Dimanche 28 septembre 2008
Salammbô...
C’était là, qu’alangui dans la cour, tu fumais ton ennui.
Salammbô...
C’était là, qu’assoupi à mon tour, je respirais tes nuits.
Salammbô...
C’était là, dans le bleu du ciel noir, que tu rêvais d’ailleurs.
Salammbô...
C’était là, au flou de notre histoire que je vivais mes heures.
© Giliberti / 2008
par Michel Giliberti
publié dans :
Tunisie
6
créer un trackback
recommander
Vendredi 26 septembre 2008
Wasis Diop / Hyènes / Dune
Parler encore de Bizerte ou de toute autre ville de Tunisie commence à devenir un sujet
difficile à traiter.
En effet, comment ne pas se répéter ?
Oui, mais comment ne plus en parler ?
Impossible bien sûr…
J’ai la chance de connaître Bertrand Delanoë et lorsqu’il évoque Bizerte, sa ville natale comme chacun sait, je retrouve chez lui cette forte attache au pays qui
m'étreint, cette impossible distance avec le sol qui accueillit nos premiers pas…
Alors mille pardons, voici encore quelques photos de Bizerte pour affronter l’hiver.
L'atelier d'un artiste peintre, avec vue directe sur le port. Difficile de ne pas être inspiré...
Le port, toujours depuis l'atelier de ce peintre, et à droite, le Marabout, le petit café où j'aime perdre mon temps au soleil quand je séjourne à Bizerte…
Tout compte fait, c'est peut-être difficile de
peindre dans un tel atelier... Comment ne pas avoir envie de sortir et de parler avec les pêcheurs tout en buvant un
café ?

Et puis, à quelques centaines de mètres de là, sur le marché parfumé de toutes les épices de la Tunisie, comment résister à la bonne
humeur de ce vendeur de légumes qui, quels que soient les aléas de son quotidien, nous offre un si chaleureux sourire ? Allez à Rungis, vous comprendrez ce que je veux dire...

Et puis s'il faut absolument travailler, s’il faut reprendre ses pinceaux, Mehdi en redonne très
vite le désir...
par Michel Giliberti
publié dans :
Tunisie
13
créer un trackback
recommander
Mercredi 24 septembre 2008
Dimanche 21 septembre 2008

Voilà plus de vingt ans, alors que je pensais être âgé, j’avais eu envie d’exprimer de façon allégorique la naissance du
temps, sa fuite, ses ravages.
Rien d'innovant, j'en conviens, ce thème a si souvent été developpé...
Était-ce par coquetterie ou par peur de le nommer, mais au dos de ces deux toiles, mon « temps» devint « Time »... Tellement moins signifiant !

Pour la dernière toile qui traitait directement de la dégradation physique, je m’étais directement inspiré du « portrait de
Dorian Gray ».
Pourtant, ce Temps qui nous défait physiquement est source de toutes les expériences qui nous font et nous
grandissent et nous devrions l'aborder avec sérénité plutôt que le comptabiliser ou le combattre.
De cette alliance du temps qui dure et de l’homme qui passe, naissent souvent de belles fulgurances.
Quant aux échecs, ils sont souvent responsables de nos renaissances les plus improbables et ça, une fois encore, c'est le temps qui nous l’apprend.
par Michel Giliberti
publié dans :
Peintures
7
créer un trackback
recommander

Midi à Sidi,
Les murs blancs autour de ta peau sombre
Ton chapeau et mes mots pour en rire

Midi à Sidi,
Tes histoires et tes gestes fleuris
Les oiseaux chachés dans le figuier
Midi à Sidi,
Le vin doux de Korba qui t’endort
Son sang rouge qui bouscule le mien
Midi à Sidi,
Le silence qui s’invite dans la cour
Et la sieste qui guette déjà…
© Giliberti / 2008
Vendredi 19 septembre 2008
Quand s’avancent les souverains et que se traînent les asservis, quand les
sophismes s’inscrivent en vrai et que l’eau claire ne donne plus soif, il faudrait entrer en résonance avec ses propres narrations, ses propres liaisons et fuir celles, stériles, d’avec les
astres morts .
Il ferait bon d'attendre ainsi chaque réponse à nos souffrances et puis enfin, les resservir, les propager sans enchères, sans le soufre de la comédie, sans le plomb de la suffisance…
par Michel Giliberti
publié dans :
Réflexion
10
créer un trackback
recommander
Commentaires