
Un an que mon baby blog est né. Un an déjà... et il faudrait avoir le moral ?
J'étais persuadé de l'avoir ouvert le 23 octobre, mais non, c'était le 3. Alors avec un peu de retard, je lui souhaite un bel anniversaire... Quatre
trimestres de coups de coeur, de blues, de révoltes, d'humour, quatre petits carnets de papier chiffon empilés ...
par Michel giliberti
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Michel Giliberti
Tu es le poison
Un poison qui s’écrase
Bien enfoui au moulin
Comme la maniguette,
Qui enflamme tes mets.
Comme la maniguette,
Qui enflamme tes mets.
Tu es le poison
Un poison qui se cache
Bien au fond des placards
Comme les baies de Sichuan
Qui détruisent mes défenses.
Un poison qui se cache
Bien au fond des placards
Comme les baies de Sichuan
Qui détruisent mes défenses.

Tu es le poison
Un poison qui s’installe
Bien au creux des boyaux
Comme les graines de piment
Qui incendient le ventre.
Bien au creux des boyaux
Comme les graines de piment
Qui incendient le ventre.
Tu es le poison
Un poison que je veux
Qui me tue doucement
Me perturbe l’esprit
Et grignote mes sens.
© Giliberti / 2007
Un poison que je veux
Qui me tue doucement
Me perturbe l’esprit
Et grignote mes sens.
© Giliberti / 2007
par Michel giliberti
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Photos et poésie.

Alors que j’avais fini depuis quelques mois ce tableau intitulé le « Le baiser », je tombais sur un livre acheté aux puces et qui parlait de Judas, de son fameux baiser donné à Jésus afin que les Romains le reconnaissent d’entre tous les apôtres et puissent l’arrêter.
Le baiser de Judas !
Tant de fois défini, redéfini, annulé, repris, expliqué, (beaucoup de bruit pour pas grand-chose, en vérité) j’apprenais au cours de cette lecture que Judas avait souvent été représenté derrière un masque blanc au moment où il embrassait son maître.
Aussitôt, je décidai que mon tableau, c’était ça ! Mon chevelu genre hippie, c’était Jésus ! L’autre avec un masque blanc derrière… Judas.
Et voilà, j’avais participé de l’iconographie de Judas et Jésus...
Quelle mauvaise "foi" !
par Michel Giliberti
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Peintures
Tout ce qui construit mon identité, ma renaissance.
Alors, oui, encore une fois, une fois encore...
Je pose ici quelques mots de rien, quelques mots de tout, des mots cent fois déguisés pour dire la même chose, comme je servirais le même plat maquillé d'épices différentes.
Je suis faible quand il s’agit d’amour et de dépendance.La fidélité me caractérise.
Alors, oui, encore une fois, une fois encore...
Quelques poussières d’enfance venues brûler mes yeux me donnent à flâner dans la rue de Sidi Bou Saïd qui, désormais, accueille mes pas d'adulte et pour une fois, une seule, c'est promis, je vous entrouvre la porte bleue de la petite maison.

La rue Essaada (rue du bonheur) Comment pouvais-je espérer plus beau nom de rue pour jeter l'ancre quelques mois par an?
Une rue blanche
Comme un ciel bleu
Une rue franche
Comme un mensonge
Une rue mienne
Comme rien à soi,
Et des sourires
Comme une audace
Et des soupirs
Comme une trace.
© Giliberti / Voyage secret / Bonobo
L'entrée de la petite maison...

Un coin du salon...

Un autre de la chambre d'amis...

Moez, ses langueurs et ses rêves en soirée, quand boire un café, s'éternise.

