C’était là, pas ailleurs,
À midi
Dans Béja...
C’était là, dans ces heures
D’un lundi
Et déjà,
C’était moi, comme un autre
Arrêté
Sous ton ciel.
C’était toi, pas un autre
Dans l’été
Surréel.
C’était là, pas ailleurs
À midi
Dans Béja…
J’étais là, bafouilleur
Ébloui
Presque las,
Devant toi, sombre épice
Qui s’émane
En soirée,
Comme le sourd maléfice
D'un arcane
Assuré.
© Giliberti / 2007
Par Michel giliberti
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Publié dans : Photos et poésie.
Vendredi 2 novembre 2007
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18:40
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Il parlait à ses rêves comme on parle à ses morts…
Les chemins balayés par les vents brûlants du désert ouvraient bien des clartés, mais sans cesse, devant lui, l’oiseau mort oscillait au fronton des palais.
Ses rancoeurs, ses frayeurs et ses ressentiments vivaient là bien au chaud dans sa tête meurtrie.
Il parlait à ses rêves comme on parle à ses morts…
Un langage inutile à l’orée de ses
frasques ; un sourire d'arme blanche pour ses rêves à venir à l’usure de son cœur.
Il parlait à ses rêves comme on parle à
ses morts…
Et je garde la blessure de ses gestes de sang, comme on garde en mémoire le parfum de
l’amant.
Et la foule ne voit que ses yeux qui s’engagent, alors même qu’ils s’éteignent au milieu des
sourires.
Il parlait à ses rêves comme on parle à ses morts…
Par Michel giliberti
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Publié dans : Peinture et Poésie
Jeudi 1 novembre 2007
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19:09
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Les tatouages au henné (henna) font partie de la tradition
tunisienne.
Moi j’aime particulièrement celui-ci, qui pendant les mariages, enflamme simplement l’ongle du petit doigt des hommes invités aux cérémonies festives.
Cette discrétion, comparée à la sophistication des tatouages féminins, m’a toujours séduit et intrigué.
C’est un petit bijou corail qui me touche beaucoup, surtout quand il parre la main d'un ami ; il trahit ainsi ses nuits de danse et de veille, ces nuits où il disparaît, ces nuits où il retrouve
les rites de sa culture, les rites qui ajoutent à ses mystères et pimentent sa séduction…
Et moi, imaginer tous ces ongles incandescents au bout des gestes gracieux de ces hommes qui dansent me ravit plus encore.
Par Michel giliberti
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Publié dans : Tunisie
Mercredi 31 octobre 2007
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21:24
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Un mail d’Emmanuel, il y a quelques jours…
« Mon Michel, j’arrive fin
octobre. »
Et voilà, c’est très proche maintenant… Emmanuel va retrouver ses parents là-bas, au calme d’Honfleur. Lui, qui se partage
entre New York et Miami, il s’imprégnera à nouveau des plages de Normandie, un peu tristes à cette époque, mais qui furent celles de son enfance …
Moi, je serai là, attentif comme à chacun de ses
retours, à écouter sa belle voix et à observer avec émotion les années glisser sur lui
avec précautions.
Voici quelque photos que je lui vole pendant ses pauses, lorsqu’il est sur sa planète, à se détendre pendant que je m'active autour de lui... Ces moments
intimes sont toujours attendrissants parce que je sais qu'il retrouve l'ambiance de ses seize ans ; l’atelier et ses odeurs de médiums, d'huile de lin et d'essence d'aspic sont étroitement
associés à sa jeunesse, comme au déclenchement artistique qu’ils provoquèrent en lui. Ce sont eux qui lui donnèrent envie de déployer ses ailes et de s'envoler pour les USA. Il avait en
mains un simple press-book empli de photos des toiles qu'il m'avait inspiré et sa volonté à devenir un grand mannequin. Aujourd'hui, il a non seulement réussi, mais en plus de sa profession, il
manage de nouveaux artistes peintres.
