Présentation

Site Officiel

 

image site

Retrouvez-moi sur Facebook

Recommander

Recherche

Calendrier

Juin 2012
L M M J V S D
        1 2 3
4 5 6 7 8 9 10
11 12 13 14 15 16 17
18 19 20 21 22 23 24
25 26 27 28 29 30  
<< < > >>

Commentaires

W3C

  • Flux RSS des articles

Tunisie

 

Sidi-bou-4-copie-1

Les bleus sont impatients. Ils forcent l’éveil de vos sens.
Dès le petit matin, ils vous attendent avec la mer qui s’attache à vos yeux, la mer brillante comme un saphir démesuré.
Alors, trahir son sommeil pour rencontrer un tel minéral, une telle transparence est un jeu d’enfant.
On s’y plonge, on s’en repaît… Moi, je m’en saoule.
Et puis vers midi, la peau brûlante et les yeux rougis du sel liquide, vous revenez affamé, vous revenez assoiffé jusqu’à la maison qui patiente derrière les bougainvilliers.

Sidi-bou-5

La blancheur de ses murs vous rappelle que le Soleil, le Vôtre, le Seul, celui qui fait battre plus vite le cœur, est à l’intérieur, à l’abri… C’est là qu’il paresse, c’est là qu’il somnole dans les draps marine en attendant votre retour. Il n’aime pas la chaleur, lui. Il la connaît tant.

Sidi-Bou-11

Vous pénétrez la salle fraîche et obscure et vous allez jusqu’à la chambre. Vous agitez sous ses narines un brin de jasmin que vous avez cueilli à l'entrée. Il ouvre les yeux, des yeux endormis, mais des yeux aussi noirs que le ciel est bleu.
Vous, vous ne savez quoi faire, vous ne savez quoi dire, à tant le regarder…

Sidi-bou-6

Lui, il s’en moque, il a faim et se lève. C’est l’heure du repas, l’heure d’avant la sieste.
Dehors, sur la terrasse, la faïence des assiettes et l’azur des verres vous attendent à même le sol, au milieu de fleurs coupées qui se fanent au soleil.
On entend les cigales et, dans le ciel, les hirondelles font des taches mouvantes.
Vous le regardez à contre-jour allumer une cigarette. Vous le devinez beau. 

Sidi-bou--copie-1

Il le sait et ça lui plait.
Ça le fait même rire.
Et pour vous le prouver, il se retourne  dans la lumière et vous inonde de son sourire.
Vous, dans votre tête, vous ne savez toujours pas si tout va bien, vous n’avez jamais su… mais votre corps, lui, le ressent si fort.

Cet article autrefois appelé "Encore un peu du bleu de Sidi" avait été publié en 2007, mais le scanner que j'avais à l'époque était si mauvais que les couleurs étaient fausses. Le voici donc dans ses couleurs d'origine.

Par Michel Giliberti - Publié dans : Tunisie
Vendredi 9 avril 2010 5 09 /04 /Avr /2010 07:32
- Communauté : blog artiste
Ecrire un commentaire - Voir les 17 commentaires


bizerte-profil

Dès que le bleu de la nuit proche faisait escale aux remparts de Bizerte, je le voyais arriver lentement. Il prenait place tout contre un arbre du jardin public et les yeux dans le vide, immobile, il fumait en solitaire. Depuis la terrasse d’un café, j’observais ce rite quotidien.
Un soir, je décidai de le prendre en photo. Je m’approchai discrètement. Il me vit tourner autour de l’arbre, mais il m’accepta en silence.
Une fois ces instants capturés, je m’avançai vers lui pour le remercier et lui proposer de lui envoyer les quelques portraits que je venais de prendre. Il me répondit que ce n’était pas la peine. Je lui demandais alors son prénom. Il tira sur sa cigarette, rejeta la fumée avec lenteur, puis toujours en fixant l’horizon, il murmura « L’inconnu de Bizerte… Tu mets ça, sur tes photos… l’inconnu de Bizerte  »
C’est fait. 
 
