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Jeudi 27 septembre 2007

la-memoire-de-demain.jpgDepuis quelque temps, je ne parle plus de politique, pas plus que des injustices et des atrocités dans le monde. Et pourtant, je les vis avec amertume... elles ont même inspiré mon dernier roman bientôt publié... peut-être est-ce à cause de lui que je n’en parle plus ?
Je me suis nourri durant des mois de l’horreur du drame humain et des guerres qui l'ont construit. J’avais besoin de faire un break.

Mais demain, c’est hier… La mémoire des terreurs passées continue de nourrir les rêves meurtriers à venir.
Ainsi, les opprimés continueront à être opprimés, les tyrans continueront à tyranniser, etc. Triste avenir !
En 1986, j’avais fait ce tableau au titre évocateur qui mettait en scène de façon allégorique ce leitmotiv de l’épouvante.
Des enfants, symbole de l’avenir, le regard porté vers des rives inconnues, sont pourtant entourés des stigmates de la guerre… ruines, arbres calcinés, masques à gaz sur un pic, casques, et missiles en arrière-plan.
La mémoire des tragédies ne les protège de rien…
Ils portent en eux, comme un mal qui ronge, la mémoire de demain !

par Michel Giliberti publié dans : Société communauté : Libre pensée politique
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Commentaires

On peut dire de la violence et de l'histoire ce qu'on dit de la nature : nous ne laissons pas le monde en héritage à nos enfants, nous le leur empruntons.. Cela devrait nous rendre plus responsables... et pourtant !!!
Plein d'amitiés pour vous Michel,
François
Commentaire n° 1 posté par François le 27/09/2007 à 09h33
Est-ce que nous sommes prêts d'être responsables.? J'en doute . Ne serions-nous pas, nous les humains, une magnifique erreur sur la planète??

Mais bon, faut bien qu'on s'aime un peu, et c'est pour cela que l'erreur Michel envoie toutes ses amitiés à l'erreur François... :o)

Michel
Réponse de Michel le 27/09/2007 à 12h06
Il est bien vrai que la mémoire des tragédies ne protège en rien les enfants d'aujourd'hui. Ton tableau parle de lui même avec la nudité des corps dans ce paysage dévasté. Nous entendons parler sans cesse de "devoir de mémoire", mais il s'agit de la mémoire de ce qui s'est passé chez nous, et pendant ce temps ça continue ailleurs...j'essaye de rester optimiste en me disant que l'homme est assez intelligent pour un jour enfin arriver à vivre mieux sur cette terre, mais quand ?  bonne journée Michel
Commentaire n° 2 posté par Maryse le 27/09/2007 à 10h01
C'est pour cela que j'avais réagi dans un article aux propos de Pascal Bruckner qui (pour shématiser) disait qu'une fois les fautes dénoncées, on devait tourner la page sur les erreurs passées et notamment les colonies... je trouve ça assez léger. C'est comme en religion, une prière et hop, on est pardonné et on peut recomencer... Trop facile.

 @ bientôt,

Michel
Réponse de Michel le 27/09/2007 à 12h12
J'aurais pu écrire la première phrase. Il n'y a guère de quoi être optimiste...Malgré tout, les moines birmans me mettent un peu de baume au coeur, mais j'ai bien peur que tout ça ne finisse dans un bain de sang.
Commentaire n° 3 posté par G de B le 27/09/2007 à 10h34
Je n'ai pas voulu parler des moines Birmans dans cet article pour ne pas faire trop démago... c'est un sujet brûlant et délicat et je ne suis pas journaliste pour le traiter avec calme et détachement... mais puisque tu m'en donnes l'occasion, je peux te dire que c'est le sujet qui, aujourd'hui, m'a donné envie de me rappeler de ce tableau ancien dont le thème est le voyage jamais terminé dans les atrocités de notre monde.

