Lundi 31 mars 2008
Les enfants courent sous le soleil
Les hommes rient près de la
mer,
Ils ont aux cils mille paillettes de bonheurs simples à
venir.
Les enfants courent sous les
oiseaux
Les femmes rient près de la porte,
Elles ont aux seins les traces mauves, la bouche ardente, le
dernier-né.
Et si l'image se perdait ?
Que le soleil freine sa
course
Si l'eau fuyait tous les rivages
?
Que l'oiseau fou perde ses
ailes
Si tout cela n'était
qu'image ?
Désert des dieux ou pacte
fou.
Alors, sur la peau, les coups
Et dans le cœur, le maigre amour.
Nous naissons tous un fier matin
D'une rencontre de l'amour
Mais quand l'aurore tombe en nocturne,
J'ai souvent vu de la beauté
La marque rouge du désarroi.
C'est une sombre poésie
Où chaque mot poisse le sens
Et se libère de ses poisons.
Alors, sous la peau, les cris...
Et dans la tête, la petite mort.
© Giliberti / 2008
© Giliberti / 2008
par Michel Giliberti
publié dans :
Photos et poésie.
communauté :
Poésie française
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