Par Michel Giliberti - Publié dans : Tunisie
Samedi 27 mars 2010 6 27 /03 /Mars /2010 08:47
- Communauté : blog artiste
Ecrire un commentaire - Voir les 20 commentaires
 
Hotel-Guengla-4
Il y a quelques années, j’ai séjourné dans un petit hôtel tunisien à Guengla, tout près de ma ville natale. Le décor y était idyllique : une terrasse donnant sur la mer, des pins, des eucalyptus pour la fraicheur et l’ombre, le parfum des fleurs de jasmin et surtout un silence spectaculaire bercé du seul clapotis de l’eau qui arrivait au pied de la terrasse.

Hotel-Guengla-6
J’ignore les raisons qui me permirent tout au long de ce séjour de me retrouver absolument seul dans un lieu de grâce si exquise. Le service était d’une absolue discrétion ; je ne rencontrai personne. Chaque jour mon lit était refait et, sur l’oreiller, je trouvais toujours des fleurs de jasmin. Mystère absolu. Ce séjour feutré m’a beaucoup marqué… Très souvent il recharge ma mémoire d’impressions suaves.
Hélas, cet hôtel a changé de propriétaire et ressemble désormais à tous les autres ; son infrastructure a été largement modifiée pour être plus rentable.
 
Hotel-Guengla
La vue incroyable et la barque qui m'inspira un de mes poèmes...

Hotel-Guengla-11
Le matin, quand le soleil était encore à l'horizon et que je prenais mon petit déjeuner sur la terrasse.
hotel-Guengla-9
Bien plus tard, alors que j’étais dans l’écriture d’un roman, cet hôtel, autant que sa quiétude, s’est imposé à moi pour planter le décor d’une des scènes clefs de l’histoire. Comme un metteur en scène, après avoir fait des repérages, c’est là que j’ai voulu que mon héros parisien, Jérémy, chanteur has been, alcoolique mais flamboyant, accepte enfin l’idée d’être tombé amoureux de Tarek, un jeune rappeur, tchatcheur, charmeur, rencontré au cours de l’un de ses concerts ; un garçon qui bouscule sa vie d’hétérosexuel et piétine son passé sulfureux…
Oui, c’est dans cet hôtel de Guengla, déserté de toute clientèle, qu’après des mois de conflits et de heurts violents, Jeremy, vaincu, baissera les armes et s’abandonnera à Tarek qui n’attendait que ça…
J’aime écrire sur ce que je connais.
Ici, toutes les pièces s’emboitaient.
J’avais pour décor Paris ( ma ville préférée ), la Tunisie ( mon pays d’amour ), et le milieu musical ( j’ai longtemps pratiqué le métier de chanteur pour en connaître ses vices et ses tortures ).

Mohamed-porte-bleue-3
Il ne me restait plus qu’à trouver le jeune Tarek… et là aussi, je n’ai eu qu’à me tourner vers celui qui est toujours un de mes amis, Mohamed, rencontré à Salammbô, ici sur le seuil de sa maison.

Mohamed-porte-bleue-5
C’est ainsi qu’une partie de mon roman Derrière les portes bleues a pris forme, jusque dans sa couverture, puisque c’est un des tableaux que m’inspira Mohamed qui l’illustre.

Hotel-Guengla-2
Voici un petit extrait de "Derrière les portes bleues" directement inspiré par ce panorama immuable qu'il m'était offert de contempler tous les matins depuis la terrasse de ma chambre d'hôtel.

