J'aimerais, à l’obscur de tes murs, retrouver l’image de ton visage et la musique de tes lèvres, quand, à me taire
plutôt qu'à divaguer, j’observais le délice et la clarté de tes traits que la pénombre absorbait comme un astre.
J’ignorais bien des chants Jusqu’à votre musique J’ignorais bien des cris Jusqu’à votre silence.
Vous saviez tout des rires Avant mes larmes vaines Vous saviez tout des joies Avant mes désespoirs.
Mais je ne pensais pas Et vous ne pensiez pas Que del’amour,c’était Les plus belles leçons.
Un effluve d’encens Ou peut-être un parfum Lourd et âcre, à l’entrée de la nuit. Le vieux singe s’endort Au raphia du panier Puces et rêves à ses poils mêlés.
Sous le bronze de la cloche Le battant s’assoupit Il est l’heure d’une laine sur l’épaule. Tu me dis qu’il faudrait Un piano et des notes Tu divagues, je souris et j’acquiesce. L’Izarra de tes yeux Dans ce cuivre d’automne Me réchauffe le sang. J’aimerais un pays Beau comme ton regard Où le temps n’a pas lieu et corrige les maux.
C’est peut-être le sable Ou c’est peut-être
l’eau De ces choses qui parlent Sans jamais se livrer. C’est un trait de
noirceur Dans un rai de soleil Mais aussi une torche Dans les nuits magnétiques. C’est le deuil
invisible D’un satin prometteur Qui expire au matin Comme un parfum d’amant. C’est un peu le voyage Prodigué puis repris Un retard de toujours Pour l’ultime Cythère.
Charmant sourire retrouvé au hasard de souvenirs pas si lointains.Charmante
ambiance, verte et ambrée, à l’ombre de la Koubba du Belvédère, au sommet de Tunis. Certaines photos traversent les années et vous reviennent en plein cœur, légères comme un jour de printemps qui ordonne à l’hiver qui vous plaque
encore au sol d'aller faire ses valises. Alors, à ce sourire d’un autre été, j’ajoute le mien en pensée. La vie, joyeuse ou non, réserve souvent de si douces surprises qu'il est bon de les chercher dans sa mémoire en attendant d'en vivre
d'autres.
Quand je te regarde de face Mes yeux déchiffrent l’obscur enchantement de ta claire promesse. Je cherche à m’éblouir de chaque détail offert et je te désire, t’attire, t’aspire…
Quand je te regarde de dos Mes yeux déchiffrent le clair enchantement de tonobscureprofondeur. Je cherche à m’éblouir de chaque secret offert et je te découvre, t’entrouvre, te couvre.
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