Mardi 18 septembre 2007

Encore un plongeon dans les vieilleries avec ce tableau que je n’aime plus du tout, mais qui est chargé des beaux souvenirs d'Emmanuel. "L'ange gardien", image facile, je le reconnais, suggestion trop évidente, mais… Emmanuel, quand on le connait, c'est un peu ça.
À cette époque, il découvrait Paris en ma compagnie et surtout, il découvrait son impact sur les autres.
Soirée mémorable en tête à tête avec lui dans une boîte branchée, petits repas dans un studio prêté, confessions étranges et aurores difficiles m’inspirèrent d'ailleurs une des scènes de mon roman « Derrière les portes bleues ».
Inquiétudes d’un garçon dont la beauté n’interférait jamais dans ses rapports avec les autres. Inquiétudes réelles
quant à son avenir qu'il pressentait à travers tout ce que je pouvais lui en dire.
Nourri de tous mes vœux, il sentait s’entrouvrir ses ailes.
Moi, je sentais son éloignement à venir, le vide qu'il laisserait, mais j'étais heureux des espoirs que j’avais
su lui insuffler et qui commençaient à porter leurs fruits.Nourri de tous mes vœux, il sentait s’entrouvrir ses ailes.
Il y avait tant à faire ailleurs… Tant à voir, tant à être.
Et ce fut New York qui l'accueillit. New York qui donna corps à ses espérances.

Juste avant, dans l'intimité de mon atelier, je recevais ce regard d’ange gardien (titre désuet et ridicule) lorsque je le peignais dans la lumière
normande.
par Michel Giliberti
publié dans :
Mes modèles...
ajouter un commentaire commentaires (5) créer un trackback recommander
ajouter un commentaire commentaires (5) créer un trackback recommander







Commentaires