Et la pluie battait les carreaux ; et le vent pliait les bambous.
Sur les vitres, l’eau glissait sans faiblir et rendait les arbres et les toits liquides… le ciel liquide, la route liquide comme des yeux inconsolables.
Moi, ouvert sur mes trouées de soleil, je me battais avec la peur du temps qui passe, à me dire que ces heures de ma vie actuelle étaient des plus intenses, des
plus inquiétantes, des plus arrachées au réel. Alors, ne sachant où me tourner, pour fuir ce ciel d’eau et mes pensées toutes aussi larmoyantes, je me suis noyé dans ces dessins de Mohamed qui
trônent dans mon atelier…
Une fois encore je suis revenu à la source...
... et une fois encore je retrouverai, mercredi, le vieux port de Bizerte au cours d'un voyage éclair, hélas... de seulement quatre jours.
Par Michel Giliberti
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Publié dans : Tunisie
Lundi 3 décembre 2007
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