Depuis le temps que je mets en avant les visages ou les corps de mes modèles, aujourd’hui, seuls leurs pieds et leurs mains sont à l’honneur… Pieds de Franck, mains de Laurent et d’Emmanuel... et quelques mots de moi.
Ma patience est d’argile
Et mes plaies la ravinent
Elle me rend presque libre
D’inventer ma prison.
© Giliberti / 2007

Mes mains ne tiennent plus
L’ardeur de tous les sables.
Silices et bris de verre
Ont trop blessé l’enfant
Damné de tant d’années.
© Giliberti / 2007
Balayer les marées,
Les maris, les marins et les mortsLarguer les amarres,
Les amants, les amours et les mers,Me bercer de mes propres remous
Pourrait être l’attrait.
© Giliberti / 2007
Demain s’éteint à l’aube du grand hier.
Deux mains d’argile retrouvent enfin la terre.
© Giliberti / 2007
Depuis les cieux l'oiseau cherche sa proie au sol et lorsqu'il l'aperçoit, sa vue s'aiguise à l'extrême pour qu'il puisse, avec précision, fondre sur elle.
Le peintre, c'est un peu ça, qui tente de percevoir sur l'étendue de la toile blanche le signe d'une idée, d'une image à capturer.
Mais les idées elles aussi, comme les oiseaux, s'échappent parfois aussi vite qu'elles apparaissent, et le peintre reste sur sa faim.
Quant à crever d'un mot de tropJ'aime encore mieux crever de rienSur ton visage que je détesteJe lis encore tous mes fracasSors de mes mains, vas t'en volerEt ne viens plus fienter par là.
© Giliberti / 2007
Petit poème spontané dédié à une amie qui se reconnaitra et qui a déclanché chez moi le pocessus de la "désamitié".
Est-il un ciel,
Où le pas,
Comme sur terre,
Laisse trace
Et qu’enfin,
Les oiseaux
Perdent leurs privilèges ?
© in Bleus d'attente / 2001
Suis-je encore escorté
Des oiseaux de la chance?
Et mon si long chemin,
Mène t’il toujours à midi?
© in Bleus d'attente / 2001
Derrière les contrevents
Je rêve encore de fin de monde
D’amer recours avant l’horreur
D’immense vide au fond des puits.
Derrière les contrevents
Je rêve encore de la poussière
Du lourd galop des chevaux blancs
De ton grand corps inerte et pâle.
Derrière les contrevents
Je rêve encore de longs murmures
De sourdes plaintes en mon pouvoir
De ton alliance à tous mes risques.
© Giliberti / 2007
Autour de vos silences
J’ai dû apprendre à mieux bâtir
Faire de votre insolence
Un bel espace et le détruire.
© Giliberti / 2007
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