Le soleil a commencé sa lente descente à l'horizon…
J’étais en train d’élaguer quelques branches quand j'ai vu l’entrée du jardin à l'arrière de la maison et la lumière rasante qui joue avec le vert encore jeune de l’herbe nouvelle ; la lumière qui se faufile entre les bambous et les fleurs du pommier. Je n’ai pas résisté. J’ai posé sécateur et gants pour capturer cet instant.
Je me demande pourquoi je pars si souvent d'ici.
par Michel giliberti
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Il est un peu plus de minuit, c'est la pleine lune .
Je ne sais pas pourquoi, mais dans ce ciel si noir, elle me fait une peine incommensurable... Comment supporter d'être si seule dans l'univers, avec pour toute compagnie quelques bouts de ferraille et le drapeau américain bien raide ?... Brrr! J'en ai froid dans le dos.
par Michel giliberti
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En 814 av JC, quand les légendes avaient encore du souffle, la reine Didon demanda au roi Syfax, un roi berbère, de lui accorder l'autorisation de fonder un royaume sur ses terres. Celui-ci, quelque peu ironique, accepta, mais à la seule condition que ce royaume ne soit pas plus grand qu’une peau de vache. Didon, en femme intelligente accepta l’offre mais ce que le roi perse ignorait c’est qu’elle allait découper cette peau en fines lanières et s’en servir pour délimiter un périmètre conséquent...
Et ainsi naquit Carthage.
Ségolène arrivera t-elle à découper la peau de Nicolas pour en faire une république et rendre la France présidente ? (c'est bien une peau de vache, Nicolas, non?)
En attendant, à Carthage, devant quelques vestiges du royaume de la fameuse Didon, voici deux amis tunisiens. L'un est manequin (photo ci-dessus) et l'autre, styliste (photo ci-dessous).
Voilà, c'était juste un goût d'ailleurs et de légendes. Une histoire aux confins de nos vies bien réelles où le marbre n'est pas le matériau des vestiges puniques, mais un simple élement de comparaison avec notre police aussi froide que lui, une police qui n'entend rien à l'humanité, une police qui s'en va rafler un grand-père devant une école devant les yeux des gamins, une police qui frappe et met en garde à vue une directrice d'école !
La France, Madame Monsieur, la France !!! Un royaume!
Mes mains ne tiennent rien
Laissent échapper le sable.
Silices et bris de verre
S’ils ne me blessent plus,
Blessent toujours autant
Blessent toujours dedans
L’enfant damné
De tant d’années.
© Giliberti / 2007
Extrait de "Verre où" © Giliberti / 2007
par Michel Giliberti
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« La nostalgie n'est plus ce qu'elle était », ce très beau titre qui résume les mémoires de Simone Signoret a toujours eu un effet particulier sur moi. Je le trouve ambigu et comme je n'ai pas lu le livre, je ne sais pas ce qu'il sous-entend, même si j'en conviens dans le fond.
Pour moi, la nostalgie n'est pas négative, elle a bien sûr le goût de mes vingt ans, mais ce goût survit comme un mécanisme rassurant, une énergie renouvelable... Mes années adolescentes ont été partagées avec Chantal. J'avais fait sa connaissance aux beaux-arts de Toulon, alors que j'avais quinze ans et demi ; cette parenthèse dans cette école qui ne m'a rien appris et que j'ai fuis au plus vite, m'a fait pourtant rencontrer l'amie d'une vie.
Alors, pour elle, pour moi, pour nos amours, juste ces photos qui parleront à nos coeurs qui sont restés si jeunes, si innocents, si... consumables.
Qui pouvait penser que nous ne nous assagirions pas, que nous serions toujours curieux de tout ? de la moindre note de musique au silence des forêts, en passant par le bruit de l'orage et l'enfer des villes.
Dès qu'on se retrouve, nous rétrogradons allégrement ; il nous est impensable de concrétiser notre demi-siècle passé depuis déjà quelques années.
