Hier soir, pour tenter d'oublier toutes les conneries du gouvernement et enfin me réfugier dans une atmosphère moins stressante, j'ai écouté
de vieilles maquettes de chansons que j'ai écrites et composées dans les années 80 ; ça m'a donné envie d'en glisser deux d'entre elles, en attendant d'oser mettre en ligne une de celles qui
sommeillent dans mes vieux albums des années 70, quand... Quand j'étais chanteur !

J’veux un chat qui ronronne
Qui m’aime et qui s’abandonne
Les soirs d’printemps, quand j’me bastonne
Avec mes rêves qui bourgeonnent.
◊
J’veux un chat qui ronronne
Près des rideaux en cretonne
Les soirs d’été, quand mes neurones
Parlent à mes sens qui cartonnent.
◊
J’veux un chat qui ronronne
Que je caresse et bichonne
Les soirs d’automne, quand le ciel tonne
Et qu'dans ma tête, ça déconne.
◊
Je veux un chat qui ronronne
Pour mon corps qui pèse des tonnes
Les soirs d’hiver, quand je m'abonne
Aux idées noires qui plafonnent.
◊
Je veux un chat qui ronronne
Pour oublier une personne
Dont le cœur qui papillonne
A fait que le mien se bétonne.
J’veux un chat qui ronronne…
J’veux un chat qui ronronne…
©
Giliberti / 2007
Dans tes nuits magiques
J'm perds dans mes tics
Qui masquent les hics
De mes vieilles suppliques
De mec qui abdique.
◊
Quand le jour rapplique
Je replie, pudique
Les claques et les cliques
D’mes noirs
atypiques
Aux rouges atopiques.
◊
Puis, sous antalgique
Je joue l’amnésique
Jusqu’à la réplique
De tes nuits
sismiques.
Au goût d’arsenic.
© Giliberti / 2007
Commentaires