Par Michel Giliberti
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Publié dans : Mes modèles...
Vendredi 19 décembre 2008
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J’ai parfois la nostalgie des hommes que je
n’ai pas connus, des hommes que j’imagine pacifistes et proches de la nature, de ceux-là qui n’ont peut-être pas existé.
Des hommes qui n’auraient jamais connu l’ambition, la religion, la destruction, la
coercition, ou l’autocélébration.
Des hommes qui se seraient contentés de vivre de la terre sans la détruire…
Et si ces hommes-là ont existé,quand donc l’erreur a-t-elle eu lieu ?
Par Michel Giliberti
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Publié dans : Photos et poésie.
Mercredi 17 décembre 2008
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L’idée de la tanière demeure plus ou moins intacte chez l’homme. Chez
moi, elle est ancrée solidement.
Quand le soleil descend à l’horizon de Sidi Bou Saïd, j'enflamme
toujours quelques bougies et ce geste réveille en moi quinze mille ans d'atavisme… Puis, pour me remettre dans l'air du temps, j’allume les appliques avant d’ouvrir la fenêtre et rafraîchir l’atmosphère lourde des
senteurs du jasmin.
Parfois le ciel s’assombrit… un orage pourrait survenir, mais rien… une fausse alerte, comme
d’habitude.
Les bruits lointains du tonnerre, là-bas, vers Tunis répondent en écho aux battements de mon cœur qui me rappellent que c’est ici qu’il bât le
mieux.
La nuit s'annonce, mes
lumières lui répondent…
Dans chaque coin...
...chaque recoin, et réinventent la douceur d'un jour qui meurt ; ces petits espaces sont
lourds de souvenirs et de mots murmurés.
Comme
les objets silencieux qui, l’air de rien, m’installent ici, à des
centaines de kilomètres de chez moi.
Comme les fruits,
comme ces grenades mûres, chargées de leurs rubis… précieux rapports à la nature.
Et puis, la nuit s’installe
Et puis, Moez arrive
Ses cigarettes et son sourire...
Sa voix qui dit qu'il se sent bien et qu'il fait chaud.
Les années ont fait de lui un homme, mais il est là... toujours.
Par Michel Giliberti
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Publié dans : Tunisie
Dimanche 14 décembre 2008
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Les mots trimballent les mêmes émois depuis toujours
et moi je les trimballe au fil des mois…
Je les ravis, mais eux aussi savent le faire sans précaution, sans autre douceur que l’aigre-doux du sens à l’heure du rapt.
Et puis les peaux… même état d’âme qu’avec les mots… je les épouse, je les rejette. Elles me reprennent puis me renvoient.
La nudité comme un mystère et le mystère enfin à nu…
À disposition.
À juste les sens.
Les mots, les peaux… simples senteurs, musc ou jasmin. Et le silence qui désapprend jusqu’à la soif prochaine.
Par Michel Giliberti
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Publié dans : Photos et poésie.
Samedi 13 décembre 2008
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Adolescent, dans le silence de ma chambre, j’aimais
lire au chaud de mes draps. C’est au cours d’un de ces voyages intimes que je découvris le roman de Robert Musil Les désarrois de l'élève Törless.
L’étrange et sulfureuse sensation que cette histoire fit naître en moi me bouleversa à tel point que je ne pus lire autre chose plusieurs jours durant.
Ce livre m’avait si profondément troublé que, trente ans après, alors que je traversais une période de doutes et de questionnements sur mon travail et que je cherchais un titre à ce tableau,
resurgit de ma mémoire le titre de ce roman. C’est ainsi que j’intitulai ma toile Le désarroi du peintre.
Peut-être que ces toiles dérivant au fil d’une eau qui les engloutit doucement sous les yeux fatalistes de l’artiste sont à mettre en regard des yeux de Törless qui voyaient doucement l’élève
Basini sombrer dans une souffrance qui lui révélait son propre désir ?
J’aime ces souvenirs si particuliers qui ont marqué mon esprit de leur empreinte ; ils surgissent aux moments les plus inattendus et recréent ces connexions de hasards qui, ajoutés à mon
éducation, ont doucement, au fil des années, fait de moi celui que je suis.
Par Michel Giliberti
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Publié dans : Réflexion
Vendredi 12 décembre 2008
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7
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Les heures se rebellent
Les jours se défont... on dirait.
Les nuits sont moins belles
Pour mon Apollon... on dirait.
Et l’enfant n’y peut plus rien
Fatigué d’avoir grandi
Et mes mots ne servent à rien
Trop usés d’avoir tant dit.
Les bouches se taisent
Les yeux sont hagards... on dirait.
Plus rien ne m’apaise
Les rires se font rares... on dirait.
Et l’enfant ne veut plus rien
Harassé de devoir vivre
Et mes mots ne peuvent rien
Inutiles au fond des livres.
© Giliberti /
2008
Par Michel Giliberti
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Publié dans : Photos et poésie.
Jeudi 11 décembre 2008
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2
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