 @ bientôt,

Michel
Réponse de Michel le 27/09/2007 à 12h20
Ne serions-nous pas, nous les humains, une magnifique erreur sur la planète??
Je reprends au-dessus une de tes phrases en réponse à un commentaire.
C'est exactement ce que je pense ! Nous ne sommes pas faits pour cette planète.. car dès le début, il nous a fallu le feu pour nous réchauffer, et puis cuire nos aliments, et puis et puis...
En bref, nous sommes des éternels insatisfaits, il nous manque un truc depuis le début.
Commentaire n° 4 posté par bellelurette le 27/09/2007 à 12h51
Et en plus maintenant, il nous faut des blogs... un comble, non? alors que tu aurais passer chez moi me livrer tes potimarons, moi je serais venu te livrer un caillou gravé d'un dessin... parfois on se serait donné des coups de massue...  Hé oui, de vraies erreurs, chère terrienne.

@ bientôt,

Michel
Réponse de Michel le 27/09/2007 à 13h21
Exact cher terrien. Et le langage ???? Les chiens ou autres se comprennent très bien et n'ont pas eu besoin de je ne sais pas combien de langues pour se comprendre. Un jour en Espagne, je faisais la réflection tout haut : "Tiens, les chiens ont le même langage ici que par chez moi..".
Commentaire n° 5 posté par bellelurette le 27/09/2007 à 13h52
Ouah! ouah!
:o)

Michel
Réponse de Michel le 27/09/2007 à 14h21
Je remarque l'indifférence portée par le regard et le pied ballant! Je sens quelque chose comme un filet d'espoir suspendu à ces ruines...sont elles blasées ou insouciantes ou courageuses tout simplement?
Bien à toi.
Commentaire n° 6 posté par Ines le 27/09/2007 à 13h57
Pour le pied, je mentirais si je te donnais une réponse exacte bien que de toute évidence, il est ,pour moi, sans espoir d'une marche quelconque...  mais pour le regard, je l'ai voulu fixe et fataliste, bien qu'on n'en voit pas grand chose dans une si petite reproduction, le tableau, une fois encore était très grand.

 @ bientôt,

Michel
Réponse de Michel le 27/09/2007 à 14h26
Fixe et fataliste?
J'sais pas, y a tout de même une petite moue qui trahit l'ennui et se défait de la fixité!
Toujours est il que j'apprécie énormément...
Bien à toi.
Commentaire n° 7 posté par Inès le 27/09/2007 à 15h51
Merci Inès,

 @ bientôt,

michel
Réponse de Michel le 27/09/2007 à 15h58
Ce tableau me fait penser à Romulus fondant Rome sur les cadavres de Remus et ses compagnons et contemplant au loin des Sabines que l'on ne voit pas et qu'il s'apprête à faire enlever.
Quant-aux enfants assis, on dirait ces petits Romains que l'on nourrissait jadis au son héroïque de la geste de leur cité comme si l'on devait se glorifier du sang répandu de Remus.
Après tout, notre civilisation n'a-t-elle pas tendance à valoriser, avant tout, les gestes guerrières, d'Alexandre à Napoleon en passant par César et Charlemagne?
Commentaire n° 8 posté par jerem le 27/09/2007 à 20h47
Tu me donnes froid dans le dos, car j'imagine tellement le nom de l'empereur actuel... :o)
et c'est si vrai ce que tu dis...

@ bientôt,

Michel
Réponse de Michel le 27/09/2007 à 21h43
Et ce n'est pas fini.
Commentaire n° 9 posté par Nath le 29/09/2007 à 11h07
En Birmanie, pour ne citer que ce monstrueux exemple...

Michel
Réponse de Michel le 29/09/2007 à 12h37
Réflexion profonde, et toile dont il se dégage un étrange mais puissant sentiment de paix malgré le décor... Calme avant la tempête, peut-être, mais n'est-ce pas toujours ainsi en ce monde ? Tout est latent, tout est encore possible... si seulement...
Commentaire n° 10 posté par Michel - Faux rêveur le 02/10/2007 à 18h09

Tout est latent, tout est possible...
Et c'est bien ce qui m'inquiette... Le possible qui deviendrait l'impossible.

Merci FR,

@ Bientôt,

Michel

Réponse de Michel le 02/10/2007 à 18h15

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