Mercredi 17 octobre 2007
Si je ne parviens pas à finir mes jours en Tunisie, je crois que c’est en Grèce que je le ferai.
C’est un pays fascinant, qui vous emporte au centre des légendes que tous, un jour ou l'autre, nous avons eu envie de vivre. Un pays où les îles, si nombreuses, permettent au voyageur de ne jamais poser ses bagages, ou du moins de les poser cent fois... l'odyssée ne cesse jamais.
Moi, c’est à Athènes que je me sens le mieux ; Athènes qui réveille tous mes fantasmes. J’aime les villes qui transpirent, les villes qui chantent, les villes bruyantes dans la chaleur de la nuit et où le drame côtoie toujours le bonheur.
Les villes où tout peut arriver.
Les villes où les regards, comme à Naples, comme à Madrid, comme à Tunis, semblent n’attendre que le vôtre et vous faire croire, le temps d’une soirée, que vous êtes indispensable.
Allez, on embarque...
La mer, bien sûr... Le premier des cadeaux que vous offre la Grèce... La mer où chaque île est le repère d'une légende que vous avez adorée lorsque vous étiez
enfant... Vous êtes sur les traces d'Ulysse, de Pénélope, de Télémaque, d'Achille... les Cyclopes se cachent là, les Centaures et les Dieux aussi.

Et puis son passé de pierres... ici les Cariatides sur l'Acropole. Immuables, impressionnantes.

La statue pleine de charme et de fraîcheur d'un jeune pêcheur au centre du jardin d'Athènes.

L'authenticité des villages dans les îles grecques. Ici, à Patmos. Tant de simplicité, tant de beauté.

Patmos, encore. Quelques pêcheurs qui remaillent leur filet, tout en discutant. Le temps s'est arrêté.

Une de ces petites chapelles qui ressemblent tellement aux marabouts d'Afrique du Nord. Comme eux, elles m'apaisent et me font croire à demain.

Santorin, l'île volcanique par excellence, entièrement bâtie sur les restes d'une ancienne civilisation encore pleine de mystères. Santorin, si belle et si étrangement sereine, le soir surtout, quand le brouillard remonte de la mer et glisse sur les terrasses. Santorin qui force à la méditation... à de véritables voyages intérieurs.

Dans les cafés, les gens prennent le temps de flâner, de boire de l'ouzo, de fumer... Fumer ? Vous savez bien... ce que l'on pouvait faire en France... avant... c'était il y longtemps, avant que toutes les interdictions dessèchent nos coeurs et n'arrangent en rien notre santé qui pâtira de toutes ces prisons supplémentaires.

Et pour conclure, je dirais qu'un peuple qui a érigé de si gigantesques phallus ne peut qu'engendrer la bonne humeur et l'inspiration... Ici à Delos.

Delos, cette petite île protégée du tourisme, où vivent ces charmants agames que l'on rencontre à tout instant et qui font toujours des petits "Oui" d'un signe de leur tête.
par Michel Giliberti
publié dans :
Voyages
ajouter un commentaire commentaires (10) créer un trackback recommander
ajouter un commentaire commentaires (10) créer un trackback recommander







Commentaires