L'entrée de la petite cour dans ma chambre...
par Michel Giliberti
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Tunisie
Si je ne parviens pas à finir mes jours en Tunisie, je crois que c’est en Grèce que je le ferai.
C’est un pays fascinant, qui vous emporte au centre des légendes que tous, un jour ou l'autre, nous avons eu envie de vivre. Un pays où les îles, si nombreuses, permettent au voyageur de ne jamais poser ses bagages, ou du moins de les poser cent fois... l'odyssée ne cesse jamais.
Moi, c’est à Athènes que je me sens le mieux ; Athènes qui réveille tous mes fantasmes. J’aime les villes qui transpirent, les villes qui chantent, les villes bruyantes dans la chaleur de la nuit et où le drame côtoie toujours le bonheur.
Les villes où tout peut arriver.
Les villes où les regards, comme à Naples, comme à Madrid, comme à Tunis, semblent n’attendre que le vôtre et vous faire croire, le temps d’une soirée, que vous êtes indispensable.
Allez, on embarque...
La mer, bien sûr... Le premier des cadeaux que vous offre la Grèce... La mer où chaque île est le repère d'une légende que vous avez adorée lorsque vous étiez
enfant... Vous êtes sur les traces d'Ulysse, de Pénélope, de Télémaque, d'Achille... les Cyclopes se cachent là, les Centaures et les Dieux aussi.

Et puis son passé de pierres... ici les Cariatides sur l'Acropole. Immuables, impressionnantes.

La statue pleine de charme et de fraîcheur d'un jeune pêcheur au centre du jardin d'Athènes.

L'authenticité des villages dans les îles grecques. Ici, à Patmos. Tant de simplicité, tant de beauté.

Patmos, encore. Quelques pêcheurs qui remaillent leur filet, tout en discutant. Le temps s'est arrêté.

Une de ces petites chapelles qui ressemblent tellement aux marabouts d'Afrique du Nord. Comme eux, elles m'apaisent et me font croire à demain.

Santorin, l'île volcanique par excellence, entièrement bâtie sur les restes d'une ancienne civilisation encore pleine de mystères. Santorin, si belle et si étrangement sereine, le soir surtout, quand le brouillard remonte de la mer et glisse sur les terrasses. Santorin qui force à la méditation... à de véritables voyages intérieurs.

Dans les cafés, les gens prennent le temps de flâner, de boire de l'ouzo, de fumer... Fumer ? Vous savez bien... ce que l'on pouvait faire en France... avant... c'était il y longtemps, avant que toutes les interdictions dessèchent nos coeurs et n'arrangent en rien notre santé qui pâtira de toutes ces prisons supplémentaires.

Et pour conclure, je dirais qu'un peuple qui a érigé de si gigantesques phallus ne peut qu'engendrer la bonne humeur et l'inspiration... Ici à Delos.

Delos, cette petite île protégée du tourisme, où vivent ces charmants agames que l'on rencontre à tout instant et qui font toujours des petits "Oui" d'un signe de leur tête.
par Michel Giliberti
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Voyages
T’avais tout pour me mettre en croix
Quand tu venais squatter mes draps
Voyou.
Regards vicieux, visqueux sourires
Salive acide, sombre délirs
Voyou
Blanche héroïne et drogue intime
T'organisais bien ma déprime
Voyou.
T'entendais jamais les colombes
Trop attentif au chant des bombes
Voyou.
T’écoutais pas plus ma musique
Bien trop fidèle à ta rythmique
Voyou.
Tu grandissais sans procédure
Adorable petite ordure
Voyou.
T’avais jamais lu, jamais cru
Qu’en l’arrogance de tes mots crus
Voyou.
Mais j’ai en moi tant de hauteur
Que j’ai fermé cœur et demeure
C’est tout.
© Giliberti / Texte Chanson / 2007
Sandro...
Quand tu venais squatter mes draps
Voyou.
Regards vicieux, visqueux sourires
Salive acide, sombre délirs
Voyou
Blanche héroïne et drogue intime
T'organisais bien ma déprime
Voyou.
T'entendais jamais les colombes
Trop attentif au chant des bombes
Voyou.
T’écoutais pas plus ma musiqueBien trop fidèle à ta rythmique
Tu grandissais sans procédure
Adorable petite ordure
Voyou.
T’avais jamais lu, jamais cru
Qu’en l’arrogance de tes mots crus
Voyou.
Mais j’ai en moi tant de hauteur
Que j’ai fermé cœur et demeure
C’est tout.
© Giliberti / Texte Chanson / 2007
Sandro...
par Michel giliberti
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Photos et poésie.

