Dimanche 16 septembre 2007
Je n'habitais pas encore à la
campagne, mais dans un appartement. De la fenêtre de mon atelier on me voyait peindre.
Xavier à 18 ansEt puis un jour, on sonna à la porte.
J’ai ouvert.
Un gamin tout blond et magnifique se trouvait là, les mains derrière le dos et se balançant d'un pied sur l'autre comme un blue-footed booby. Il murmura : « Maman m’a dit que t’étais peintre, j’peux voir ce que tu fais ? »
Et comme un rayon de soleil, il s'est glissé dans la maison.
Un gamin tout blond et magnifique se trouvait là, les mains derrière le dos et se balançant d'un pied sur l'autre comme un blue-footed booby. Il murmura : « Maman m’a dit que t’étais peintre, j’peux voir ce que tu fais ? »
Et comme un rayon de soleil, il s'est glissé dans la maison.

Une heure après il me prévint : « Demain c’est mon anniversaire, j'aurai douze ans, tu pourrais me dessiner Obélix ? »
Et le lendemain, il obtenait son dessin.

Quelques mois plus tard, alors qu’il dessinait dans mon atelier comme il en avait pris
l’habitude, il me demanda sans lever la tête de son cahier : « Tu voudrais pas être mon père ? »
Et je répondis sans cesser de peindre : « Oui ! »
Que pourrais-je ajouter ?Xavier devint très vite le centre de ma vie. Je l'emmenais partout, je lui faisais découvrir Paris et lui même m'apprenait tant de choses. C'était un enfant complexe et très intelligent... Plus tard il posa pour moi.

Aujourd'hui, Xavier est photographe ; un formidable photographe ! Il a l’âge que j’avais quand je l’ai rencontré… Il est toujours « le fils ». Je suis toujours le « père ».
par Michel Giliberti
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Mes modèles...
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