À coups sûrs, ressortir les vieilleries et les entasser ici a un sens précis, mais je
veux l’occulter et croire que c’est simplement comme à la veille d’un voyage, quand on remplit un peu trop ses valises.
Ainsi, toutes ces photos d'anciens tableaux qui me touchent encore et témoignent de mes passions d'autrefois sont autant de choses inutiles à transporter.
Mais si le voyage s’avère éternel, il faudra bien l'habiller de souvenirs.
Par Michel Giliberti
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Publié dans : Peinture et Poésie
Jeudi 4 septembre 2008
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10:27
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D’avoir tant volé
Et si haut
Il m’est possible d'abandonner les plumes d’aigle de mes ivresses.
D’avoir tant aimé
Ici-bas
Le seul voyage que j’envisage reste celui de la rencontre d’une faux sous un drap noir pour commencer l’ouvrage mortel de
toute une vie.
Par Michel Giliberti
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Publié dans : Peinture et Poésie
Mardi 2 septembre 2008
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Les vents défont les sables
Comme les ans, nos corps...
Mais l’eau des idées sages
Balaie toutes ces plaies.
Elle offre aux hommes d’âge
Tout le limon des mots
Qui, à leur bouche amère
Donne encore le miel.
Les vents défont les sables
Comme les ans, nos corps...
Mais la vertu des mots
Dans la douceur du soir
Fait scintiller les ans
Comme l’or de ta bague,
Sait distraire les regards
Et les priver de voir
Tes blessures bien trop jeunes.
© Giliberti /
2007
Par Michel giliberti
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Publié dans : Peinture et Poésie
Mardi 20 novembre 2007
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Opiacées, si opaques...
Les demeures d’épices
Où tu passes tes nuits
Ne te protègent en rien
Elles consacrent tes rêves
Et enferment les miens
À l’écart du soleil
Aux écarts de midi
Dans ces mauves instants
Qui te clouent à ta couche
Ton regard est en deuil
Sous tes paupières en larmes
Il emporte avec lui
Mes si vastes secrets
Tes sourires de jadis
Et tout autant mes rires
Ces voyages Immobiles
Où tes ailes sont de bois
Ne t’apportent jamais
Que l’écume à tes lèvres
Opiacées, si opaques...
© Giliberti / 2007
Par Michel giliberti
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Publié dans : Peinture et Poésie
Vendredi 9 novembre 2007
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Comme un éclat de verre
Transparent et fragile
Je suis là immobile
À traîner sur tes terres.
Comme au coeur d'une guerre
Quand s’installe le désordre
Je ne sais plus que mordre
Dans ton ciel qui m’atterre.
Comme un éclat de verre
À l’encontre de mes veines...
© Giliberti / 2007
Par Michel giliberti
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Publié dans : Peinture et Poésie
Lundi 5 novembre 2007
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Les princes se cachent souvent au fond des cours
Ils capturent vos plaintes et tempérent vos
cris
Mais alors qu’ils vous offrent l'encens
Les étoffes et puis
Dieu
Vous recevez aussi
L'eau
des larmes
De leurs yeux
Sans amis.
© Giliberti / 2007
Par Michel giliberti
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Publié dans : Peinture et Poésie
Samedi 3 novembre 2007
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Il parlait à ses rêves comme on parle à ses morts…
Les chemins balayés par les vents brûlants du désert ouvraient bien des clartés, mais sans cesse, devant lui, l’oiseau mort oscillait au fronton des palais.
Ses rancoeurs, ses frayeurs et ses ressentiments vivaient là bien au chaud dans sa tête meurtrie.
Il parlait à ses rêves comme on parle à ses morts…
Un langage inutile à l’orée de ses
frasques ; un sourire d'arme blanche pour ses rêves à venir à l’usure de son cœur.
Il parlait à ses rêves comme on parle à
ses morts…
Et je garde la blessure de ses gestes de sang, comme on garde en mémoire le parfum de
l’amant.
Et la foule ne voit que ses yeux qui s’engagent, alors même qu’ils s’éteignent au milieu des
sourires.
Il parlait à ses rêves comme on parle à ses morts…
Par Michel giliberti
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Publié dans : Peinture et Poésie
Jeudi 1 novembre 2007
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