Ce tableau date des années 80. Il met en scène des hommes sur une terre meurtrie par leur inconséquence, une terre devenue stérile, battue par les vents, une terre qu'ils vont devoir quitter pour un nouvel exil alors que s'opère déjà la mutation qui, peut-être, les sauvera... devenir des oiseaux pour un nouvel envol !
Entre espoir et désillusion ils veulent encore garder apparence humaine en portant des masques pour cacher leurs têtes d'oiseau.
Plus de vingt ans après cette toile, si la mutation n’est pas à l’ordre du jour, tout reste d’actualité... et souhaitons que nous ayons l'ADN des oiseaux pour migrer en paix.
Mais pour ma parenthèse poétique, j’avoue que se transformer en oiseau et quitter la terre ne me ferait pas peur…
Je suis si heureux dès que je suis en avion, que je vois défiler l’infinie étendue des nuages sous la carlingue, cet autre désert, blanc et ouaté, sur lequel je rêverais de me promener.
Ailleurs… en haut… quand tout me pousse, à vivre ici… en bas.
par Michel Giliberti
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Peintures
PARIS (AFP) — Agés de 19 à 70
ans, ils sont chefs d'entreprise, ouvriers, artisans, enseignants, éducateurs, commerçants ou militaires : 310 hommes ont été interpellés depuis lundi lors de la plus vaste opération jamais
montée en France contre des internautes amateurs d'images pédopornographiques.
◊◊◊◊
Sacré coup de filet salutaire pour lequel je n’ai rien à dire, sauf… que le nom de l’opération à l’origine de ce coup de filet,
est : « Opération ARC EN CIEL ».
Quand on sait que le « Rainbow » (Arc en ciel) est le symbole du peuple gay, je n’apprécie pas du tout cet amalgame que j’ai du mal à croire innocent.
Quand on sait que le « Rainbow » (Arc en ciel) est le symbole du peuple gay, je n’apprécie pas du tout cet amalgame que j’ai du mal à croire innocent.
par Michel Giliberti
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Réflexion

1987, Franck pose pour la première fois.
Instant fragile et suspendu dans nos silences et nos échanges.
« Les rêves brûlés » sera la première d’une longue série de toiles.
Un arrêt de temps en temps, et Franck, tout en gardant la pose se détendait quelques minutes à travers le brouillard bleuté d’une cigarette.
Élégance et retenue.
Souvenirs ancrés pour des voyages sans cesse recommencés.
Franck naissait et moi, je renaissais.
Instant fragile et suspendu dans nos silences et nos échanges.
« Les rêves brûlés » sera la première d’une longue série de toiles.
Un arrêt de temps en temps, et Franck, tout en gardant la pose se détendait quelques minutes à travers le brouillard bleuté d’une cigarette.
Élégance et retenue.
Souvenirs ancrés pour des voyages sans cesse recommencés.
Franck naissait et moi, je renaissais.
par Michel giliberti
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Mes modèles...

Je me posais des questions sur le sens et l’origine de la vie, quand me vint l’idée de les exprimer avec ce tableau qui n’est qu’une vision impressionniste, une exhalaison des sentiments poétiques que j’éprouvais alors. Je trouvais beau le concept d’une origine stellaire qui rendrait plus supportable la Voie lactée qui depuis toujours m’inquiète.
Aujourd’hui encore, j'essaie d'y croire. J'aime l'idée d’appartenir aux forces de la nature qui font de nous des éléments de matières organiques en mouvements, comme des mobiles dans le cosmos, même, si dans cette toile, le fœtus qui flotte reste proche de l’œuf initial.
Mais je voulais matérialiser une question.
Aussi, dans sa grande solitude que procure la contemplation, j’ai placé l’homme.
Un homme intemporel, au pied d'un escalier qui s'élance vers le ciel.
Un homme qui semble avoir des doutes sur une semence qui coule là, symbolique de la procréation…
Un homme qui peut aussi s’étonner de pouvoir engendrer de sa simple jouissance.
On peut alors imaginer qu’il se demande si, dans cette aventure humaine qu’elle porte à bras le corps, la femme, n'est pas, à elle seule, le ciel, la terre... l’univers, ou plus simplement, comme l’affirme Aragon, « L’avenir de l’homme ».
par Michel giliberti
publié dans :
Réflexion








