Mercredi 20 juin 2007
Dans les années 80, je décidai d’arrêter la musique et les enregistrements d’albums qui ne me satisfaisaient pas pour reprendre la peinture qui elle, ne m'avait jamais déçu.J'étais très déprimé d'avoir perdu tant d'années dans une maison de disques à composer, écrire, enregistrer pour un bilan si éloigné de mes ambitions artistiques et de l'univers intimiste que je voulais créer.
Je me suis souvenu que j'aimais la Renaissance italienne et plus particulièrement le quattrocento. Celui-ci a su doucement me redonner de la force à reprendre mes pinceaux... J'étais très sensible à la statuaire antique et je la fis souvent entrer dans mes compositions ; même mes personnages furent et sont encore souvent intimement liés à la pierre.

Voici deux tableaux de cette époque où la statuaire classique est présente. Celui où l'on voit l’esclave de Michel-Ange multiplié dans un univers de verre brisé a été le tableau qui me fit démarrer définitivement dans ma carrière.

Dans ces années, j’avais le temps de sculpter. Voici certains de mes bronzes exécutés avant que je quitte Paris pour la campagne normande.

J’ai très envie de me remettre à la sculpture de façon assidue.C’est un art difficile qui nécessite beaucoup d'énergie et je sens qu'il va falloir me lancer avant qu’il ne soit trop tard !
J'en fait encore quelques-unes, mais aujourd'hui j'ai l'ambition d'oeuvres plus conséquentes où le corps serait matière à témoigner d'une certaine idée de la souffrance, de la douleur du monde, de la mort ; des sujets violents et torturés.
Vous me connaissez... Toujours optimiste… !

par Michel giliberti
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Michel Giliberti
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