Dimanche 24 juin 2007

Et dans le silence du monde clos, quand nous n’aurons plus rien à nous mettre sous la dent, plus rien pour nous couvrir les os, viendra le temps de nous demander qui nous bouffait du temps de notre vivant… Hommes libres et prisonniers, cavaliers aux grands bruits et va-nu-pieds silencieux, philosophes transportés et verbeux de tous bords, marins à vider et putes à remplir, salopards et grands coeurs, tous… nous aurons été la proie d’autres nous-mêmes, ces autres-là qui goûtaient au festin des vivants, dépouillaient les carcasses des faibles et des rampants, léchaient les pieds cornus des puissants, avalaient leur semence stérile digérée au firmament de nos faiblesses.
Retour à la terre ! enfiévrés et athées, innommables forains.

Cette blessure bleue,
Comme tes yeux qui savent tant me rassurer
Cette blessure noire,
Comme les miens qui savent mal te regarder.
© Giliberti / 2007
Retour à la terre ! enfiévrés et athées, innommables forains.

Cette blessure bleue,
Comme tes yeux qui savent tant me rassurer
Cette blessure noire,
Comme les miens qui savent mal te regarder.
© Giliberti / 2007
par Miche Giliberti
publié dans :
Peinture et Poésie
ajouter un commentaire commentaires (7) créer un trackback recommander
ajouter un commentaire commentaires (7) créer un trackback recommander







Commentaires