Voici trois anciens tableaux, quand presque tous mes personnages avaient une continuité, une intimité avec le
minéral. Leurs fêlures et leurs accidents supposés devaient se matérialiser par cet étrange mariage.
J’ignore pourquoi j’avais ce besoin de « sculpter » mes peintures. Je le fais encore aujourd’hui, mais de loin en loin. La pierre, avec le verre et le
sang, reste un de mes thèmes favoris.

J’ai entendu beaucoup de commentaires à ce sujet et j’ai lu tant de choses « explicatives »…
Pour ma part, je ne sais pas donner de sens précis à ce besoin.
Ces tableaux exposés à la mairie du 6ème à la fin les années 80 se sont vendus immédiatement. Récompense extrême.
Pour ma part, je ne sais pas donner de sens précis à ce besoin.
Ces tableaux exposés à la mairie du 6ème à la fin les années 80 se sont vendus immédiatement. Récompense extrême.

Tu me fais mal
Comme la veine surgit
À fleur du marbre blanc
D’un trait bleu sale
Quand le ciseau le heurte.
Tu me fais mal
Comme l’encre qui en coule
Sur la surface claire
Et qui arrête
Mes gestes de sculpteur.
© Giliberti / 2007
par Michel Giliberti
publié dans :
Peinture et Poésie