Pour me remettre dans l'ambiance de ces années là, où le sida n'existait pas, (ne pas oublier le sidaction) je voulais la vidéo d'un groupe phare de l'époque : Iron Butterfly et son extraordinaire INAGADADAVIDA (que j'installais en fin de soirée quand j'étais DJ dans une boîte branchée de Toulon), mais le clip dure 17 minutes... Ensuite j'ai pensé à LET MY FIRE, des Doors, puis NIGHTS IN WHITE SATIN des Moddy blues ou SYMPATHIE FOR THE DEVIL des Rollings Stones.
Finallement j'ai choisi ELOISE de Barry Ryan (dont il faut faire abstraction du blouson, de la ceinture et de la coiffure) Reste la voix, la gueule, et la chanson... reste cette musicale nostalgie.
par Michel Giliberti
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Au-delà du chaos ambiant et des remous actuels de la société, j'ai envie d'imaginer une oralité des choses et des gens où chaque mot élargirait mon horizon, ou chaque phrase scellerait mon rêve à la réalité.
J'ai encore beaucoup d'espoirs, beaucoup d'attentes.
J'ai encore beaucoup à voler, beaucoup à rendre.
J'ai encore, à l'encontre de mes idées rationnelles, des prophéties qui illuminent mes matins.
Et dans ces moments là, mes ruptures d'avec l'ordinaire me fascinent.
Me battre avec l'inconnu, mesurer ma structure mentale pour mieux l'utiliser et vandaliser le sort qu'il m'appartient de déjouer, me donne des ailes.
Oui, dans ces moments difficiles, j'ai toujours su puiser assez d'imaginaire pour retrouver l'énergie qui tente de m'échapper ; j'ai toujours su renouer avec les forces vives que la vie voudrait détruire. Mais rien ne captera mon courage, rien ne l'empêchera de vaincre. Je t'ai écris un jour...
" Je t'aime au centre des délices
Je t'aime à l'angle de la mort ".

par Michel Giliberti
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Sarkozy qui se baladait quasi incognito dans une cité a fait un discours digne de ses idées rétrogrades, et il m’a fait bondir quand il a déclaré qu’il fallait plus de fermeté en matière d’autorité et d’éducation pour « effacer l’effet néfaste de 68 ».
Je trouve cette affirmation gratuite d’une médiocrité désespérante, d’un populisme incroyable, bref d’une petitesse absolue pour un présidentiable.
Que vient faire mai 68, dans une société aujourd’hui ravagée par le chômage et le manque d’idéologie ?
Que vient faire mai 68 dans une société bouffée et sacrifiée au nom des marchés et de la croissance ?
Que vient faire mai 68 dans une société qui ne parvient pas à faire de la mondialisation une aventure humaine ?
Que vient faire mai 68 dans une société ravagée par le sida, la pollution, la précarité, et les injustices de plus en plus flagrantes entre les nantis et les pauvres ?
Que vient faire mai 68 dans une société où, même quand on travaille, on ne peut pas se loger tant les prix des loyers sont élevés ?
Sarkosy se référera-t-il bientôt à la prise de la Bastille ? à la bataille d’Alésia ? La guerre de cent ans aurait-elle pourri les mentalités ?
Quand je pense que les Français et les Allemands ont réussi à s’entendre après la Seconde Guerre mondiale, que le mur de Berlin est tombé et que là… dans ce chaos de début de siècle, Sarkozy pleure sur les conséquences de mai 68, j’ai envie de hurler.
Petit homme décidément, petite mémoire et petite imagination de celui qui oublie que la plupart des grands hommes d’aujourd’hui (artistes, patrons, politiques, aventuriers, scientifiques, penseurs, chercheurs, philosophes) sont des enfants de 68.
Le laxisme qui abîme notre jeunesse prend ses racines dans l’image insolente de la réussite et de l’argent facile, de l’attraction inimaginable que la télé exerce sur des esprits encore malléables en leur faisant croire que pour réussir dans la vie, il n’y a qu’une alternative : le foot ou la Star Ac.
Mais que vient faire Sarkozy en 2007 ?
par Michel Giliberti
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