
Opiacées, si opaques...
Les demeures d’épices
Où tu passes tes nuits
Ne te protègent en rien
Elles consacrent tes rêves
Et enferment les miens
À l’écart du soleil
Aux écarts de midi
Dans ces mauves instants
Qui te clouent à ta couche
Ton regard est en deuil
Sous tes paupières en larmes
Il emporte avec lui
Mes si vastes secrets
Tes sourires de jadis
Et tout autant mes rires
Ces voyages Immobiles
Où tes ailes sont de bois
Ne t’apportent jamais
Que l’écume à tes lèvres
Opiacées, si opaques...
© Giliberti / 2007

Commentaires
Tes ailes dépassent le cadre, c'est déjà bon signe... et puis... apprends donc à marcher avant d'essayer de voler ! Bises.
commentaire n° : 2 posté par : bellelurette (site web) le: 10/11/2007 10:02:37
Je fais ce que je peux avec les moyens du bord... mais le vol donne du sens à la marche, puisque d'en haut, on voit mieux les détours...
@ bientôt,
Michel
@ bientôt,
Michel
réponse de : Michel (site web) le: 10/11/2007 10:23:01
Un texte qui est assez réaliste sur les voyages immobiles . La distance douloureuse qui existe entre celui qui le vit et celui qui ne peut pas le partager. En fait les opiacées ou autres drogues donnent l'illusion de l'ouverture ou de l'envol, mais isolent aussi terriblement.
Les ailes sont de bois et les visages prisonniers. Bonne journée Michel
Les ailes sont de bois et les visages prisonniers. Bonne journée Michel
commentaire n° : 3 posté par : Maryse (site web) le: 10/11/2007 11:05:10
Exactement, des ailes fabriquées, articielles, qui ne mènent nulle part... Dans ce tableau le garcon au sourire et aux aîles symbolise tout ça, tandis qu'il offre le poison de ses partages à l'autre.
@ bientôt Maryse,
Michel
@ bientôt Maryse,
Michel
réponse de : Michel (site web) le: 10/11/2007 11:09:02
Deux personnages si beaux et si extraits du monde, que ce qui n'est pas leur voyage, le monde extérieur, étranger, s'affiche en papier peint de la vie réelle, de la vulgarité.
Envie de rejoindre le rêve des "paradis artificiels". Jamais fait. Mais à mon âge... est-ce bien sérieux ? Je continuerai donc à affronter la vulgarité avec la colère comme antidote.
commentaire n° : 4 posté par : Henri-Pierre (site web) le: 11/11/2007 01:20:53
Jamais fait non plus car je crois bien être tombé dans ces paradis de façon naturelle...et moi aussi la colère me permet de revenir à la surface.
@ bientôt,
Michel
@ bientôt,
Michel
réponse de : Michel (site web) le: 11/11/2007 08:30:32
Que dire ? Sinon souligner la grâce de cette plume pinceau qui sait autant décliner les mots, les ocres, les traits, jusqu'à permettre à l'importune voleuse de couleurs que je suis de s'en repaître en silence...
commentaire n° : 5 posté par : cath (site web) le: 02/12/2007 14:21:49
Merci Cath, vous êtes très gentille et certainement pas une voleuse...
@ bientôt,
Michel
@ bientôt,
Michel
réponse de : Michel (site web) le: 02/12/2007 14:39:40
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Et tu sais les dessins derriere les persos, moi ca me fais penser a des plans des schémas, on dirait un plan pour trver un secret, y'a des trucs caché dans ce que tu dessine, c'est trés louche (dans le bon sens) esotérique, et j'disais les schémas ca me fais penser a des etres qui essaient de comprendre quelque chose...à la De Vinci
J'dis ca...j'dis rien....A Bientot
@ bientôt,
Michel