Après-demain je pars quelques jours.
Avant cette très courte absence, je laisse "ici" un peu de mes "là-bas".
À cent lieues des tempêtes et des dieux ombrageux, je tisse un à un les fils de nos destins.
Je mêle l’ambre de ta peau au jais de tes grands yeux qui font naître
l’ivresse et le traître repos.
La folie qui connaît les sentiers les plus sages m’a souvent abreuvé des douceurs de l’ailleurs. Et
l’ailleurs, c’est encore et toujours le chemin mauve des veines qui serpentent sur tes bras.
Par Michel Giliberti
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Publié dans : Photos et poésie.
Mardi 5 janvier 2010
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Du bruit, des fleurs
Et dans tes ruelles
Le bleu qui joue avec le blanc.
Puis sous la chaleur
Des portes qui scellent
Les rires mais aussi le sang.
Tunis, tes heures ne sont plus les miennes
Elles ont des ardeurs qui trop m’aliènent
Mais c’est là que je respire pourtant.
Ton cœur qui brûle
Quand le mien se glace
C’est encore ce qui me convient.
Je déambule
Entre les terrasses
D’une médina qui n'entend rien.
Tunis, mes heures ne sont plus les tiennes
Elles ont le goût d’une douleur ancienne
Notre histoire ne s’écrit plus vraiment.
Tunis, mes jours
Sont comme tes souks
Bradés, brûlants, brutes à la fois.
Traquer l'amour
Dans tes vieux fondouks
Se paie très cher à chaque fois.
Tunis, la musique dans tes cafés
Ne masquera jamais tout à fait
Les yeux cernés du blues de mes nuits
Du blues de mon ennui
Du blues de toi.
© Michel Giliberti
Par Michel Giliberti
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Publié dans : Photos et poésie.
Dimanche 3 janvier 2010
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Dans ces temps de flou absolu où l’on réveille si bien les vieux démons et les instincts
les plus faciles, être humaniste finit par se révéler suspect.
Trois guirlandes, du foie gras et quelques bulles de champagne ne parviendront pas à gommer l’indécent carnaval qui émerge quand
s’engloutissent doucement les icebergs.
Aussi, c’est avec un entrain un peu brisé par les mensonges et les hypocrisie de ceux qui nous « guident », que du plus
profond de mon cœur, je nous souhaite encore une belle nouvelle année avant que nous commencions à ne plus pouvoir l’envisager.
Toutefois, je pense une fois de plus à cette phrase de René Char :
« Jeunes, à la minute, vous seuls savez dire la vérité, en dessiner l’initial, l’imprévoyant
sourire. »
Désormais, dans l’enclos de vos jeunes force vives, vous savez que les ambitions d’un monde
meilleur ne doivent pas s’évanouir comme autant de rêves au petit matin.
Par Michel Giliberti
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Publié dans : Société
Vendredi 1 janvier 2010
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Si présent l’été de mon enfance
L’herbe folle aux mollets, les
sauterelles, les papillons dans les blés.
Si fragile la soie des coquelicots, sa
caresse légère entre les doigts rougis.
Si généreux l’étang vert des têtards, le
métal turquoise des libellules, le cuivre des lézards.
Si présent l’été de mon
enfance
L’esprit libre de tout, les mains pleines de
rien,
Quand le bleu de la terre irisait mon regard de fortunes
gratuites.
Par Michel Giliberti
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Publié dans : Poésie et société
Mardi 29 décembre 2009
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Quant à murmurer l’indicible, j’avoue que vous avez participé de ma
rêverie, le temps de vos hésitations, le temps de ma fausse assurance. Quelques gestes maladroits, un fou rire, vos yeux de sous-bois.
À consommer sans retenue chaque émotion offerte, les mystères se défont.
Et, de ne pas avoir partagé un lit de bataille, notre relation fut pleine d’une victoire réciproque.
Et le charme dure encore qui perpétue votre aura.
Par Michel Giliberti
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Publié dans : Photos et poésie.
Samedi 26 décembre 2009
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Par Michel Giliberti
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Publié dans : Réflexion
Vendredi 25 décembre 2009
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Une banlieue comme ailleurs...
Un sourire et des mots...
Et puis des bleus à l'âme et des bleus sous les yeux.
© Michel
Giliberti
Par Michel Giliberti
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Publié dans : Photos et poésie.
Dimanche 20 décembre 2009
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