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Vendredi 16 février 2007


Salim Kechiouche et Samuel Ganes dans "Le centième nom" © Giliberti / 2007

Hier, je vous parlais de cinéma tunisien et ça m’a donné aujourd’hui, l’envie de vous parler de ma pièce « Le centième nom » et de Salim kechiouche qui a été un si beau et si talentueux Jihad quand il l’a jouée en compagnie de Samuel Ganes, à Reims. Quel dommage que le projet de monter cette pièce à Paris batte des ailes pour tout un tas de raisons qui ne m’appartiennent pas! Sauf quand j’ai refusé la proposition de Bernard Omnes qui, même s’il est un excellent metteur en scène, prenait tant de liberté avec mon texte, que je ne retrouvais plus rien de mes intentions. Cette appropriation avait quelque chose de frustrant. Il en était arrivé à me demander de marquer « D’après la pièce de Michel Giliberti », c’est dire les changements.
C’est Renato Ribeiro ensuite qui décida de la mettre en scène et de la faire jouer dans son théâtre de la Commedia, avec Hicham Nazzal dans le rôle de Jihad et Samuel Ganes dans celui de David ; c’était parfait, mais quelques problèmes suffisamment graves l'ont obligé de reporter l’opération. depuis j’attends…
Parfois, je me demande si je ne devrais pas m’impliquer davantage et m’en occuper moi-même, mais j’avoue que si l’ambition artistique me dope, les frais de production la freinent… En attendant, je vous laisse avec ces photos qui me rappellent tant de souvenirs. C’était très émouvant d’entendre mes mots dans la bouche de ces deux acteurs et la vie qu’ils donnaient au personnage.


La fin du spectacle...
J'ai la chance d'être au milieu de Salim et Stéphane qui m'ont fait monter sur scène le soir de la dernière.

La mise en scène était de Stéphane Aucante qui me donna bien des soucis, non avec sa mise en scène à proprement parlé, qui était intelligente et assez spectaculaire, mais avec son choix d’avoir coupé tous les passages politiques essentiels, traitant de la réalité israélo-palestinienne, car sans eux, la pièce perdait beaucoup de sa virulence et s’arrêtait trop aux sentiments ambigus des personnages.
Quoi qu'il en soit, j’espère que cette pièce se montera. Moi, je voudrais en faire un film.


Salim Kechiouche et Samuel Ganes dans "Le centième nom" © Giliberti / 2007


par Michel Giliberti publié dans : Michel Giliberti
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