... /...Depuis plus d’une heure, Jérémie admire la barque frêle d’un pêcheur, au loin. Elle est plantée là, au milieu de la mer, irréelle.
Un regard à gauche, elle n’existe plus.
Un regard à droite… Pareil.
Mais elle est là, immobile ! Avec le clapotis de l’eau à contre-pied de l’immense terrasse blanchie à la chaux.
Derrière, la chambre ! Sa porte bleue entrouverte. Et sur le lit, allongé en chien de fusil, Tarek ! Son sommeil émouvant.
Lui est devant, comme le capitaine d’un navire, face à l’horizon et la mer gris de payne.
Un léger vent caresse sa peau encore vibrante de l’autre.
Il n’a pas pu s’endormir après…
Trop peur du réveil… Tout est si nouveau, si insolite. Il n’explique rien de son désir. Il ne le nomme pas.
Comment a-t-il pu dépasser la simple attirance qui, en soi, n’est pas exceptionnelle ? Qui a pu instiller au fil des jours un tel changement ?
Il a vécu la nuit la plus insensée, la plus subtile, la plus vraie. À épouser le mot, le geste ! Et pourtant un vent de folie a balayé la plus élémentaire de ses convictions. Au-dessus du visage de Tarek, c’est la paix qu’il a rencontrée, et il s’en étonne. Les sourcils de Tarek, ses lèvres, son nez, chaque contour lui a paru si évident, comme à la fin d’un voyage, quand l’avion rencontre la terre et que, dans l’ancienne trace, le pied retrouve ses repères.
Il n’oubliera plus…
Aucun murmure, aucun gémissement ne l’a à ce point envoûté comme ceux de Tarek quand il s’est abandonné, ivre de vie, fragile et fort, offert à ses pulsions. Ses soupirs et ses râles ont été à l’image de ses phrases, contractées, de ses mots en verlan, si beaux, si déroutants.
Actuel d’amour !
Non, il n’a su s’endormir après.
Tarek, lui, a sombré dans un sommeil sans nom… Repu, désarticulé.
Victorieux.
Et avant cette nuit, il y avait eu dans l’après-midi la plage des grottes… Le varech têtu, enroulé autour des jambes, le sable curieux… La première fois.
Il y avait eu l’accord, sans précédent… Les mots dans l’oreille… Murmures d’hommes ! Et puis l’arrivée à l’hôtel de Guengla… Les regards complices du gardien, sa compréhension et, surtout, l’incroyable spectacle d’un hôtel vide, blanc, aux façades croulant sous les mauves bougainvilliers et dont les chambres, à l’ombre des eucalyptus géants, donnaient sur la mer turquoise. La mer qui s’épanche… La mer à l’infini.
Et cette barque !
Et il n’est que 7 heures.../...
 
Par Michel Giliberti - Publié dans : Tunisie
Mardi 16 mars 2010 2 16 /03 /Mars /2010 08:34
- Communauté : blog artiste
Ecrire un commentaire - Voir les 11 commentaires

kerkennah-12

Les îles de Kerkennah… je les ai découvertes, il y a quelques années.
J’ai tenté naguère de vous les faire partager à travers le noir de cette fenêtre ouverte sur les vôtres. 
 
Kerkennah


On accoste à Kerkennah après avoir embarqué à Sfax. C'est un petit voyage folklorique au milieu d’une foule joyeuse, des chants, des bruits, des radios qui déversent autant les musiques orientales que les Anglos saxonnes. Le transition commence là, pendant cette traversée, mais à une vingtaine de kilomètres, le calme des îles se révèle être le vrai dépaysement.
 

kerkennah-8
  On le ressent dès que l'on pose le pied à terre..

kerkennah-16
Routes mangées par le sable, palmiers à n’en plus finir, grenadiers, figuiers… Une île, comme un trésor ! Une île qui offre, aux détours des sentiers, ses marabouts vert et blanc, ses maisons ocre et bleu et le sourire des insulaires  assis tranquillement ou de ceux qui se promènent main dans la main.
Il règne sur cette île un parfum étrange de sel, d’épices et de terre brûlée.  Par endroits, des palmes mortes entassées au sol donnent à l’air surchauffé l'odeur des foins .

kerkennah-9

Que pourrais-je ajouter aujourd’hui pour décrire ce petit paradis ? Je ne sais pas vraiment, sinon que son évocation exalte toujours mes sens... 
 

