Dimanche 13 mai 2007

Jean-Pierre, un de mes amis m’a téléphoné hier dans l’après-midi. Nous avons parlé de choses et d’autres, de projets littéraires, de théâtre, puis de la Tunisie qu'il aime tout autant que je l'aime. Il se trouve que le matin même, j'avais reçu un coup de fil de Moez( mon modèle tunisien)qui était parvenu à me faire rire avec Sarkozy : « Je suis très content que Sarkozy, c’est le président de la France ! m’avait-il annoncé, maintenant je suis sûr que tu vas t’installer en Tunisie, in ch’Allah ! » Si tout était aussi simple que ça…
Ce matin, je n’avais aucun sujet pour le blog, tout au plus j’envisageais de parler de mon jardin et des jardins en général pour faire un clin d’oeil à Marie-France, une grande amie, qui doit écrire un texte sur les jardins, et qui, du coup, m’avait donné envie d'en faire autant, mais hier, entre Jean-Pierre et Moez, la Tunisie, m’a rattrapé...

... Alors, sans m’étaler davantage, sans reparler des sempiternels refrains qu’évoque mon pays, voici deux photos de Moez ; Moez, habillé une fois encore en homme du désert, lui, toujours en jean et en casquette. Oui, juste un peu de ce bleu qui incendiait son visage, ce jour-là…

Ce matin, je n’avais aucun sujet pour le blog, tout au plus j’envisageais de parler de mon jardin et des jardins en général pour faire un clin d’oeil à Marie-France, une grande amie, qui doit écrire un texte sur les jardins, et qui, du coup, m’avait donné envie d'en faire autant, mais hier, entre Jean-Pierre et Moez, la Tunisie, m’a rattrapé...

... Alors, sans m’étaler davantage, sans reparler des sempiternels refrains qu’évoque mon pays, voici deux photos de Moez ; Moez, habillé une fois encore en homme du désert, lui, toujours en jean et en casquette. Oui, juste un peu de ce bleu qui incendiait son visage, ce jour-là…

... Et puis la porte de l’ancienne maison dont je n’ai plus la jouissance depuis cette année, la maison de Sidi Bou Saïd où j’ai vécu tant de belles choses pendant quatre ans, tant de moments aussi sucrés que les pâtisseries du pays, tant de douces soirées ; où, assis sur les marches de l’entrée, à respirer le jasmin de la petite cour, j’ai tant discuté, ri, joué avec tous les amis du quartier, la petite maison où j’ai écrit Bou Kornine et dans laquelle, quand sa porte s’est refermée pour la dernière fois, mon coeur est resté à l'intérieur...

... Sur le rebord de la baignoire, j'ai laissé quelques-unes de mes perles de verre... quelques gouttes bleues sur la faïence, comme les traces de blessures sans importance... bleues, comme mes bleus à l’âme, bleues comme les portes de Sidi Bou Saïd.
par Michel giliberti
publié dans :
Photos et poésie.
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