Depuis les cieux l'oiseau cherche sa proie au sol et lorsqu'il l'aperçoit, sa vue s'aiguise à l'extrême pour qu'il puisse, avec précision, fondre sur elle.
Le peintre, c'est un peu ça, qui tente de percevoir sur l'étendue de la toile blanche le signe d'une idée, d'une image à capturer.
Mais les idées elles aussi, comme les oiseaux, s'échappent parfois aussi vite qu'elles apparaissent, et le peintre reste sur sa faim.
Quant à crever d'un mot de tropJ'aime encore mieux crever de rienSur ton visage que je détesteJe lis encore tous mes fracasSors de mes mains, vas t'en volerEt ne viens plus fienter par là.
© Giliberti / 2007
Petit poème spontané dédié à une amie qui se reconnaitra et qui a déclanché chez moi le pocessus de la "désamitié".
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