Je ne sais rien de lui… rien de ses tourments, rien de ses
plaisirs.
Cinq heures de route non-stop. Je n’étais plus loin de Tozeur. J’ai arrêté la voiture à l’entrée d’un petit village
pratiquement désert à l’heure de la sieste. Je suis descendu de la voiture pour me détendre.
C’est à cet instant que je l’ai vu. Il était assis à même le trottoir, le dos contre un mur, à quelques mètres de moi.
Je lui ai adressé un salut de la main auquel il a répondu d’un signe de la tête et d’un sourire.
Le silence était total ; la chaleur, enveloppante comme je l’aime, de celle qui fait vibrer l’air et donne
l’impression, à l'horizon, que les routes s’évaporent dans le ciel.
J’ai fait quelques pas dans sa direction et je lui ai demandé si je pouvais le photographier. J’ignore d’où m’est venu
ce courage. Il a glissé une main dans ses cheveux, mais le gel a empêché toute transformation. Il a semblé hésiter, mais très vite, d’un battement de paupières, il accepta.
Et voilà… La rareté des clichés autant que la brièveté des rencontres me plait énormément, aussi je n’ai que deux
photos de ce garçon incroyablement serein, incroyablement photogénique dans son absolu dépouillement qui a pourtant enrichi ma mémoire.
Par Michel Giliberti
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Publié dans : Tunisie
Mercredi 11 mai 2011
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23:00
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C’est au bleu mauve des matins nus
Quand ta peau sombre buvait le ciel
Que tes langueurs de souverain
Mordaient l’esprit du vieux lion.
Tes notes lourdes
Sourdes ou sottes
Peuplaient ma tête
Comme l’or pâle des pâles orgues
Des cathédrales de mon enfance.
Maux et morsures
Censure des mots.
J’aimais pourtant ce grand voyage
Entre sourire et rire aurore.
© Giliberti
Par Michel Giliberti
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Publié dans : Photos et poésie.
Vendredi 6 mai 2011
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16:15
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Je ne sculpterai plus…
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La veine d’améthyste
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Sous l’ambre de ta peau
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Me rassasie du marbre.
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Je n’esquisserai plus…
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Tes yeux de pierre noire
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Dessinent mes ardeurs
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Et gomment le sommeil.
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Je ne ferai plus rien…
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Tes gestes de ruisseau
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Tes danses autour du puits
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Suffisent au créateur.
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Je ne vieillirai plus…
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La pourpre de tes lèvres
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Incendie mon déclin
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Des plus rouges clartés.
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© Giliberti
Par Michel Giliberti
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Publié dans : Peinture et Poésie
Mardi 3 mai 2011
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Travail : du latin populaire " Tripaliare", qui signifie "Tourmenter, torturer avec le trepalium".
Trépalium : Instrument formé de trois pieux, deux verticaux et un placé en transversale, auquel on attachait les
animaux pour les ferrer ou les soigner, ou les esclaves pour les punir.
BONNE FÊTE DU TRAVAIL EN CE 1er MAI.
Par Michel Giliberti
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Publié dans : Réflexion
Dimanche 1 mai 2011
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10:43
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Le tout premier tableau de Florian. Impossible d'en parler avec logique ou réflexion. Il me faut le digérer, si je puis dire. Je sais que
je l'aime, ce qui n'est pas toujours d'actualité quand je termine un travail. Pour l'instant, dans ce flou parcheminé de cette grande toile, je vois l'assise de l'avenir personnel de Florian, le
tumulte des années neuves, l'ouverture compliquée d'une vie à tracer et ma dilution dans le temps.
Par Michel Giliberti
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Publié dans : Peintures
Mardi 26 avril 2011
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10:27
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Amis touristes, ne vous privez pas des grandes choses… ne boudez
pas la Tunisie. N’ayez pas peur des désordres d’une révolution qui recèle des trésors d’avenir. Soyez de ceux qui verront naître les jours nouveaux. Vous aurez la joie, peut-être la fierté,
d’être sur place pour autre chose que la simple odeur du jasmin, les plages alanguies sous le soleil, les pâtisseries, vous serez là, pour l’histoire...
Par Michel Giliberti
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Publié dans : Tunisie
Lundi 18 avril 2011
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06:49
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Une petite encre préparatoire… juste pour voir, entrevoir, le
tableau qui en naîtra.
Par Michel Giliberti
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Publié dans : Peintures
Mercredi 13 avril 2011
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20:31
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Commentaires