La « danse des épaules » qu’il effectuait alors qu’il louait la « culture américaine » rappelait un peu celle des Amérindiens massacrés lors de la conquête de l’Ouest, à la différence que ces malheureuses victimes de la supériorité du « blanc » dansaient pour faire pleuvoir, eux ! – et certainement pas des bombes atomiques sur les déjà terroristes japonais, et un peu plus tard sur tous les autres terroristes de la terre.
Mais il n’est pas surprenant qu’il se fasse le chantre du massacre au nom de « l’histoire de la civilisation » auprès de ses « amis » américains dès lors que dans son discours de Dakar il s’est encore appuyé sur Guenaud « l’idéologue fasciste » pour dire : « Le drame de l'Afrique, c'est que l'homme africain n'est pas assez entré dans l'Histoire » et que « jamais il ne s'élance vers l'avenir ».
Pas étonnant non plus qu’il ait, durant sa campagne, critiqué « mai 68 », l’évènement qui allait contre l’ordre établi ; j’en arrive à me demander si ce qui l’énervait le plus dans cette période n’était pas en réalité le côté festif et rassembleur (quelqu’un avait dit : « joyeux »).
Oui… Peut-être que la foule en liesse, la joie et les autres manifestations du bonheur partagé ne peuvent pas plaire à Sarkozy, quand elles ne lui sont pas destinées. Il veut sans doute être le seul à occuper nos esprits avec ses boutades... le seul à jouer l’enfant-roi !
Hier je me baladais dans Paris, et à part quelques gamins encore innocents des manœuvres crapuleuses du monde libéral, je peux bien dire que la plupart des gens faisaient la gueule…
Une bonne révolution joyeuse, c’est ça qu’il nous faut ! car c’est le rire qui nous manque le plus dans cette société où la vulgarité , les insanités, l’argent, le voyeurisme et le cul occupent les esprits. Même dans la littérature corrompue (voir le dernier Goncourt) seules les biographies des stars ou des princesses font vendre (et quand je dis stars, je peux ajouter putes, animateurs, voleurs, etc.)
Mais l’avenir est sauf mes amis, car bientôt on nous collera une caméra sur le front et un GPS dans le cul pour être certain d’être repéré partout où nous irons ! Encore mieux que toutes les caméras supplémentaires que veut installer l’épouvantail rigide, agaçant et insipide… comment s’appelle-t-il déjà ? ah oui... l’Aliot Marie !
« Je suis pour un véritable État policier qui vous dise de faire là où il faut que vous fassiez, un véritable État policier où tous les coups sont permis, un véritable État policier qui protège l’ordre moral, la richesse et le travail des pauvres. »
Oui ! voilà le véritable discours que devrait transmettre « le porte-parole » de Guenaud plutôt que d’évoquer « l’intérêt, la sécurité des Français et la lutte contre le terrorisme » à l’instar de ses amis américains !
Commentaires
Cher Michel,
Natif de paris comme tu le devineras, j'ai pu observer des années durant ces âme mortes déambuler dans les couloirs du métro où chacun(e) ne se préoccupait que de son propre sort .Dans ce lieu sordide où se fréquentent toutes formes de rats, leurs révoltes se limitaient à de simples grognements intempestifs ou bien à des regards noirs laaaachement lachés dès lors qu' ils, ou elles, étaient dérangé(e)s dans leur petit confort bien égoiste et bien assumé.Un manque de civisme indéniable quand il s'agit de céder sa place aux personnes à qui il eût été convenable de la céder ; accompagné d'un comportement où chacun vit en permanence dans la crainte de l'autre, un climat de peur ,tout le monde court sans se soucier ou sans prendre le temps d'observer la misère à leurs pieds, jonchant le sol ; une tension permanente bien palpable (il n'y a qu'à reluquer leur trombine comme tu as pu le remarquer !) où vient se loger doucement mais sûrement dans leur esprit (très étroit font seize...)un idéal, celui d'un état policier avec une surveillance accrue à coup de caméras, si possible à chaque coin de couloir,la différence fait peur elle dérange ces esprits malades qui viennent s'abreuver en rentrant du boulot de rubriques nécros au journal du 20 heures et en se rassurant devant des séries niaises et mielleuses à souhait.Ils ne sont plus que l'ombre d'eux mêmes, ( mais je ne voudrais pas généraliser ) des personnes insipides, inertes, et votent comme un seul homme pour le candidat qui répond à leur angoisse, leur mal être : on écope ainsi pour 5 ans du nabot à talonettes. Il n'y a plus là, de volonté de changer profondément la société, de s'engager et de lutter pour de meilleures conditions de vie, plus de prise de conscience . Pire, je finirai par penser qu'ils se complaisent dans leur médiocrité, leur bassesse, leur mesquinerie,donc leur suffisance ; elles sont devenues usuelles voire banales.Il n'y a plus de rage, on ne sent plus la colère monter encore moins la joie de vivre.
