
Quand vous arrivez à Tunis en voiture depuis Sidi Bou Saïd, après avoir longé le lac de Tunis à partir de La Goulette, l’avenue qui vous accueille est bordée de part et d’autre des échoppes de fleuristes. Si vous prenez le temps de flâner sur ses trottoirs embaumés qui ouvrent sur la capitale, vous pouvez facilement bavarder avec les vendeurs qui vous abordent avec des mots tout autant fleuris que leurs boutiques. Certains ont des sourires désarmants ou simplement espiègles, mais quel que soit le sens que vous leur prêtez… ils sourient et c’est déjà la moitié du chemin pour apprécier la ville. Ces sourires sont les premiers de ceux qui émailleront votre séjour et vous donneront l'envie de traîner longtemps... longtemps.
Le sourire d'un des fleuristes de Tunis...

Et le bouquet d'un jardinier de Tozeur.
par Michel Giliberti---
publié dans :
Tunisie

Tout me séduit, tout m’étonne, tout me passionne.
Je suis curieux des gens et des choses. Ils ont sur moi un pouvoir délicieux, un pouvoir toujours renouvelé.Parfois, mon goût des autres est comblé comme ce matin-là, à Sidi Bou Saïd, où un ouvrier repeignait la façade de la maison d’en face.
Par hasard, en me penchant à la fenêtre, je l’avais vu, du fond de la rue, arriver chez ma voisine, avec l’air de se promener. Il m’avait salué avec un grand et beau sourire puis quelques instants plus tard s’était assis sur le bord du trottoir pour boire avec lenteur ( comme seul un Tunisien sait le faire ) le café que lui avait offert la maîtresse de maison et, après avoir grillé une cigarette, il s’était mis au travail.
Calme et serein, il fredonnait de temps en temps une chanson d’Oum
Kalsoum.
Longtemps je me suis rassasié de cette image répétitive du rouleau qui montait et descendait le long du mur avec indolence, puis je n’ai pas résisté à voler ces deux photos. Je n’en ai pas pris davantage, par pudeur. Je voulais juste saisir la grâce de cet instant.
Il y avait juste son chant, juste le bruit sourd des insectes dans la tiédeur du matin, juste l’odeur épicée de la Tunisie qui se réveille et l’étonnante lumière qui se reflète sur les murs des maisons et au creux de chaque fleur des grappes de bougainvilliers.
Encore quelques minutes à l’observer derrière mes persiennes entrouvertes et je suis parti acheter ma brioche au sucre chez Charchouf et j'ai pris un capucin à la terrasse du Marsaoui.
Longtemps je me suis rassasié de cette image répétitive du rouleau qui montait et descendait le long du mur avec indolence, puis je n’ai pas résisté à voler ces deux photos. Je n’en ai pas pris davantage, par pudeur. Je voulais juste saisir la grâce de cet instant.
Il y avait juste son chant, juste le bruit sourd des insectes dans la tiédeur du matin, juste l’odeur épicée de la Tunisie qui se réveille et l’étonnante lumière qui se reflète sur les murs des maisons et au creux de chaque fleur des grappes de bougainvilliers.
Encore quelques minutes à l’observer derrière mes persiennes entrouvertes et je suis parti acheter ma brioche au sucre chez Charchouf et j'ai pris un capucin à la terrasse du Marsaoui.

par Michel giliberti
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Tunisie

Les bleus sont impatients. Ils forcent l’éveil de vos sens.
Dès le petit matin, ils vous attendent avec la mer qui s’attache à vos yeux, la mer brillante comme un saphir démesuré.
Alors, trahir son sommeil pour rencontrer un tel minéral, une telle transparence est un jeu d’enfant.
On s’y plonge, on s’en repaît… Moi, je m’en saoule.
Dès le petit matin, ils vous attendent avec la mer qui s’attache à vos yeux, la mer brillante comme un saphir démesuré.
Alors, trahir son sommeil pour rencontrer un tel minéral, une telle transparence est un jeu d’enfant.
On s’y plonge, on s’en repaît… Moi, je m’en saoule.

Et puis vers midi, la peau brûlante et les yeux rougis du sel liquide, vous revenez affamé, vous revenez assoiffé jusqu’à la maison qui patiente derrière les bougainvilliers.
La blancheur de ses murs vous rappelle que le Soleil, le vôtre, le seul, celui qui fait battre plus vite votre cœur, est à l’intérieur, à l’abri… C’est là qu’il paresse, c’est là qu’il somnole dans les draps marine en attendant votre retour. Il n’aime pas la chaleur, lui. Il la connaît tant.

Vous pénétrez la salle fraîche et obscure et vous allez jusqu’à lui. Vous agitez sous ses
narines un brin de jasmin que vous avez cueilli à la porte voisine. Il ouvre les yeux, des yeux endormis, mais des yeux aussi noirs que le ciel est bleu.

Vous, vous ne savez quoi faire, vous ne savez quoi dire, à tant le regarder…
Lui il s’en moque, il a faim et se lève. C’est l’heure du repas, l’heure d’avant la sieste. Dehors, sur la terrasse, la faïence des assiettes et l’azur des verres vous attendent à même le sol, au milieu de fleurs coupées qui fanent au soleil.
On entend les cigales et, dans le ciel, les hirondelles font des taches mouvantes.

Vous, vous ne savez quoi faire, vous ne savez quoi dire, à tant le regarder…
Lui il s’en moque, il a faim et se lève. C’est l’heure du repas, l’heure d’avant la sieste. Dehors, sur la terrasse, la faïence des assiettes et l’azur des verres vous attendent à même le sol, au milieu de fleurs coupées qui fanent au soleil.
On entend les cigales et, dans le ciel, les hirondelles font des taches mouvantes.

Vous le regardez à contre-jour allumer une cigarette. Vous le devinez beau.
Il le sait et ça lui plait.
Ça le fait même rire.
Et pour vous le prouver, il se tourne vers vous, dans la lumière et vous inonde de son sourire.
Vous, dans votre tête, vous ne savez toujours pas si tout va bien, vous n’avez jamais su… mais votre corps, lui, le ressent si fort.
Il le sait et ça lui plait.
Ça le fait même rire.
Et pour vous le prouver, il se tourne vers vous, dans la lumière et vous inonde de son sourire.
Vous, dans votre tête, vous ne savez toujours pas si tout va bien, vous n’avez jamais su… mais votre corps, lui, le ressent si fort.
par Michel giliberti
publié dans :
Tunisie
Arriver à Douz, c'est arriver aux portes du désert… Pas n’importe lequel, non… Le Sahara ! Avec toute la magie de ce nom que vous entendez depuis l’enfance.
Le Sahara se trouve là, si près, à quelques enjambées. Oui, la route se termine ici... le sable, d'ailleurs, se faufile jusque dans les ruelles de la ville, menaçant... les habitants doivent
se battre contre lui. C’est une résistance de tous les jours pour ne pas disparaître.
C’est à Douz, juste avant de
partir sur cette mer de dunes qu’on sent l’odeur des dromadaires, qu'on entend le bruit incessant de leurs grincements de dents. Ils sont là, souvent susceptibles, regroupés en troupeaux comme le
sont nos vaches dans les prairies normandes. Parmi tous ces dromadaires, il y en avait un qui ne pouvait pas me sentir. Sûrement lui rappelais-je quelqu’un de sa famille ; j’ai un caractère
difficile, me dit-on…
Je suis arrivé en fin d’après-midi dans ces lieux étranges que les nomades animent, occupés à ravitailler leur caravane, quand le soleil commence sa lente descente à
l'horizon, quand le soleil dore les visages de cet ambre si particulier qui illumine la peau de l’intérieur comme dans un tableau de Georges de La Tour.
Cette frontière, avant de quitter les repères du quotidien, est aussi le lieu des visages brûlés de soleil, des visages masqués d'indigo, le lieu des yeux noirs soulignés
du kohol qui donne aux hommes un regard ambigu et profond, le lieu des sourires magnifiques, le lieu de tous les signes de l’Orient, de tous ses mystères.Nous sommes sur les rives de la retenue, à la lisière des contes et des légendes, pour peu qu'on s'attache aux gestes et aux rites, loin des choses périssables de ce monde.
Il faut se taire, se confondre avec les autres, partager leurs actes cultuels et, une fois replongés dans nos vies ordinaires de « tant d’importance » qui nous avalent
comme le sable avale Douz, s’en souvenir.
Se
souvenir de là-bas, où l'air est jaune, où le vent souffle le soir, où le thé est brûlant, le geste retenu et le rire comme une offrande rare, là-bas où l’on apprend à se reconstruire, à se
restituer... à être des hommes.
La source de mes désirs ne
tarit pasAutant que l’oued, dans ton dos
Ni l’usure
Ni la poussière
Pas même tes mensonges
Ne me feraient marcher sur d’autres terres
Ou respirer d’autres aurores.
© Giliberti / 2007
A l’ombre des murs sableA l’abri du degré,
Quand le jet du thé
Chute sans fin
Je me dis
Je suis d’ici
Je suis d’ici.
© Giliberti / In voyage secret / 2007
Ce voyageM’a emporté si loin…
Ta barque de papier
Ne m'a pas fait peur.
© Giliberti / 2007
par Michel Giliberti
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Tunisie

Ma vieille de Matmata...

Elle,
Au fond des murs pierre
Parlait de son passé
Contait ses souvenirs
Moi,
Au bord des lumières
Je n'avais rien à dire
D'un présent emmuré.
Au fond des murs pierre
Parlait de son passé
Contait ses souvenirs
Moi,
Au bord des lumières
Je n'avais rien à dire
D'un présent emmuré.
In Voyage secret Tunisie © Bonobo / 2004
Cette vieille dame,
une salamandre tatouée sur le menton, doit être connue à Matmata, car lorsqu’elle m’a fait entrer chez elle, j’ai vu sur un meuble sa photo au milieu de coupures de journaux
encadrées. Je pense qu’elle a dû recevoir une médaille ou un prix pour famille nombreuse, car beaucoup de photos d’enfants étaient autour de son portrait, mais je m’avance peut-être.
Quoi qu'il en soit, elle a été d’une patience inimaginable avec moi, a
accepté que je la croque rapidement sur mon bloc à dessins, puis que je la prenne quelques photos. Elle était très coquette, s’est arrangée sa frange orange à plusieurs reprises, a lissé sa robe
et mis en avant ses fibules en argent.
J’étais sur un
nuage ; c’était vraiment extraordinaire. Je me trouvais là, dans sa maison au centre d’un vaste trou aménagé dans le sol. Au départ on ne voit pas
vraiment ces fameuses habitations troglodytes. Il faut grimper un peu sur les hauteurs et là, on aperçoit des espèces de
cratères, des trous qui s'ouvrent sur une cour intérieure avec un puits et cinq ou six entrées disposées tout autour, sans compter celles des étages qui mènent aux greniers où l'on conserve
différentes denrées comme l’huile, les olives. On y accède par des escaliers. Tout est très bien agencé. Ces habitations sont coquettes, leurs cours intérieures, délicieuses ; des plantes et des
herbes aromatiques y poussent dans des pots de terre, du linge sèche au soleil, tout y est terriblement chaleureux. Si l’ensemble est construit à même la roche, certains volumes comme les
marches, les étagères, les banquettes, les cheminées sont parfois en argile. Il y fait frais l’été, chaud l’hiver. Je crois qu’on n'a rien inventé de mieux…
C'est mieux que la maison Borlo à cent mille euros !
Il y a souvent un poisson ou une main de couleur bleue à l'entrée des
maisons pour conjurer le mauvais sort.
Je pourrais rester sur le seuil de cette porte aussi longtemps que ce chat
qui n'a jamais bougé tout le temps que je suis resté dans cette cour ensoleillée.
Sur la route au dessus de ces
maisons troglodytes, ce jeune cycliste transportait du bois et n'a pas manqué de me sourire tout en peinant sous la chaleur qui était vraiment terrible ce jour-là.
Avant qu'il ne disparaisse, j'ai pris une dernière photo de lui... Où était sa jolie maison ?
Un paysage caractéristique de Matmata avec ce beau marabout blanc qui semble surgir de
terre au milieu des maisons qu'on ne voit pas... C'est un vrai jeu de cache- cache.
par Michel Giliberti
publié dans :
Tunisie
Quand on arrive à Tozeur en plein mois d'août comme je l'ai fait, on est tout de suite happé par la chaleur
étonnamment puissante, mais cela n'a jamais eu d'importance pour moi. Je la supporte assez bien. Dès que j'ai posé mes affaires à l'hôtel, le si bel hôtel Dar Cherait ( la maison de Cherait
), du nom du propriétaire, j'ai repris ma voiture et je suis parti à l'oasis. C'est un lieu à part qui force à la méditation, pas forcément transcendantale, zen ou métaphysique, non... juste
profonde ; plus proche d'une méditation philosophique qui fait redécouvrir les simples joies d'un paradis terrestre ( aucune connotation religieuse, juste le pouvoir évocateur de ces mots ).
D'ailleurs, un jardin sublime nommé « Le Paradis » se trouve tout en bas de la route principale, une route sableuse où passent des calèches comme autrefois. Quand on rentre dans ce jardin
botanique écrasé de tant de palmiers et de tant de végétations éblouissantes, on rentre dans du vert. Tout y est vert. La lumière absorbe ce vert et nous le renvoie. Notre peau elle-même
prend cette couleur d'absinthe dorée tant la luxuriance y est exceptionnelle.
L'oasis

