Aux matins encore mauves des nuits si récentes, la terrasse est intacte, blanche et vierge, silencieuse.. Dans l’écrin encore sombre des arbres et des buissons, Bou Kornine palpite et dessine ...
C’est à l’heure des vapeurs, quand tout devient ouaté Que les corps se détendent et que s'ouvre l'esprit. Plus d’empreintes sous les doigts, d’interdits dans les gestes C'est la fièvre brûlante et ...
L’ombre du temps farde mes yeux de cernes si gris que tout le ciel d’hiver semble s’y être invité. À ce regard nourri des ans, s’ajoute le pli d’amertume au coin des lèvres qui me donne l’air d’un ...
Petit rêve si pâle Déclic sur fond d'ennui Heures bruyantes, tristes et sales Des poubelles dans Paris. Un garçon me sourit Puis regarde vite ailleurs De peur d'être incompris Quand il n'est que ...
Je marchais dans Dougga au centre des ruines romaines… C’était à l’automne de l’année dernière. Je m’étais un peu éloigné, recherchant une solitude qui m’est souvent nécessaire, quand, au milieu ...
Être un soleil encore un peu, être un félin jusqu’au point d’eau, puis les mots à la bouche, se dire qu’aimer est le seul verbe qui vaille la peine d’être conjugué. Poète ou bien voyou, ne pas ...
Dans ses yeux tristes, l'eau bleue des glaciers et les laves rouges des volcans pillent ses heures grises où tout s’emmêle et se détruit. Rêver sans l'autre l'enferme tant que ne plus vivre lui ...
Si peu de chose pour parler de l’émoi. Si peu de rêves au bout des sens et de l’absurdité. Habits de fêtes, costumes de cirque, musiques et rires d’alcool, rien… Rien n’y fait quand le cœur n’est ...
S’il m’était encore possible d’ajouter à ton corps quelques mots, je dirais qu’il demeure une terre inconnue et qu’au bout de nos nuits, le voyage qu’il m’offre reste toujours nouveau.
Pour terminer le cycle précédent de mes cinq derniers tableaux, rien ne vaut ce message d’amour poétique. Malgré un froid insensé, ce couple de tourterelles reste là, uni et amoureux sur le ...
Les amours nomades transportent avec elles toute la violence et la vertu nourries des plus grands désordres. De ces grands et beaux combats, de leurs creux et de leurs bosses percées des rouges ...
Traces de sang ou peut-être d’amour L’œil retient ce qu’il croit avoir vu Mes mots nomment les blessures mais condamnent le chagrin Tout décrire pour cacher davantage C’est peut-être le sens d’une ...
Un jour on se retourne dans la lumière Un jour on abandonne le mur qui obstruait nos yeux Plus rien n’influence nos destinées Croix et prières, éthique étroite et grands tabous. Plus rien! Toute ...
Parfois, bien ancrés au sol, mais éloignés de notre condition de terrien, nous nous trouvons embarrassés. Forts et faibles de quelques expériences, nous avançons tout en masquant de notre mieux ...
Peut-être bien qu’un jour s’écrira le départ Coulera le café du dernier des matins. Sur la table le journal reposera ouvert Sur tant de faits divers qui retenaient mes yeux. Peut-être bien qu’un ...
Te regarder dans la lumière des bougies, entendre le son de ta voix… Étourdissant ! Tes gestes maladroits et puis les mots que tu m’adresses… Entêtant. Tes yeux sombres comme la pourpre du vin qui ...
Passagers clandestins d’un voyage sans danger, ton accord et mes doutes ne trouvèrent point d’entente. J’aurais pu comme d’autres profiter d’une union de fortune sous le jasmin en fleurs, au fond ...
Sous mes doigts qui ne cherchent plus rien, la saveur de ta peau reste intacte. Il me semble que tu hantes toujours mes chimères et l’azur de tes yeux reste encore ma victoire. Lisse image, terre ...