Donc ! Je préconise une révolution joyeuse ! je veux que l'on se marre, que l'on se bidonne,que l'on croque la vie à pleines dents ! carpe diem ! jouissons sans entrave !
hasta siempre el michel!
En attendant des lendemains radieux,
je t'embrasse
Amitiés
Lolo
Donc, oui ! Allons de bon coeur vers une révolution joyeuse et si demain, nous cessions tous de travailler deux jours seulement (je dis bien tous… Paralysie absolue du pays) nous verrions et réaliserions combien nous sommes indispensables et comme il serait facile de faire plier ceux qui nous dirigent... en cela les Américains sont plus fort que nous. Ils savent mieux se mobiliser pour boycotter ce ou ceux qu'ils décident d'éliminer.
@ bientôt,
bisous,
michel
@ bientôt,
Michel
Ah Michel, que votre belle colère m'émeut, me bouleverse !
Colère et indignation sont les seules richesses qui nous restent.
Gardons-les intactes, ce sont les seuls contrepoisons à l'invraisemblable et écoeurante montée du Sale.
Que dire de plus sinon tenter de la combattre.
@ bientôt,
michel
Combien vous avez raison !
Merci d'écrire ce que je pense !
Heureusement, il nous reste l'Art !
Je vous ais mis le site de mon mari
Cordialement
@ bientôt,
Michel
Rien n'a rajouté si ce n'est que "Guenaud" est en fait "Guaino" (mais c'est déjà lui donner trop d'importance que de corriger son nom !)... D'autre part le titre de l'article reprend celui d'un beau film trés réaliste (encore à l'affiche) décrivant une période bien triste de notre histoire (que je n'ai pas vécue !) dont mes proches (père, oncles, leurs amis), 45, 50 ans après, n'arrivent toujours pas à parler. Déjà à l'époque ils avaient subi les décisions de politiques déconnectés de la réalité des choses et ayant peu de considération pour les Africains (du Nord, entre autres)...
Le titre est volontaire bien sûr et effectivement c'est celui de ce film que je n'ai cependant pas apprécié pour tout un tas de raisons trop longues à expliquer sur un commentaire.
je n'ai jamais lu Guéno comme tu l'écris, mais j'avais quand même fait une faute... je vais réparer ça.
@ très bientôt AL1
Michel
5 ans qui préparait son election, avec des sujets comme l'immigration et la banlieue, c'est pas sur l'année 2007 qui s'est fait élire, mais sur les sujets qu'ils ont encastrés dans la tete de tous les francais, et cette peur de l'autre.
C'est vrai dans la rue y'a une vraie suspicion, des regards froids peureux ou triste.
Je sais pas qu'est ce qui pourrait faire sourire le peuple...à part a consommation. Tu sais je comprends ce que tu ressens, les gens ne sont pas joyeux ici je vois ce que tu veus dire, juste a quelques centaines de kilometres sur l'autre rive, les gens sont souriant acceuillant et la joie dans leur voix s'entend, malgrés...malgrés beaucoups de probleme. Parce que là bas les gens ont compris la valeur du temps, qu'il passait et ne revenenait pas. Les gens ont apprit a contempler...
On a oubliait la valeur de la vie je crois tout simplement.
Le truc le plus voyant c'est que les jeunes on reve plus beaucoup aujourd'hui, j'te jure c'est terrible ca fait peur, vient dans mon quartier et parle avec mes amis mes potes etc...rares sont ceux qui voyent l'avenir bon. Moi j'suis pour qu'on s'invente des reves, qu'on crée notre propre culture nos propre reves, notre propre pays...
Et comme dirait un certain morceau de rap
Si je m'adresse a toi ce soir
C'est que tu y est pour quelque chose
T'as tout fais pour que ca foire
Moi je suis comme toi
J'veux qu'on m'écoute
Et tout comme toi
J'aimerais que les jeunes se serrent les coudes
Tu pouvais briser la chaîne,
Prendre la parole et nous rendre nos rêves.
Tu crois vraiment que t'es dans la vrai ?
Que t'as su saisir ta chance et que ton avenir est tracé
T'as fais couler le navire
J'ai peur du sucide collectif des amoureux en couleurs
N'oublie jamais que tu es le problème
D'une jeunesse qui saigne.
Chanson à la base pour Marine Le Pen qui rime en Haine, mais je trouve qu'on pourrait facilement la dédier à d'autres gens...
Tu sais comme j'aime les mots que la jeunesse peut mettre sur ses plaies et je les ai toujours reconnus dans le RAP. Vous savez coller à l'actualité avec une justesse étonnante et en plus avec une poésie révolutionnaire comme pouvait le faire à une autre époque, Raimbaud.