kerkennah-11

... comme ces immenses marabouts contre lesquels certains s'adossent en fin d’après-midi pour prendre les derniers rayons de soleil et rêver. Moi je rêve d’une maison qui ressemblerait à un marabout.

 
kerkennah-6

J’ai roulé lentement, vitres baissées. C’était la fin de la journée ; le soleil déjà bas offrait des contrastes magnifiques. Sur la côte, des jeunes gens prenaient du bon temps sur des embarcations fluides et silencieuses. Des hommes, pantalons retroussés jusqu'aux genoux, pêchaient, d'autres discutaient. Les enfants se couraient après. Il y avait une grande simplicité des êtres et des choses, de celles qui me confondent.

  kerkennah-14
J’ai arrêté la voiture et je me suis assis en retrait d'un ponton où des femmes en robes et plongées jusqu'aux cuisses lavaient de la laine en la frappant avec un battoir.

kerkennah-15
Le soleil accéléra sa descente jusqu'à l'horizon. L’île passa du bleu à l'orange. Les pêcheurs battaient les vagues avec des ramures de palmier pour effrayer les mulets qui, scintillants, bondissaient hors de l'eau et retombaient sur des claies. D’autres récupéraient les poulpes pris au piège dans des gargoulettes accrochées aux récifs.
Je pense qu'un homme triste est un homme qui n'a jamais connu cet espace-temps, où ce que vous dites, ce que vous faites devient un privilège.

kerkennah-2


Je commençais à avoir faim et je songeais à trouver un petit restaurant, mais mon regard accrocha celui d'un garçon qui assis avec des amis dans les derniers rayons de soleil, m'invita à le photographier.
 

Kerkennah-3


Protégé par mon appareil photo, je considérais avec amusement ses yeux qui ne lâchaient pas l'objectif et donnaient ainsi l’impression de me fixer ardemment.

  kerkennah-7

Puis il s’est levé, s’est dirigé vers moi à pas lents tout en me faisant signe de continuer mon travail. J'ai répondu à sa demande et à son sourire. Puis une fois près de moi, désabusé et charmeur, il me parla de tout et de rien comme si nous étions de vieux amis.

 

Kerkennah-4


Enfin, comme les mots me manquaient et que je ressentais la fatigue mon voyage, je le quittai à regret, mais au moment de partir, il me donna son numéro de téléphone.
 

kerkennah-10
Vitres toujours baissées dans la chaleur du soir, j'ai roulé  très lentement jusqu'à l'hôtel en suivant le rivage, le bras ballant à l'extérieur de la portière comme un vrai Tunisien, à respirer cet air si particulier qui enferme les îles.
Après une bonne douche, un bon repas, je suis ressorti apprivoiser la nuit nouvelle. J’avais un numéro en poche. À quoi pouvait ressembler Kerkennah , la nuit ?

 

Par Michel Giliberti - Publié dans : Tunisie
Jeudi 11 mars 2010 4 11 /03 /Mars /2010 13:05
- Communauté : blog artiste
Ecrire un commentaire - Voir les 20 commentaires


Abdoul-balustrade- Aux matins encore mauves des nuits si récentes, la terrasse est intacte, blanche et vierge, silencieuse..

Sidi-Bou-Said Dans l’écrin encore sombre des arbres et des buissons, Bou Kornine palpite et dessine l’horizon.
J’ai tant dit des parfums et des bruits de Sidi Bou Saïd qui s’éveille… Comment faire autrement quand l’histoire se répète et m’émeut chaque fois ?

abdoul-terrasse Étranger !
Je suis l’étranger ! Et comme tous les étrangers, je décode et je conte ce qui ne m’appartient pas.
J’ai besoin des voyages sur terre et sur peau, de la mienne contre celles qui me soufflent « tout cela est si bref » et m’invitent à me dire « mieux vaut mourir de leurres magnifiques que de vérités banales ».

abdoul-terrasse-1 Aux matins encore mauves des nuits si récentes, la terrasse est intacte, blanche et vierge, silencieuse… SIDI-BOU-SAID-B9

Par la porte entrouverte, ses départs feutrés sont aussi mystérieux que ses arrivées, quand enfin, pointe l’heure si belle des leurres.