Le bouquet de fleurs du jardinier
C'était trop charmant, je sais que ce terme est quelque peu désuet, mais je n'en trouve aucun autre. Oui je pourrais dire que je kiffais grave le jardinier, mais bon... Je pense que beaucoup de touristes doivent avoir un contact aussi chaleureux avec lui, mais j'aime à imaginer qu'en ma compagnie, ce fut différent ; d'ailleurs, il fuyait les rares promeneurs qui s'aventuraient dans la palmeraie et m'entraînait toujours un peu plus loin avec l'air malicieux d'une complicité partagée. Quand je me suis séparé de lui, son visage aimable et souriant s'est longtemps promené dans ma tête pendant que je continuais ma marche dans l'oasis et approchais des bassins d'eau qui donnent à ce décor somptueux de rochers percés de verdure et croulant sous la chaleur torride, l'indispensable fraîcheur.





Tozeur est une toute petite ville et en dehors du centre, des cafés bruyants et pleins de vie, c'est bien sûr cette oasis qui capture l'attention avec ses oueds, ses sources, ses
bassins où les enfants s'amusent et prennent le frais en se plaçant sous la cascade. Un plaisir inégalé des yeux, un plaisir inestimable du coeur. Le soir, j'assistai au spectacle son et lumière
dans les jardins de l'hôtel (plus proche d’un palais), à la représentation des « mille et une nuit ».
Le sud de la Tunisie, à deux pas du désert est encore un lieu authentique, malgré une organisation forcenée du tourisme qui commence sérieusement à devenir tentaculaire, mais pour l'heure, c'est encore un paradis vert et doré, sucré et chaud comme une datte dont Tozeur est le grand producteur.
Le sud de la Tunisie, à deux pas du désert est encore un lieu authentique, malgré une organisation forcenée du tourisme qui commence sérieusement à devenir tentaculaire, mais pour l'heure, c'est encore un paradis vert et doré, sucré et chaud comme une datte dont Tozeur est le grand producteur.

L'oued

Les casacdes et les bassins

les enfants au bassin

L'oued

La palmeraie

Maison à Tozeur

Enfants de Tozeur

Dame près du jardin
Je n’aime que les murs
Qui donnent l’ombre à ma peau,
Je n’aime que les peaux
Qui incendient mes murs.
Qui donnent l’ombre à ma peau,
Je n’aime que les peaux
Qui incendient mes murs.
© Giliberti in Bleus d'attente / 2001
par Michel Giliberti
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Tunisie

Quand, à l'ouest de la Tunisie on dépasse Béja et qu’on s’aventure à l’intérieur des terres, on peut se contenter d’observer la vaste campagne, mais on peut aussi prendre une des routes qui serpente sur les collines et vous conduit jusqu’au sommet où toute trace de vie semble s’effacer. C’est pourtant là, au centre d’une gigantesque étendue de plaines et de rochers creusés comme ceux d’un canyon, que vit la tante à Moez ainsi que le vieux berger qui l’aide à s’occuper de ses moutons et de ses cultures. L’eau se tire au puits. Il n'y a pas encore d'électricité.

