits de tableaux ci-dessus faisaient partie d'un triptyque qu'il m'est difficile de placer ici dans leur position
d'origine.
À Toulon, dans les années soixante alors que j'étais adolescent, j'aimais porter ma guitare sur la plage du Mourillon et jusque très tard
dans la nuit, chanter avec mes copains et copines, les tubes de l'époque,
notamment l'immortel " Guatanamera" de Joe Dassin. Nous étions des lycéens bronzés et insouciants, des enfants de la Méditerranée, des
enfants aux paupières et aux lèvres brûlées de sel et de soleil.
Nous avions l'âge des yeux immenses, l'âge des rêves plein la tête.
Qui de nous pouvait penser que cette belle chanson poussée à tue-tête dans la chaleur de la nuit, cette belle chanson au parfum exotique de Cuba, ce beau « Guantanamera » qui évoquait
tous les délices et tous les possibles voyages allait bien plus tard s'apparenter à un camp de prisonniers? le tristement célèbre Guantanamo ? Le révoltant Guantanamo.
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