Tes yeux, JC...dans le soleil
Les yeux qui vous aiment s’annoncent comme un orage dévastateur aux soirs des nuits d’été, quand ils s’attachent à vos pas et
vous incitent à la promenade jusqu’au terme.
Le vent se lève, le ciel se zèbre de lumières, mais, imprudent dans la pénombre, vous attendez les premiers tonnerres, les
premières gouttes de pluie, les premiers pétales meurtris tombés à terre, dans les sentiers... Votre premier coup de foudre.
Vous aurez beau vous dire qu’un cristallin peut assombrir une vie, sans vous défendre, vous vous accommoderez de cette vision des choses et vous accepterez qu'à
leur tour, vos yeux deviennent des yeux qui aiment.
Par ---
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Publié dans : Peinture et Poésie
Vendredi 26 octobre 2007
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Petite plume de Comanche
À mes larmes, si étanche,
Belle et sourde avalanche
Sur mes toiles, sur mes planches,
Où sont donc tes dimanches
Qui m’offraient des nuits blanches ?
Petite plume de Comanche
Qui donnait carte blanche
À mes mains sur tes hanches
Jusqu'à ce que je flanche
Et qu'enfin je m'épanche
Jurant de ma revanche.
© Giliberti / 2007
Par Michel giliberti
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Publié dans : Peinture et Poésie
Jeudi 25 octobre 2007
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Voici trois anciens tableaux, quand presque tous mes personnages avaient une continuité, une intimité avec le
minéral. Leurs fêlures et leurs accidents supposés devaient se matérialiser par cet étrange mariage.
J’ignore pourquoi j’avais ce besoin de « sculpter » mes peintures. Je le fais encore aujourd’hui, mais de loin en loin. La pierre, avec le verre et le
sang, reste un de mes thèmes favoris.
J’ai entendu beaucoup de commentaires à ce sujet et j’ai lu tant de choses « explicatives »…
Pour ma part, je ne sais pas donner de sens précis à ce besoin.
Ces tableaux exposés à la
mairie du 6ème à la fin les années 80 se sont vendus immédiatement. Récompense extrême.
Tu me fais mal
Comme la veine
surgit
À fleur du marbre blanc
D’un trait bleu sale
Quand le
ciseau le heurte.
Tu me fais mal
Comme l’encre qui en coule
Sur la surface claire
Et qui arrête
Mes gestes de sculpteur.
© Giliberti / 2007
Par Michel Giliberti
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Publié dans : Peinture et Poésie
Mercredi 10 octobre 2007
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Un peu d’encre et mes mots
Vivent encore du désert
Où le vent sur ta peau
Fait battre tes paupières.
Un peu d’ocre et tes maux
Se meurent dans le désert
Où le sable sur ma peau
Fait sourire tes yeux verts.
© Giliberti / 2007
De vert et d'ocre
Par Michel Giliberti
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Publié dans : Peinture et Poésie
Dimanche 30 septembre 2007
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T’avais les yeux comme un grand chêne,
tout vert
Et de ta bouche, comme à
tombeau,
ouvert
Sortaient des mots durs comme le froid,
d’hiver
Qui me brûlaient comme un pareil,
enfer.
Ma source mourrait au creux d'un grand,
désert
Et mes blessures pissaient à cœur,
ouvert
Comme l’alcool qui remplissait,
mon verre
Et me faisait tomber plus bas,
que terre .
© Giliberti / 2007
Par Michel Giliberti
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Publié dans : Peinture et Poésie
Mercredi 26 septembre 2007
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Clavis… clef… oui !
Une clef pour ouvrir les portes.
Une clef pour se barrer.
Une clef jetée très vite, pour
fuir la tentation de s’enfermer à nouveau.
Une clef comme le symbole de nos nuits barbares à venir, de nos
cuites et de nos promesses à ciel ouvert.
Une clef enfin, comme
une nacre brillante et froide, comme une touche de profond océan qui donnerait enfin toute la mesure de la liberté.
Par Michel Giliberti
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Publié dans : Peinture et Poésie
Lundi 17 septembre 2007
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De l’obscur de tes yeux
Jusqu’au clair de tes mots
Tu passionnes mes heures
Et safranes mes soirs.
De l’ardente nuit noire
Jusqu’au frais de l’aurore
Tu souffles sur ma peau
Plus de braises qu’un enfer.
© Giliberti / 2007
Par Michel Giliberti
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Publié dans : Peinture et Poésie
Vendredi 7 septembre 2007
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