Demain dimanche, je pars en Tunisie. En attendant je vous laisse un de mes tableaux qui parle de ce pays
ainsi que Nancy Ajram, une chanteuse qui fait un carton là-bas.
Si l’avion ne tombe pas je serai de retour le 12 février et le 14, à la saint Valentin, ce sera mon anniversaire… Pas étonnant si je vis en couple depuis 35 ans... Alors, adieu pot au feu, coq au vin, tartes aux pommes et Normandie, je cours m’abonner pendant quinze jours aux
couscous, tajines, makrouds et à Sidi Bou Saïd...
De Carthage à Salammbô, J’avançais sans mes yeux. Les vôtres, noirs et vigilants Suffisaient jusqu’aux ports Puniques.
Avec Emmanuel, notre amitié et nos rapports de travail sont si étroits et si fructueux que pour concrétiser cette fusion, j’ai voulu dans un de mes tableaux, que ma signature soit retenue dans sa main comme si elle était un objet à part entière. Pour la première fois, cette griffe qui représente à mes yeux l'identification de mon travail et surtout la satisfaction de l’avoir terminé avait autre chose à dire, quelque chose de l’ordre de la promesse. Pour la première fois, mon nom comme un symbole d'appartenance signait la preuve indélébile d’une amitié sans faille.
Depuis les cieux l'oiseau cherche sa proie au sol et lorsqu'il l'aperçoit, sa vue s'aiguise à l'extrême pour qu'il puisse, avec précision, fondre sur elle. Le peintre, c'est un peu ça, qui tente de percevoir sur l'étendue de la toile blanche le signe d'une idée, d'une image à capturer. Mais les idées elles aussi, comme les oiseaux, s'échappent parfois aussi vite qu'elles apparaissent, et le peintre reste sur sa faim.
Quant à crever d'un mot de trop J'aime encore mieux crever de rien Sur ton visage que je déteste Je lis encore tous mes fracas Sors de mes mains, vas t'en voler Et ne viens plus fienter par là.
Je ne me souviens plus du prénom de ce modèle, je l’ai peu connu. Je l’ai peint pour son visage qui, sans être mon idéal en peinture, avait pourtant la luminosité, les rondeurs et l’espièglerie des Bacchus de Caravage ; ma passion pour cet artiste m’a fait emprunter son sillage, le temps d’une toile où j’ai déliré un peu pour casser le côté angélique du modèle.
Beaucoup de mal à installer quelque chose sur le blog aujourd'hui, mais à 23 heures précise, comme prévu, c'est parti. Bravo à toute l'équipe d'Over-Blog. Les hommes politiques devraient en prendre l'exemple :o)
Dimanche sur la 5, dans l’émission de Franz Olivier Giesberg, Sakorsy à qui l’on demandait ce qu’il pensait de la fuite de Johnny
Hallyday en Suisse a été on ne peut plus clair : selon lui, ce départ pose avant tout la question des impôts excessifs sur les grosses fortunes. Beau retournement de situation tout à fait
prévisible et qui laisse entendre qu’un chanteur populaire qui manque tout simplement à ses devoirs de citoyen en n’acceptant pas la fiscalité imposée pour tous, serait la victime d’un
système injuste. De nombreuses fortunes existent en France, pour autant elles ne s’expatrient pas forcément. Dans son extrême facilité à noyer le poisson dès qu’une question précise risque de démasquer son libéralisme à tous crins, Sarkosy
a aussitôt mélangé les genres en parlant de la fuite des cerveaux et notamment du scientifique Montagnier jugé trop vieux pour être maintenu à la tête d’une équipe de
chercheurs. Cet amalgame ridicule a fini de m’écoeurer…
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Sans transition, je rapporte ce qu’a dit un SDF à qui l’on a demandé hier ce qu’il pensait de la mort de l’abbé Pierre : «
Sa mort me fait plus mal que la morsure du froid ». Belle ellipse aux regards des phrases grandiloquentes et souvent creuses employées par les personnalités de tout
bord.
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Les modernes
atouts Qui s’installent et effacent L’étincelle des fous, Sont à toi, sont à moi. Les modernes atouts Qui ajitent nos jours D'un présent trop futur Sont à lui, sont à elles. Les modernes atouts Qui donnent à nos désirs De déviantes blessures Sont à eux, sont à nous. Les modernes atouts Qui tarissent nos instincts Et fabriquent nos plaies Sont nos futurs chaos.
À Toulon, dans les années soixante alors que j'étais adolescent, j'aimais porter ma guitare sur la plage du Mourillon et jusque très tard
dans la nuit, chanter avec mes copains et copines, les tubes de l'époque,
notamment l'immortel " Guatanamera" de Joe Dassin. Nous étions des lycéens bronzés et insouciants, des enfants de la Méditerranée, des
enfants aux paupières et aux lèvres brûlées de sel et de soleil.
Nous avions l'âge des yeux immenses, l'âge des rêves plein la tête.
Qui de nous pouvait penser que cette belle chanson poussée à tue-tête dans la chaleur de la nuit, cette belle chanson au parfum exotique de Cuba, ce beau « Guantanamera » qui évoquait
tous les délices et tous les possibles voyages allait bien plus tard s'apparenter à un camp de prisonniers? le tristement célèbre Guantanamo ? Le révoltant Guantanamo.
Tu etais la pierre Et tu étais l’eau La pierre me noyait Et l’eau me heurtait. Je disais, « viens » et tu partais. « Va » et tu prenais racine. Comment aimer l’escale Quand elle ravit la terre ? Comment aimer le souffle Quand il vous plaque au sol ?
Des chambres noires et sans désir Naissait pourtant l’ivre clarté. Elle balayait les rites Et la sauvagerie. J’aimais me trouver lâche, À boire sans un regret L’eau de sa peau, acide Comme un pélargonium.
Éteinte et tiède S’en est allée Se profiler Au gouffre mauve Des aurores. Parfum d’orties S’empare de moi Parfum, dors-tu Sans part de moi ? Brûlure d’ortie, Bras incendiés, Vous consumez Mon âme froide
Une pensée pour ces « Justes de France » d’hier dont on
honore le courage aujourd’hui. Ces Justes qui, d’un bel élan, bravèrent le danger pour défendre et protéger les Juifs pendant la dernière guerre.
Qui de nous, en 2007, peut être certain de la conduite qu’il adopterait si nous avions à vivre les mêmes drames ? J’ose espérer que nous
serions à la hauteur parce que désormais nous savons… Je suis toujours troublé quand je pense à cette sombre époque où des hommes dans la guerre ont préféré écouter leurs bas instincts dans la collaboration
ordinaire plutôt que tenter de trouver en eux le courage nécessaire pour combattre l’horreur. Je suis en admiration devant les propos toujours mesurés de ces Justes qui disent n’avoir accompli que leur juste devoir d’être humain et que le fait de
sauver les autres n’est pas seulement du ressort des héros. En cela, nul autre qu’eux n’a mieux mérité ce beau nom de « Juste ».
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