C’est une vie très spartiate au milieu d'une végétation grandiose mélangée à celle plus courte et rabougrie de tous les pays méditerranéens autour d’un trou d’eau; une marre d’un vert étonnant, une marre de jade qui étincelle au soleil et force le regard.

Nous avons passé l’après-midi à manger des crêpes au miel, à boire du thé, puis à nous balader dans ces lieux sauvages qui enchantent Moez « parce qu’on entend les oiseaux » comme il dit.
Je me souviens qu'à l'intérieur de la modeste maison, une petite télé qui marchait grâce à un groupe électrogène diffusait une chaîne italienne, la seule qui se captait bien et que personne ne comprenait vraiment.

...en train de remonter...

... de la marre d'un vert incroyablement lumineux.

Moez au soleil, abrité de son tee-shirt enroulé autour de sa tête. Les Tunisiens ont le style pour faire ça. En deux
secondes, ils se transforment en fiers Berbères ; ainsi coiffé, Moez me donne toujours envie de le dessiner ou de le peindre.

La tante de Moez, adorable et pleine d'attention, pendant qu'elle s'affairait à confectionner ses crèpes au miel.
Bonheur d’être mortel
Connaître l’eau quand il fait soif
Aimer quand tout se meurt.
Difficulté des dieux,
À qui jamais rien n’arrive.
© Giliberti in Bleus d'attente /2001
Bonheur d’être mortel
Connaître l’eau quand il fait soif
Aimer quand tout se meurt.
Difficulté des dieux,
À qui jamais rien n’arrive.
© Giliberti in Bleus d'attente /2001
par Michel Giliberti
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Tunisie
Ghar el Melh (la grotte de sel), autrefois appelé Porto Farina, est un tranquille village de pêcheurs pris entre deux forts turcs qui se dressent dans le ciel limpide de Tunisie, un village où le temps semble s'être arrêté. Tout y est sérénité et traditions. Les enfants jouent au bord de l'eau, les pères remmaillent les filets et les mères discutent entre elles quand elles ne sont pas occupées à leurs tâches ménagères.
On y accède par une route bordée de palmiers, d'oliviers, de figuiers, de cactées, d'eucalyptus et de résineux. C'est une route qui vous enferme et vous ouvre à tous les rêves d'Orient... À toutes les légendes.
À moi, elle offre une vision très proche de la Tunisie de mon enfance.
Au bout de cette longue route étroite, parfois sableuse et étouffée par la végétation luxuriante, il y a une plage de sable blanc, immense, déserte en début de saison ; la plage de Sidi Ali el Mekki.
Un petit paradis où les rares promeneurs se font discrets, où le silence est intact, mais pour combien de temps encore? Déjà l'année dernière alors que je m'y rendais, j'ai vu beaucoup de nouvelles maisons et d'autres en construction... Mais le rêve reste encore intact.

Mohamed

Le port de Ghar el Melh

Mohamed et Fethi en toute amitié à la façon tunisienne sur la plage de Sidi Ali el Mekki

Les barques du
port

Mohamed, Fethi et Raouf sur la plage de Ghar el Mhar, dans une barque offerte aux
promeneurs...
La barque blanche et de nulle part
Revenait là chaque matin.
Le temps d'un scarabée métal,
D'un lézard cuivre sur la craie,
Et les bras minces du pécheur,
Jetaient dans l'eau le lourd filet.
Épave pâle sur mon balcon
Je demeurai à savourer,
D'une gazelle, la corne blanche
Sablée, sucrée, des faux désirs.
© Giliberti / voyage secret Tunisie / Bonobo éditions
Revenait là chaque matin.
Le temps d'un scarabée métal,
D'un lézard cuivre sur la craie,
Et les bras minces du pécheur,
Jetaient dans l'eau le lourd filet.
Épave pâle sur mon balcon
Je demeurai à savourer,
D'une gazelle, la corne blanche
Sablée, sucrée, des faux désirs.
© Giliberti / voyage secret Tunisie / Bonobo éditions
par Michel Giliberti
publié dans :
Tunisie
Mehdi a souvent posé pour moi. Il a su m'inspirer de nombreux tableaux et
quelques séries de photos auxquelles il s'est toujours adonné avec bonheur.




