Vendredi 10 août 2007
De ces temps où je marchais sur les nuages, il me reste la poussière et les ténèbres des orages.De ces temps où je traversais les rêves intacts, il me reste les aiguilles de pin et la menthe fraîche au fond des verres.
De mes prophétiques années de saltimbanque où les signes matinaux me caressaient de leur souffle tiède, il me reste les odeurs fleuries du linge qui sèche sur les terrasses, le grésillement des mouches et le sourire de ceux qui savaient.
De mon visage d’adolescent aux lèvres cornalines, il me reste le rire aux yeux qui me fait rencontrer d’autres visages semblables à celui que j'avais autrefois, avant le temps d’après... Ce temps qui donne force et assurance, mais qui détruit les miroirs et leurs pouvoirs.
De mes prophétiques années de saltimbanque où les signes matinaux me caressaient de leur souffle tiède, il me reste les odeurs fleuries du linge qui sèche sur les terrasses, le grésillement des mouches et le sourire de ceux qui savaient.
De mon visage d’adolescent aux lèvres cornalines, il me reste le rire aux yeux qui me fait rencontrer d’autres visages semblables à celui que j'avais autrefois, avant le temps d’après... Ce temps qui donne force et assurance, mais qui détruit les miroirs et leurs pouvoirs.

Je reviendrai dans quelques jours, après une brûlure espagnole et littéraire à la Playa del Inglès, encore tout imprégné d'autres auteurs, d'autres univers, d'autres vertiges, d'autres silences... d'autres névroses.
Cette fois, après moult au revoir, je pars demain, samedi, pour de bon.
Élie, en véritable réincarnation d'une toile de Botticelli, veille sur le blog.
À très bientôt...
par Miche Giliberti
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Yeh!



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