Par Michel Giliberti - Publié dans : Tunisie
Jeudi 4 mars 2010 4 04 /03 /Mars /2010 14:55
- Communauté : Poé-vie
Ecrire un commentaire - Voir les 14 commentaires
Et puisque le tout sécuritaire fait office de passeport, puisqu’il est en passe de devenir le modèle qui balaiera nos belles et fortes idées de liberté, ma mémoire s’éparpille au gré des simples souvenirs de ma Tunisie comme cette virée dans le sud, à Tozeur.
J’avais l’impression, alors que j’approchais du but, de m’être trompé de direction ; aussi je demandai à deux garçons qui discutaient et fumaient sur le bord de la route si j’étais sur le bon chemin. Ils me répondirent que oui. Ils souriaient, leurs yeux étaient malicieux. Ils m’offrirent un jus de fruit que je partageai avec eux le temps d’une discussion sur tout et sur rien ; peu après je leur demandai si je pouvais les prendre en photos ; ils acceptèrent et rirent beaucoup, ne comprenant pas l’intérêt de garder d’eux une trace…
Ce sont ces instants qui me permettent de supporter la phobie de la jeunesse que les puissants enracinent dans nos têtes… fouille des cartables, portiques de détection à l’entrée des écoles, caméras de surveillance, cybersécurité… et puis demain… des terroristes ! Il ne faudra pas s’étonner !
Et pendant ce temps, la Terre se meurt des pesticides, insecticides, bombes, centrales nucléaires, massacres des espèces…
Plus d’écosécurité et moins de cybersécurité.



Petite discution à l'ombre d'un arbre... le temps arrêté.


Profil du sud dans l'ombre bleutée...


Autre profil tout aussi appaisé des bleus du pays...


Sourire et yeux sombres...


Petite torpeur d'avant la sieste...


Et dernier regard avant que le temps s'arrête à nouveau...
Par Michel Giliberti - Publié dans : Tunisie
Lundi 1 juin 2009 1 01 /06 /Juin /2009 12:31
- Communauté : Libre pensée politique
Ecrire un commentaire - Voir les 11 commentaires

Un peu avant la fin de la journée, alors que je retournais vers Sidi Bou Saïd, j’arrêtai ma voiture au bord de la route, persuadé qu’un des pneus s’était dégonflé.
La mort dans l'âme, je sortis en marmonnant quelques grossièretés bien inutiles… je déteste ce genre d’incident.
Je tournai autour du véhicule auscultant chaque roue, mais rien ; ce n'était qu’une fausse alerte. Rassuré, je m’apprêtais à repartir quand j’aperçus un jeune homme sur les marches d’une maison. Peut-être la sienne ; peut-être n’en avait-il pas les clefs ; peut-être ses parents n’étaient-ils pas encore rentrés.  
Il me regardait tranquillement.
Je ne sais pourquoi cette image sereine me rappela mes heures passées sur le seuil de l’Olympia, le cinéma où j’ai grandi, à Ferryville, quand je dévorais mon goûter en attendant de faire mes devoirs.
Alors, en quelques gestes maladroits je fis comprendre à ce garçon que j’avais envie de le prendre en photo… de fixer cet instant d’innocence et d’attente. Il acquiesça en souriant.
Une photo toute simple chargée de mes souvenirs transposés.

Par Michel Giliberti - Publié dans : Tunisie
Mardi 19 mai 2009 2 19 /05 /Mai /2009 22:12
- Communauté : blog artiste
Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires

En savoir plus...

MA BIBLIOGRAPHIE
LES AFFICHES DE MES EXPOS
  MA DISCOGRAPHIE




Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés