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Photos et poésie.

xavier
Sous mes doigts qui ne cherchent plus rien, la saveur de ta peau reste intacte.
Il me semble que tu hantes toujours mes chimères et l’azur de tes yeux reste encore ma victoire.
Lisse image, terre d’ancrage, c’est peut-être…
Barque frêle, libre amarre, c’est certain.
Sur mes lèvres qui ne clament plus rien, la justesse de tes mots s'est lovée.
Il me semble que tu nommes à jamais mes instincts et tes rouges pensés sont de tous mes repos.
Rires et larmes, pluie et vent, c’est encore…
Doux enclos, saisons mortes, c’est déjà.
 
 
Par Michel Giliberti - Publié dans : Photos et poésie.
Jeudi 28 janvier 2010 4 28 /01 /Jan /2010 09:11
- Communauté : Poé-vie
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la-baie-battue-par-la-pluie
Vous dire que les objets ont une valeur serait faux.
La valeur, la vraie, traîne son injustice au cœur des peaux, des yeux, des mains. Elle s’éternise sur les lèvres qui font vibrer les vôtres ; sur l’attente de l’autre.
Mais voilà certains jours d’orage et de soleil mêlés, quand la vitre résonne du bruit tempétueux de l’eau en rafale, alors même que votre regard est absent, ces objets prennent vie et vous rappellent qu’ils ont été un acte d’amour à leur façon ; que vos mains fécondes dans un élan généreux les avaient placés là et pas ailleurs, et que l’harmonie, un jour d’osmose, n’a dépendu que d’eux.
 
Par Michel Giliberti - Publié dans : Photos et poésie.
Vendredi 22 janvier 2010 5 22 /01 /Jan /2010 06:10
- Communauté : blog artiste
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porte

Le réel est si loin et le rêve si présent.
Quelle lumière pouvait mieux éclairer mes instincts que ce noir si profond en plein milieu de l’ocre?
À deux pas du désert.
J’étais seul.
Une entrée.
J’ai longtemps hésité au meilleur d’un midi qui mourrait. L’ombre aurait-elle la splendeur promise ?
Puis, comme l’écrin protège la nacre d’un bijou, j’ai laissé l’antre protéger le sable qui déploie ses voyages que le vent lui ordonne et j’ai repris le mien.
 
Par Michel Giliberti - Publié dans : Photos et poésie.
Mercredi 20 janvier 2010 3 20 /01 /Jan /2010 12:56
- Communauté : Poé-vie
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C
e matin entre deux dossiers j'ai
rencontré ce texte écrit lorsque j'avais dix-neuf ans. Petite émotion du temps passé qui embaume toujours de mes exaltations premières.

abdoul-2
Je n’attends plus rien des sentiers pierreux, des aiguilles de pin, des montagnes bleues.
Je n’attends plus rien des matins frileux dans un ciel jasmin, dans un ciel qui pleut.
Je n’attends plus rien du sable brulant entre mes deux mains et de l’air du temps.
Je n’attends plus rien du gris de la mer, de nos chevaux bruns, de leur train d’enfer.
Je n’attends plus rien des vapeurs d’alcool, du jeu de nos mains, des mots qui s’affolent.

© Michel Giliberti/1969
 
Par Michel Giliberti - Publié dans : Photos et poésie.
Vendredi 15 janvier 2010 5 15 /01 /Jan /2010 15:22
- Communauté : Poésie française
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Après-demain je pars quelques jours. 
Avant cette très courte absence, je laisse "ici" un peu de mes "là-bas".
Veines de bras

À
cent lieues des tempêtes et des dieux ombrageux, je tisse un à un les fils de nos destins.

Je mêle l’ambre de ta peau au jais de tes grands yeux qui font naître l’ivresse et le traître repos.
La folie qui connaît les sentiers les plus sages m’a souvent abreuvé des douceurs de l’ailleurs. Et l’ailleurs, c’est encore et toujours le chemin mauve des veines qui serpentent sur tes bras.
 
Par Michel Giliberti - Publié dans : Photos et poésie.
Mardi 5 janvier 2010 2 05 /01 /Jan /2010 12:47
- Communauté : Poé-vie
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Mehdi-la-nuit

D
u bruit, des fleurs
Et dans tes ruelles
Le bleu qui joue avec le blanc.
Puis sous la chaleur
Des portes qui scellent
Les rires mais aussi le sang.
Tunis, tes heures ne sont plus les miennes
Elles ont des ardeurs qui trop m’aliènent
 Mais c’est là que je respire pourtant.
Ton cœur qui brûle
Quand le mien se glace
 C’est encore ce qui me convient.
Je déambule
Entre les terrasses
D’une médina qui n'entend rien.
Tunis, mes heures ne sont plus les tiennes
Elles ont le goût d’une douleur ancienne
  Notre histoire ne s’écrit plus vraiment.
Tunis, mes jours
Sont comme tes souks
  Bradés, brûlants, brutes à la fois.
Traquer l'amour
Dans tes vieux fondouks
 Se paie très cher à chaque fois.  
Tunis, la musique dans tes cafés
Ne masquera jamais tout à fait
Les yeux cernés du blues de mes nuits
Du blues de mon ennui
Du blues de toi. 

© Michel Giliberti 

  
Par Michel Giliberti - Publié dans : Photos et poésie.
Dimanche 3 janvier 2010 7 03 /01 /Jan /2010 10:31
- Communauté : blog artiste
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Romain-regard
Quant à murmurer l’indicible, j’avoue que vous avez participé de ma rêverie, le temps de vos hésitations, le temps de ma fausse assurance. Quelques gestes maladroits, un fou rire, vos yeux de sous-bois.
À consommer sans retenue chaque émotion offerte, les mystères se défont.
Et, de ne pas avoir partagé un lit de bataille, notre relation fut pleine d’une victoire réciproque.
Et le charme dure encore qui perpétue votre aura.
 
Romain-regard-3

Par Michel Giliberti - Publié dans : Photos et poésie.
Samedi 26 décembre 2009 6 26 /12 /Déc /2009 13:20
- Communauté : blog artiste
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