Ma mère, pétrie de toute son âme corse, était une grande superstitieuse. Un parapluie ouvert dans un intérieur la mettait en émoi, une bouteille d'huile cassée la troublait tout à fait, du sel ...
C’est le soir, quand tout s’endort que s’éveillent les bruits de la terre, des bruits à peine chuchotés… des bruits de réconciliation, des bruits de tant de choses fermées à nos oreilles en ...
Vous dire que les objets ont une valeur serait faux. La valeur, la vraie, traîne son injustice au cœur des peaux, des yeux, des mains. Elle s’éternise sur les lèvres qui font vibrer les vôtres ; ...
Le réel est si loin et le rêve si présent. Quelle lumière pouvait mieux éclairer mes instincts que ce noir si profond en plein milieu de l’ocre? À deux pas du désert. J’étais seul. Une entrée. ...
L’atelier au début des années quatre-vingt-dix sentait l’huile d’œillette et l’essence d’aspic. La maison n’était pas encore restaurée et permettait tous les excès. Franck, Jérôme, Laurent, ...
Ce matin entre deux dossiers j'ai rencontré ce texte écrit lorsque j'avais dix-neuf ans. Petite émotion du temps passé qui embaume toujours de mes exaltations premières. Je n’attends plus rien des ...
Il m’est difficile, ces jours-ci, de venir sur mon blog. Trop de travail et trop d’émotions depuis hier. Haïti me parle tant. Pour avoir fait une expo à Miami, j’ai le souvenir de la gentillesse ...
Si vous aimez New York et si vous aimez mes photos... Emmanuel Fremin Gallery SOHO 546 Broadway PH 5B, New York, NY 10012 http://efg-artgallery.com PH: 212 274 8981 Cell: 646 245 3240 link
À Toulon, l’hôtel où j’ai séjourné a fait le choix de décorer ses chambres sur le thème des cinq continents ; le hasard m’a plongé en pleine Asie, tout y était rouge, noir et tamisé. Ce décor ...
Après-demain je pars quelques jours. Avant cette très courte absence, je laisse "ici" un peu de mes "là-bas". À cent lieues des tempêtes et des dieux ombrageux, je tisse un à un les fils de nos ...
Du bruit, des fleurs Et dans tes ruelles Le bleu qui joue avec le blanc. Puis sous la chaleur Des portes qui scellent Les rires mais aussi le sang. Tunis, tes heures ne sont plus les miennes Elles ...
Dans ces temps de flou absolu où l’on réveille si bien les vieux démons et les instincts les plus faciles, être humaniste finit par se révéler suspect. Trois guirlandes, du foie gras et quelques ...
Si présent l’été de mon enfance L’herbe folle aux mollets, les sauterelles, les papillons dans les blés.Si fragile la soie des coquelicots, sa caresse légère entre les doigts rougis.Si généreux ...
Quant à murmurer l’indicible, j’avoue que vous avez participé de ma rêverie, le temps de vos hésitations, le temps de ma fausse assurance. Quelques gestes maladroits, un fou rire, vos yeux de ...
Vous aviez au matin, quand le soleil embrasait votre grand corps, un sourire complice et amusé qui en disait long sur le poète distrait qui, en soirée, vous assommait de tous ses mots. Vous aviez ...
C’est ici, sur tes lèvres, que l’eau donnait la soif Et par là, dans mes yeux, la blessure d’un été. C’est de toi que naissaient tant de contes Et déjà, l’âme grise de mes fables. Il te fallait si ...
À l’écoute de Satie me viennent de sottes idées, noirs sursauts comme ses notes dans l’abîme serti de mes soubresauts ; noirs assauts de mes sautes d'humeur et de mes maux tressés. Satie… Si ses ...
Pendant les longues séances de pose, Franck, l'enfant terrible, l’enchanteur de tant de mes tableaux, mon Salaï, croquait le temps sous toutes ses formes.
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