Mehdi et moi, à Sidi Bou saïd. J'étais épuisé après une journée plage ; pas lui.


Seize heures à Tunis,
La médina somnolait sous Juillet.
Mehdi fumait en silence,
Moi, je méditais…
Mehdi me dit « J’aimerais connaître Paris »
Je lui dis « J’aimerais connaître Mehdi »
Un marchand de pétales de roses passa.
Roses de Damas…
Paris d’ailleurs,
Tunis de ces heures.
Giliberti In Voyage secret / © Bonobo / 2005
La médina somnolait sous Juillet.
Mehdi fumait en silence,
Moi, je méditais…
Mehdi me dit « J’aimerais connaître Paris »
Je lui dis « J’aimerais connaître Mehdi »
Un marchand de pétales de roses passa.
Roses de Damas…
Paris d’ailleurs,
Tunis de ces heures.
Giliberti In Voyage secret / © Bonobo / 2005
par Michel Giliberti
publié dans :
Tunisie
Je témoigne souvent de la Tunisie, mais il est vrai qu’on ne parle jamais si bien que de
ce qu’on connaît et qu’on aime.
Sur ces photos de vacances, on voit un peu de l’intérieur de la médina de Hammamet, un peu de sa plage, puis Fehti et Mohamed, des amis de Tunis.
À mon avis, la médina d’Hammamet est une des plus belles de Tunisie ; elle est extrêmement lumineuse, pas trop grande et entièrement bordée par la mer. Des bougainvilliers éclaboussent de pourpre les murs blancs, les fers forgés bleus protègent les persiennes des fenêtres fermées sur leurs secrets. Les chats y sont rois et les enfants vous regardent avec de grands yeux amusés.
On dirait un décor de théâtre, un peu comme à St Tropez, quant au détour d’un chemin étroit, on tombe sur certaines petites ruelles qui semblent fabriquées de toute pièce pour faire naître des émotions.
J’adorerais habiter la médina d'Hammamet. Ce doit être un rêve de tous les jours que de se réveiller sur une de ses terrasses ouvertes sur l’horizon turquoise, prendre son petit-déjeuner sous un soleil déjà éblouissant, avant d'aller sans se presser jusqu'au au marché acheter du raisin, des figues et du poisson à griller… Bon j’arrête, car ça me donne envie de partir.
La vie idéale tient à peu de chose... mais le peu est souvent difficile à piéger.

Sur ces photos de vacances, on voit un peu de l’intérieur de la médina de Hammamet, un peu de sa plage, puis Fehti et Mohamed, des amis de Tunis.
À mon avis, la médina d’Hammamet est une des plus belles de Tunisie ; elle est extrêmement lumineuse, pas trop grande et entièrement bordée par la mer. Des bougainvilliers éclaboussent de pourpre les murs blancs, les fers forgés bleus protègent les persiennes des fenêtres fermées sur leurs secrets. Les chats y sont rois et les enfants vous regardent avec de grands yeux amusés.
On dirait un décor de théâtre, un peu comme à St Tropez, quant au détour d’un chemin étroit, on tombe sur certaines petites ruelles qui semblent fabriquées de toute pièce pour faire naître des émotions.
J’adorerais habiter la médina d'Hammamet. Ce doit être un rêve de tous les jours que de se réveiller sur une de ses terrasses ouvertes sur l’horizon turquoise, prendre son petit-déjeuner sous un soleil déjà éblouissant, avant d'aller sans se presser jusqu'au au marché acheter du raisin, des figues et du poisson à griller… Bon j’arrête, car ça me donne envie de partir.
La vie idéale tient à peu de chose... mais le peu est souvent difficile à piéger.

Fethi et Mohamed © Giliberti / 2007
Mohamed ©
Giliberti / 2007
Ruelle de la médina
d'Hammamet © Giliberti / 2007
Fin de journée sur la plage de
Hammamet © Giliberti / 2007
Fethi © Giliberti /
2007
par Michel Giliberti
publié dans :
Tunisie









