Ces jours-ci, une amie m'a rappelé l'extrait d'un de mes romans "Bou Kornine". Je profite lâchement de cet éclairage sur un texte de 2004 pour rebondir sur ce sujet qui m'est cher et, comme je suis toujours dans le même état d'esprit que celui de ces derniers jours, (proche de d'encéphalogramme plat), publier ce texte me convient tout à fait. Je me revois en train de l'écrire...Il faisait chaud, j'étais enfermé dans la lumière tamisée de la maison de Sidi Bou Saïd et, alors que les premiers mots s'inscrivaient sur l'écran de mon portable, la voix du Muezin de la petite mosquée d'à côté s'est mise à emplir en arrière fond l'espace de la pièce.
Je ne pouvais trouver mieux comme "musique" inspirante...
Voici ce passage de Bou Kornine...
(...) J’en arrive à me demander, si cet amour de l’Orient qui oscille entre passion et retenue n’est pas pour l’athée que je suis, la dimension du sacré recréé ou celle, plus poétique, de mon voyage sur terre. Une continuité mythique des épopées de l’enfance, où grandir n’offre pas une vision unique. Une éthique et une altération qui accompagneraient mon goût des mots et des maux… Un spectre ouvert sur l’imposture de vivre debout, quand tout me pousse à me courber.
Et puis, sur cette terre où la possession prive le monde de tout, aimer ce qui ne vous appartient pas prodigue quelque chose d’ineffable.(...)
Première esquisse avec Moez.
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