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Je pourrais pleurnicher sur l'Afrique et me lamenter sur les conditions difficiles que certains de ses états connaissent, je l'ai souvent fait, souvent écrit, souvent peint, mais aujourd'hui, je veux simplement rappeler qu'elle est non seulement le berceau de notre existence, mais aussi ce vaste territoire ouvert sur des rêves immenses. Des rêves que notre présent, parfois bien terne, a tant rétrécis.

© Giliberti / 2007L'avenir est il dans la pauvreté ?
Le bonheur en tous cas est vraissemblablement dans le dépouillement, ne serait ce que pour faire de la place, de la place à l'autre, à l'émotion, à de nouveaux univers à découvrir..
La beauté est dans le tremblement... pas dans l'assurance autiste.
Les repus (de biens consommables ou de certitudes) me font peur...
Amitiés. François
Vieille question qui traverse sans cesse l'humanité avec ses moines qui, dès le Moyen-Age, se retirent dans des abbayes pour vivre ensemble dans la pauvreté du Christ loin des turpitudes du monde qu'ils espèrent sauver grâce à leurs chants et leurs prières ou, comme François d'Assise, hantent les chemins en vivant de mendicité pour retrouver la pauvreté originelle du Christ. et prêcher auprès des hommes la conversion à cet idéal.
Idéal de pauvreté face à un monde trop matérialiste; qui sait si ce n'est pas ce qui a fait la popularité de l'abbé Pierre; les gens vivant par procuration (donc un peu lâchement) cet idéal par l'intermédiaire d'autrui, s'offrant en sacrifice pour racheter les péchés de l'humanité, ce qui leur permet de continuer, en toute hypocrisie, à vivre dans leur confort matérialiste.
Mais, dans tous ces cas, il ne s'agit que de pauvreté voulue et non de pauvreté subie.
L'opulence est synonyme d'ennui si justement, on ne combat pas pour que chaque homme préserve, au fond de lui, sa part d'originalité. C'est ce petit combat modeste que chaque prof, du fond de sa classe, assaye de mener, avec des résultats plus que décevants, il faut le dire.
L'opulence est aussi responsable du fait que l'on veuille toujours chercher ailleurs ce que l'on a parfois sous les yeux: je me suis souvent fait cette réflexion à propos de l'amour, en fait, mais, elle est sans doute valable de façon plus générale.
J'aime ton regard sur l'Afrique et je partage ton sentiment. L'Afrique est le berceau de l'humanité, la terre mère, pleine de ressources et de richesse humaines, naturelles. Du peu que j'en connaisse, j'y ai vu aussi des gens très courageux, avec une créativité dingue, la musique et la danse coulant dans leurs veines, beaucoup de simplicité. Le mot pauvreté fait peur parce qu'on l'associe à la misère. L'avenir pourrait être dans une pauvreté juste, c'est à dire d'arrêter cette course frénétique à créer des besoins qui n'en sont pas pour les riches qui sont gavés, tandis que tant de pauvres sur terre n'ont même pas les besoin de base : de l'eau potable et de la nourriture suffisante, des moyens médicaux. Ce gouffre qui va grandissant devient insupportable et un jour nous pètera à la figure. Il faudra bien aller vers plus de justice, donc plus de sobriété dans l'avoir, sinon a va en crever ! L’humanité est comme un corps.
@+ et bonne journée
Est-ce que résister aux sirènes du capitalisme n'est finalement pas un luxe? Et l'harmonie de l'Afrique n'est-elle pas une utopie, un rêve romantique?
Malgré ce cynisme affiché, je conviens volontiers qu'il faudrait accepter un certain dépouillement. Il reste à se demander si les jeunes générations (10-20 ans) sont prêtes à s'y astreindre... Cette prise de conscience me semble plus le fait de leurs pères. C'est sans doute un raccourci facile, un amalgame réducteur, et il faudrait y apporter de nombreuses nuances... Pardon.
Ikkar, with love
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