Rarement un modèle n'aura tant fait pour les plasticiens.
À bientôt, Manu, je t'attends...
Par Michel giliberti
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Publié dans : Mes modèles...
Mardi 30 octobre 2007
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Un homme de terre ou de verre, un homme brisé qui aurait souffert de sa condition, m’avait inspiré
voilà vingt ans, cette toile... un homme, porteur de toutes les légendes de la création.
Il fallait trouver un titre...
Celui-ci me vint bien après, comme je l’explique assez souvent, alors que je feuilletais une revue quelque peu ésotérique dans le salon suranné d’un vieux monsieur et de sa femme qui m’avaient
invité à dîner pour fêter l’acquisition d’un de mes tableaux.
Dans l'article qui avait retenu mon attention, il était écrit (à quelque chose près) que selon le Talmud, un humanoïde d’argile, un homme inachevé et préfigurant d’Adam, un prototype en quelque
sorte, s'appelait le Golem.
Voilà pourquoi, une fois la soirée terminée et de retour à l'atelier, j'inscrivais au dos de ma toile son titre, trouvé une fois de plus sans le chercher… "La nuit du
Golem".
Par Michel giliberti
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Publié dans : Peintures
Lundi 29 octobre 2007
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Ce matin, je suis allé faire quelques courses chez Leclerc, au pays de mes chères caissières…
À l’entrée du magasin se trouvaient deux caisses automatiques flambant neuf, avec juste à côté, une dame très sérieuse chargée d’initier les clients à leur
utilisation.
J’ai regardé ces robots sans âmes avec toute l’amertume, pour ne pas dire la haine, qu’ils ont aussitôt suscitée en
moi.
Nous vivons dans un monde difficile, souvent inhumain, où les contacts deviennent presque impossibles et, constater
qu’au nom de la croissance aveugle et du profit, nous serons bientôt privés de rapports amicaux avec ces femmes qui entretiennent le tissu social, me met hors de moi.
Nous avons déjà des contacts téléphoniques où nous ne pouvons que taper des chiffres pour obtenir les renseignements souhaités, nous possédons
des cartes, des codes et autres désincarnations affichées, et bien dans quelque temps, nous aurons des magasins, où, tout en faisant la gueule, nous ferons nos achats et les réglerons dans
l’absolue solitude et l’indifférence générale.
Adieu les petits « Bonjour ! », les petits « Fait pas chaud ce matin !
».
Fini ! Balayés, rangés aux oubliettes tous ces simples mots qui pallient parfois aux petits désarrois du quotidien et à
ceux qui vivent la solitude.
Pour ma part, je boycotterai le plus longtemps possible ces robots de malheur qui contribueront
davantage à la sinistrose générale qui fait que de plus en plus de gens sont dépressifs.
Je critique parfois l’Amérique, mais
je suis bien heureux de voir que, là-bas, les grandes surfaces sont non seulement toujours équipées de caissières, mais
aussi de jeunes gens chargés de ranger nos achats dans des sacs à provisions (en papier) et de les placer dans le coffre de nos voitures.
Pas si fous les Américains…
Alors, moi qui si souvent me suis moqué gentiment des caissières, je lance aujourd’hui un cri
d’alarme pour les soutenir dans leur ultime combat contre ces robots stupides qui ne profiteront qu’aux patrons comme d’habitude…
Quelle misère !
Par Michel giliberti
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Publié dans : Quelle misère !
Dimanche 28 octobre 2007
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15:56
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De mes rouges aurores
Jusqu’aux flammes de minuit
Je sertis de rubis
Les lumières de l’encore.
De ces rouges confins
Jusqu’au cœur des silences
Je déploie mes urgences
À respirer l’enfin.
De nos rouges partages
Jusqu’aux sombres augures
Je nous pare d’une armure
Pour que vivent les toujours.
© Giliberti / 2007
Par Michel Giliberti
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Publié dans : Photos et poésie.
Samedi 27 octobre 2007
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