
Une pensée émue pour Marie Simon Pierre, plus connue sous le nom de sœur de la vibration interrompue qui, privée d’attouchements et de va et viens intempestifs sur la haute autorité de Jean-Paul II, a définitivement perdu l’usage de ses tremblements salutaires aux plaisirs du Saint Homme…
Deo gratias !!!
par Michel Giliberti
publié dans :
Humour et société
Tous les voyages doivent se rapprocher du langage. Les miens s’entretiennent souvent avec celui de l’enfance. Mon imaginaire est proche de ces années où j’avais des passions complices, voir charnelles, avec certains objets, certaines matières… où je faisais des voyages qui me parlaient… des voyages au bout du verre, des billes, des perles. En plein soleil, sur la terrasse du cinéma l’Olympia, j'installais des objets en verre au fond d’une bassine d’eau et je plongeais ma tête dedans pour les regarder au plus près, dans un silence que j’imaginais être celui des fonds marins. J’y ajoutais des billes qui paraissaient plus grosses sous l’eau. Ces jeux égoïstes me comblaient plus que tout autre.

Je ne me suis jamais éloigné du verre. Il me suit comme une ombre transparente ; il est mon réconfort, mon appui fragile, mais aussi ma blessure. Je le peins, je le casse, il est matière à émotions.
Il coupe, il tranche, il caresse, il est « Vers » il est « Ouvert » , il est vert, comme tes yeux bleus.
Mon père m’avait fabriqué un magnifique kaléidoscope et je ne comptais pas les heures passées à regarder les motifs saphir, rubis, émeraudes et topaze des petits tessons qui dansaient leur ronde géométrique dans la lumière du ciel tunisien.

Aujourd’hui, je continue de collectionner les objets en verre, pourvu qu’ils soient ternis, abîmés par le temps ou par le flux et le reflux des vagues. C’est ainsi que je ramasse les bouts de verre usés trouvés au hasard de mes promenades sur les plages et que j'en rempli des bocaux ; mais j'aime par dessus tout engranger de massives perles africaines en pâte de verre ou en terre cuite, jusqu’aux œufs dépolis et grossiers à trois sous qu'on trouve dans les magasins. Il ne faut pas que ce soit cher, non simplement transparent, patiné, arrondi, caressant… juste à ma correspondance, juste à mon langage ; juste à mon voyage.

Je ne me suis jamais éloigné du verre. Il me suit comme une ombre transparente ; il est mon réconfort, mon appui fragile, mais aussi ma blessure. Je le peins, je le casse, il est matière à émotions.
Il coupe, il tranche, il caresse, il est « Vers » il est « Ouvert » , il est vert, comme tes yeux bleus.
Mon père m’avait fabriqué un magnifique kaléidoscope et je ne comptais pas les heures passées à regarder les motifs saphir, rubis, émeraudes et topaze des petits tessons qui dansaient leur ronde géométrique dans la lumière du ciel tunisien.

Aujourd’hui, je continue de collectionner les objets en verre, pourvu qu’ils soient ternis, abîmés par le temps ou par le flux et le reflux des vagues. C’est ainsi que je ramasse les bouts de verre usés trouvés au hasard de mes promenades sur les plages et que j'en rempli des bocaux ; mais j'aime par dessus tout engranger de massives perles africaines en pâte de verre ou en terre cuite, jusqu’aux œufs dépolis et grossiers à trois sous qu'on trouve dans les magasins. Il ne faut pas que ce soit cher, non simplement transparent, patiné, arrondi, caressant… juste à ma correspondance, juste à mon langage ; juste à mon voyage.

Tes blessures de toujours
S’arrêteront bien vite
Et les larmes de tes yeux
Comme des larmes de verre
Pourront vite se figer
D’un oubli cristalin.
© Giliberti / 2007
S’arrêteront bien vite
Et les larmes de tes yeux
Comme des larmes de verre
Pourront vite se figer
D’un oubli cristalin.
© Giliberti / 2007
Comment résister à ces transparences...
Comment ne pas y voyager ...
Un peu de mes récoltes côtières...
par Michel Giliberti
publié dans :
Michel Giliberti