Je reste épouvanté quand j'entends que cette même jeunesse peut avoir ses rêves bafoués, car la vie est longue et la commencer en trébuchant n'est pas acceptable. Si tu as le pouvoir de rêver, profites-en un maximum. Moi jel'ai toujours fait, je continue, parfois c'est dur mais les rêves restent le meilleur des bagages... Mais vois-tu notre monde offre trop de rêves prefabriqués qui coûtent cher et dès que l'argent polue le rêve, les pensées s'aigrissent et l'on voit les jeunes comme les adultes faire la gueule.
Oui, les rêves actuels se paient.
Salut Morad et merci pour ton long commentaire et ce petit texte si juste...
@ bientôt,
Michel
Que nous réservent le pantin qui secoue les épaules et l'épouvantail rigide ? certainement pas de rendre la société meilleure. La précarité rend servile c'est bien connu , et aussi nous allons à grand pas vers une société de plus en plus sous surveillance au nom de la sécurité. Ils ne doivent pas beaucoup s'éclater sexuellement ces deux là....( j'ai pas dit ensemble, mais en général !) bonne journée
@ bientôt, Maryse,
michel
Joëlle (de nouveau)
Oui il faudrait vivre sa vie en harmonie avec la vie des autres mais tout est faussé et on nous apprend uniquement à nous battre pour vaincre et à être suspicieux de tout. Comment dans ces condtions pourrions-nous ête à même d'avoir de la cohérance dans nos rapports...et trouver notre place. On pourrait croire que je noicis le tableau, mais je peux vous assure que la vie au quotidien est devenu un enfer car notre libre arbitre est en passe de se faire définitivement la malle...
@ bientôt, Joëlle,
Michel
michel
Bonsoir,
Je suis arrivé sur votre site par hasard, à la recherche d'informations sur Salim Kechiouche, acteur que j'aime et qui m'intrigue, et j'y ai trouvé beaucoup de sensibilités qui m'interpellent et me renvoient à mes démons enfouis .
J'ai vu dans les yeux de la photo que vous avez prises de lui autant de profondeur et d'humanité que dans la totalité de votre blog .
J'ai ressenti dans mon coeur et dans mon âme la même vacuité , inversement proportionnelle !
Je vois Camus, Dali, Cocteau, et bien d'autres en parcourant votre site, et je ne vois rien en lisant mon miroir intérieur, juste futilité, que de l'absence .
J'aurais voulu avoir votre talent, je ne suis qu'un pauvre hère, solitaire parmi les isolés; Ce n'est pas de la jalousie juste de l'admiration que je vous témoigne .
Si je cite Camus ou Cocteau, ce n'est pas de la comparaison au sens strict, mais juste une manifestation de la place que je vous accorde désormais .
Je suis heureux de vous avoir rencontré ce soir, même si ce n'est que virtuellement, humainement à distance, et avec un objet détourné, sujet devrai-je dire, Salim !
Je vous souhaite tout ce que vous pouvez espérer de meilleur ! Bravo en tout cas pour vos oeuvres ! ( au féminin biensur, heureusement, vous êtes le plus vivant des artistes que je connaisse et vous saurez enrichir votre oeuvre, cette fois au masculin, j'en suis sur !)
Continuez à enrichir l'humanité
Amitiés à vous
et à Salim !
Salam
PS Vive l'évolution joyeuse !
Ce soir quand vous me livrez ainsi vos mots et vos maux, pouvez-vous sérieusement penser que vous n'êtes rien?
Nous avons partagé grâce à Salim un instant, certes virtuel, mais tout à fait sincère et fort.
@ bientôt,
Michel
À bientôt,
Michel
Néanmoins, je ne me sens pas dépourvu d'estime de moi-même, juste lucide .
Et lucidement je puis vous réaffirmer que j'estime beaucoup votre Oeuvre .
Veuillez m'excuser si mes mots vous ont paru des maux, j'ai certainement dû être maladroit et n'ai pas voulu vous les faire supporter, juste vous témoigner de ma sympathie .
J'espère avoir à donner, à vous , à Salim et à tous, un jour peut-être, comme je donne à certains déjà .
Je vous remercie d'avoir considéré mon message comme un partage sincère et fort, car je le considère comme tel aussi .
Bravo encore pour ce que vous faites .
Recevez toutes mes amitiés, si vous les acceptez .
A très bientôt inchallah
Filou
À bientôt,
Michel
à demain
Michel
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Et oui Michel, j'ai fait ce constat depuis plusieurs années déjà. La société française est dépressive et suicidaire.
On ne ressent plus de légèreté, de gaieté dans les rues de Paris.
Il ne reste plus que les monuments qui font encore dire que c'est la plus belle ville du monde.
Ce qui est frappant c'est que l'atmosphère dans d'autres capitales européennes est nettement plus joyeuse. On sent la vie...
@ bientôt,
Michel