C’est de bonne heure
Que mon bonheur
Se fit d'un rien
Quand l’hibiscus...
Quand le bissap…
C’est bien après
Que tes apprêts
Me fatiguèrent
Quand les mensonges…
Quand l’arrogance…
C’est l’Harmattan
Qui m’arma tant
Sous le soleil
Quand la poussière…
Quand le départ…
© Giliberti
Par Michel Giliberti
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Lundi 27 décembre 2010
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Tu es la proche nuit
Je suis le jour d'avant.
Si seulement tes yeux...
Tu es le cri d’ailleurs
Je suis l’ailleurs d’un cri.
Si seulement ta bouche...
Tu es morsure pourpre
Je meurs à larmes blanches.
Si seulement tes mains...
© Giliberti
Par Michel Giliberti
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Jeudi 16 décembre 2010
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Tu avais beau te parer de toutes les défensives, ta peau, juste au niveau de la
poitrine, trahissait bien l’inquiète envie, l’humaine raison de vivre l’aventure…
La chair de poule, mais oui… la chair de poule !
Par Michel Giliberti
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Mercredi 8 décembre 2010
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Vous étiez une lumière douce, une lumière fauve, un cri muet dans le silence
bruyant de mes non-dits.
Mais dans la lumière ou dans la nuit, vous signifiez alors que l’improbable existe, qu’il faut toujours croire en
l’expression d’un jour plus beau ! Un jour nouveau qui force aux souvenirs.
Par Michel Giliberti
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Dimanche 5 décembre 2010
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Puis le ciel s’est assombri, les bleus sont devenus blessure…
L’horizon, une slmple lézarde blanche entre ciel et mer.
Moi, spectateur habituel des choses et des gens, j’ai savouré l’attente de l’orage et les gouttes mauves du
bougainvillier immobile dans le dernier carré encore lumineux.
Dépossédé de mes craintes et de mes espoirs, j’ai attendu le bruit du tonnerre dans le grand silence d’avant la
pluie.Coiffé de l’infini désir de m’oublier, j’ai fermé les yeux dès la première déflagration.
Paupières d’encre dans la lumière électrique.
Sourire pâle dans la nuit.
Déliés calligraphiques d’une vision d’apocalypse. Les mots sont-ils vrais ? L'espace n'est-il pas qu'un vaste courant
d'air ?
Par Michel Giliberti
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Samedi 27 novembre 2010
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La vieille ville me parlait toujours autant, mais les mots
d’amour d’autrefois semblaient éparpillés comme ces miettes que les oiseaux arrachent aux pavés des ruelles.
Silencieux et serein, je m’abreuvais de souvenirs. Cela me suffisait. Je me sentais libre de n’aimer que moi après
avoir tant aimé les autres.
Mais c’est au rouge de ta laine que se réchauffaient encore mes lointains sentiments.
Par Michel Giliberti
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Samedi 9 octobre 2010
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Orages sous la chaleur de l’été et pluie dans tes yeux sombres quand des
larmes inondaient les miens.
Assis sur le tabouret rouillé et adossé au mur, je regardais tes mains
retenir un mégot presque éteint. Je me disais que s’il glissait de tes doigts je tomberais à terre avec lui. Je me répétais ces mots dérisoires et sans fondement, sinon ceux du
désespoir.
Par la fenêtre voisine, Georges Wassouf s’époumonait et sa voix brouillait
le bruit de l’eau sur la terrasse. Tout était confus. Dans ma bouche le gout du chicha à la pomme… inutile, déplacé.
Je savais que l’heure était à la désillusion, mais comment dire ? il y
avait tant d’anthracite beauté sur Bou kornine que je ne pouvais être insensible à celle de ma douleur.
Les senteurs des fleurs de jasmin fanées me renvoyaient à cette impuissance,
pour moi, d'être léger. Tout est si lourd de sens en Tunisie ; surtout les sentiments… violents, chimériques, brulants, comme l’alcool dans les veines.
Le mégot glissa de tes doigts.
Par Michel Giliberti
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Vendredi 24 septembre 2010
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17:20
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