
Quand je n'ai pas le coeur à écrire, je pioche dans mes romans... Voici donc un extrait de Bou Kornine, roman authobiographique publié en 2004, aux éditions BONOBO et dans lequel les prémices de qui nous attend pour ces cinq années étaient envisagés.
.../ Que m’apportera l’année qui vient en plus de mes peintures ? Un livre à écrire, c’est possible ; le fruit de mes divagations, le fruit de ma paresse à devenir grand, malgré ma lucidité… le fruit de ce refus à marcher droit… de mon besoin de partager ce qui n’est pas partageable. Heureusement, il y aura la vie intense et complice avec mon ami qui me permettra comme toujours de mieux supporter mes faiblesses.
Une parenthèse dans l’exil ! Juste pour oublier mes graves interrogations sur la politique, pétrifiée de bonne morale, qui voudrait un Monde discipliné, doté d’une jeunesse saine, courageuse, travailleuse, une jeunesse qui renoue avec les valeurs sûres :
Travail, Famille, Patrie.
Les pauvres,
les alcoolos,
les drogués, les putes,
les pédés,
les travelos,
les étrangers… n’ont qu’à bien se tenir.
Oui ! Demain.
Demain… J’oublierai les discours creux et les agitations artificielles.
Demain… J’oublierai ce formidable saut en arrière que nous offre le progrès.
Ce n’est pas toujours ailleurs l’ignominie.
Ce n’est pas toujours ailleurs la tragédie !
Chez nous aussi, elles pourrissent les murs de notre forteresse. /...
Résumé du livre
Sidi-Bou-Saïd, un petit village tunisien perché au-dessus de la Méditerranée. De l’autre côté de la baie, Bou Kornine « la montagne aux deux cornes ». La chaleur et les parfums. Les rires et les bruits. Les larmes. L’artiste peintre nous livre avec pudeur, mais sans fard, sa rencontre imprévue avec Moez, un jeune tunisien qui deviendra un de ses modèles favoris. Une histoire émouvante et retenue. Une histoire d’amour perdue d’avance, mais pleine d’espoir. Une histoire vraie.
JCF / éditions Bonobo
par Michel giliberti
publié dans :
Réflexion
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