Et quand tes yeux regardent là-bas,
Les miens ne voient que toi.
In "Bleus d'attente" MG 2001
Je ne veux pas faire le procès de Sarkozy.
D’autres que moi s’en chargent et s’en chargeront…
J’ai juste envie d’exprimer ce que je ressens, juste besoin de dire que je décèle chez lui la volonté de masquer, encore un peu, la partie sombre de son caractère et garder encore sa panoplie de rassembleur.
N’effrayer personne !
Comme le brillant avocat qu’il est, il sait qu’il doit séduire les juges, or le juge suprême, c’est bien le peuple…
À ce titre, mieux que personne, il sait plaider sa cause. Il manipule les gens avec l’air de ne pas le faire. Il déploie des stratégies inouïes pour masquer sa détermination à museler tout ce qui lui déplait, s’il parvient à devenir président de la République.
Son discours m’irrite, et ce n’est pas bêtement épidermique.
Chaque jour, sa façon d’éluder les questions pertinentes (quand elles le sont) des journalistes me déplait davantage.
« Qu’auriez-vous fait à ma place ? » Voilà son leitmotiv.
Justement, on n’est pas à sa place !
Je ne perçois aucune humanité dans cette interrogation qui donne à croire que nous serions dans une telle impasse que nous n’aurions aucun autre choix que celui d’être mortifiés, accusés et pénalisés.
Rien que le calcul froid et méthodique d’un petit chef qui attend le pouvoir et qui saura « mettre de l’ordre ».
Somme toute, grâce à Sarkozy, les fachos rentrent dans l’ordre des choses et ne culpabilisent plus de l’être.
C’est assez malin de la part du ministre de l’Intérieur et ce pourrait être même une vraie chance pour la France de voir tous les vieux fantômes fascistes évincés, mais après… il ne faudra pas décevoir ces citoyens-là… non ? Sinon comment accepter de leur tendre les urnes ?
Moi qui suis de gauche, je préférerais encore de Villepin dont l’enfance de « racaille » au Venezuela me le rend plutôt sympathique.
par Michel Giliberti
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Société
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Dernièrement à la télé, en zappant, j’ai pu assister à la fin d’une émission où face à Madame Gisèle Halimi, avocate, auteure et défenseur des libertés et des droits de la femme, Virginie Despentes, la « sulfureuse » romancière a fait pâle figure.
Ses expressions provocatrices retombaient la plupart du temps comme un soufflé devant les mots précis et dénués de ressentiments de Madame Gisèle Halimi qui a, avec d’autres femmes pionnières, permis par ses actes militants que cette « nouvelle romancière » parle aujourd’hui en toute liberté des choses du cul et fasse ce qu’elle veut du sien.
Il était navrant de voir avec quel mépris, Virginie Despentes rétorquait de sa voix blanche des insanités bien inutiles à l’égard de cette femme brillante.
Affligeant !
par Michel Giliberti
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Réflexion
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Juste une pensée pour ceux qui en Afrique continuent à mourir du sida.
Juste une pensée pour ce continent – notre berceau – victime de tous les abandons.
Juste un tableau peint à cette intention.
"J’aime à penser quand vient la nuit
Qu’une forêt de peuples heureux.
Entre soleil et lune blanche
Entre abandon et noir désir
Se dresserait sous le soleil
Feuilles et troncs d’une même sève
D’un même rêve en canopée."
M.G.

"L’amertume
Adoucit ma rébellion
Et je me fais poète,
Au lieu de prendre les armes."
M.G
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