
À l’école maternelle, la maîtresse nous avait donné à apprendre un poème pour
la fête des Mères. Il commençait ainsi :
« Tu es belle maman,
Comme un pain de froment,
Et dans tes yeux d’argent… »
Comme un pain de froment,
Et dans tes yeux d’argent… »
Tu es toujours belle, maman, et tes yeux si fatigués sont toujours d’argent…
Je ne sais d’où me vient l’étincelle et la rage de créer encore, alors que je rêve de tout arrêter... de la révolte de
Rimbaud ? de la patine du quattrocento ? de l’Orient où je m’enferme ? de ma rage à ne pas rentrer dans les normes ? Peut-être de tout cela à la fois, mais aussi de ton amour excessif qui aura
réussi à me charger de tous les maux qui ouvrent l’esprit.

Bonne fête maman.
par Michel Giliberti
publié dans :
Réflexion









