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Peinture et Poésie


Encore un jour.
Un jour sans nuit.
Mes yeux savaient l’obscur
Quand tu les allumais.
Le cœur des hommes est si fragile
Sous ses blessures si singulières.
Pourquoi ton chant si haut
Me renvoie là, à tes chevilles ?
Par Michel Giliberti - Publié dans : Peinture et Poésie
Jeudi 9 novembre 2006 4 09 /11 /Nov /2006 07:36

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"C'était un vol silencieux, noir et brillant, un bonheur pervers émaillé de toutes les chimères restituées. Je vivais le miracle, l'oasis silencieuse que le mirage rend palpitante. Je l'ai aimé à en crever, et cette alliance de cuivre n'allait me laisser que le sulfate du vert abandon."

In "Neiges d'octobre" - Editions Cylibris
Par Michel Giliberti - Publié dans : Peinture et Poésie
Mardi 31 octobre 2006 2 31 /10 /Oct /2006 08:33

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Voilà… les toiles de ma prochaine exposition sont terminées.
C’est un moment particulier. Un moment qui me donne à penser qu’une page est tournée, qu’une mission est remplie.
C’est aussi un mélange de plaisir et de nostalgie, car qui dit : « exposition » dit : « privation » de toutes les toiles qui m’ont accompagné pendant des mois. Désormais, elles vivront en galerie. Elles ne m’appartiendront plus.
Pour pallier ce manque, j’en garde une ou deux et beaucoup de mes dessins préparatoires.
J’ai un mal fou à me séparer de mes dessins, car à la différence de mes toiles qui demandent tant de temps, de constructions, d’investigations, mes dessins répondent vite à mes exigences, et me sont donnés comme autant des cadeaux. Le matin, ils n’existent pas ! Quelques heures après, ils sont là, vivants, encore porteurs de toutes mes intentions de création.
Je garde surtout les dessins que je fais lors de mes séjours en Tunisie à Sidi Bou Saïd ; ceux-là sont si proches de moi que les vendre me torturerait. Alors, je les encadre et les accroche aux murs de la petite maison blanche que j’abandonne tout un hiver. Ils gardent une trace de moi dans l’absence.
Cette année, Salim Kechiouche a été l’un de mes modèles (entre autres). J’avais eu l’occasion de le rencontrer alors qu’il interprétait le rôle du jeune Palestinien Jihad dans ma pièce « Le centième nom », puis de mieux le connaître. J’ai beaucoup aimé le peindre, j’ai beaucoup aimé le photographier.
Quand je partage mon quotidien pendant des mois avec un modèle, c’est-à-dire être quand je suis en face d’une toile qui le représente, il se crée entre lui et moi (même s’il n’est pas forcément là) une sorte de voyage abstrait et pourtant à vif qui m’apprend beaucoup de choses sur ma psychologie. Ainsi, je ne comprenais pas pourquoi dans chaque tableau de Salim, je me sentais obligé d’installer quelque chose qui se rapportait à l’oiseau, d’en faire presque une thématique. Avec le temps, j’ai interprété que Salim, malgré nos rapports amicaux et de nombreuses confidences partagées, restait par pudeur suffisamment inaccessible, sauvage même… Inapprivoisable, comme les oiseaux de mon enfance.
Quoi qu'il en soit, toutes ces inquiétudes se sont apaisées quand je l’ai compris et j’ai pu terminer, presque serein, mon long travail.
Un voyage prend fin, un autre m’attend qui m’inspirera, un autre m’attend qui m’emportera sur ses ailes.
Photo de Salim Kechiouche par Giliberti © 2006


Par Michel Giliberti - Publié dans : Peinture et Poésie
Mardi 24 octobre 2006 2 24 /10 /Oct /2006 13:01

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Puissent un jour bleu de grand éveil
Les larmes de la Palestine
Au fond de nos mémoires frileuses
Baigner et rafraîchir nos sens
Remplir les vides de nos consciences
Et n'avoir pas coulé pour rien.

M.G. In "Voyage secret Tunisie" Editions bonobo - 2004

Par Michel Giliberti - Publié dans : Peinture et Poésie
Lundi 23 octobre 2006 1 23 /10 /Oct /2006 07:58

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Mon destin,
Dans ces villes, qui me broient et m’étouffent
N’est-il pas de n’avoir pas le choix ?
Mon étreinte,
Dans l’enceinte de ces lieux antérieurs
N’est-elle pas une entrave à mes sens ?
J’ai la foule si je veux
Mais le sable me tourmente
J’ai la vie si je veux
Mais ta peau me défait.
Mon destin
N’est rien d’autre que prison et soleil
Mon étreinte
N’est rien d’autre que le vent et la nuit.

Bleus d'attente/ éditions Librairie-GalerieRacine/ 2001



Quand je t’ai vu
Dans l’air si jaune,
Les yeux plissésSous le soleil,
J’ai vite compris
Que j’avais faim
Depuis longtemps,
Depuis toujours.
Quand je t’ai vu
Dans l’air si chaud,
La bouche rouge
Sur ta peau noire,
J’ai vite eu soif
De tout ton être,
De tous tes mots,
Jusqu’à l’encore.

Bleus d'attente/ éditions Librairie-GalerieRacine/ 2001

Par Michel Giliberti - Publié dans : Peinture et Poésie
Mercredi 18 octobre 2006 3 18 /10 /Oct /2006 08:08
- Communauté : Poésie française
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Juste une pensée pour ceux qui en Afrique continuent à mourir du sida.
Juste une pensée pour ce continent – notre berceau – victime de tous les abandons.
Juste un tableau peint à cette intention.


"J’aime à penser quand vient la nuit
Qu’une forêt de peuples heureux.
Entre soleil et lune blanche
Entre abandon et noir désir
Se dresserait sous le soleil
Feuilles et troncs d’une même sève
                D’un même rêve en canopée."               
M.G.




"L’amertume
Adoucit  ma rébellion
Et je me fais poète,
        Au lieu de prendre les armes."     

M.G

























Par Michel Giliberti - Publié dans : Peinture et Poésie
Samedi 14 octobre 2006 6 14 /10 /Oct /2006 08:42

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