Ommi ! En arabe, ça veut dire « maman ».
Comme ce n’est pas ma langue, il m’est plus facile de le prononcer en gardant une certaine distance.
Son sens reste comme un secret, comme un souffle de légende, un conte de mille et une nuit.
Ommi !
Quelques larmes ce matin au téléphone.
C’était elle bien sûr, elle qui sait le cordon coupé depuis bien longtemps, mais qui sait aussi qu’il nous relie toujours, au point de l'avoir peint de façon allégorique.
Ommi !
Un mot lancé dans la nuit, une complicité entre un enfant et sa mère.
Une mère qui met un pied dans la tombe, qui hésite, revient en arrière, avance à nouveau, m’appelle pour que je l’aide…
Son voyage n’est pas aisé.
Et puis l’enfant qui est plus adulte que sa mère dans ces moments-là, lui prépare ses bagages... Lui aussi, trouve le voyage peu enviable, la destination trop définitive, mais en tâchant d’organiser celui-ci, il s’approprie le sien futur.
Alors le téléphone...
Alors les va et viens…
Les trains, les avions…
Les mains qui se tiennent, les yeux qui se parlent… Les larmes qui se mêlent...
Alors, Ommi…
Une mère et son fils à l’heure du grand départ.

Commentaires
J'aime tes textes, tes photos et tes peintures. Temps de tas lents c'est énervant !
Tu as choisi d'entraver les mains de ton personnage sur cette peinture... Les mains représentent souvent l'autonomie financière et donc une forme de liberté (par le travail de ses mains), la possibilité créatrice (dessin etc.) et la communication par gestes.
Je te remercie d'être passé par là et de décrypter ainsi mon tableau avec cette reflexion très pertinente et dont le sens premier était celui d'un cordon lombélical sous forme de corde(moyen d'emprisonner, de retenir...) du sang pour symboliser la naissance et l'image directe d'un ventre masculin, car il s'agit bien de lui aussi dans un accouchement.
@ très bientôt,
Michel
@ bientôt,
Michel
Et, malgré tout, des sourires face à des Krisprolls...
L'éternelle mélodie, un rythme répétitif et, au bout du compte, quelques miettes et une faim renouvelée
Bon courage!
Gum
Merci Gum pour ta poésie.
@ bientôt,
Michel
Je t'embrasse.
Mel
Merci Mel, @ bientôt,
Michel
Sacré lien du sang et de l'amour qui nous empêche souvent de tituber mais qui pourtant entrave notre marche.
@ bientôt,
Michel
Après la lecture de vos mots, que vous dire ? Que l\\\'émotion est là jusqu\\\'à mes yeux humides ? Que le simple mot "ommi" réveille en moi une absence, un manque, un amour ? Car j\\\'ai eu ma ommi, ma ommi Yasmina. Ma seconde maman, ma maman tunisienne. Ma ommi aux yeux bleus qui aujourd\\\'hui colorent un peu mieux le ciel. Et mon coeur.
Il est des ailes qui poussent dans la douleur de celui qui regarde impuissant et appréhende un envol. Mais l\\\'amour est un miracle éternel qui prolonge la vie au delà de tout. Mais, je sais, ce ne sont pour l\\\'instant que des mots...
Et l\\\'échange, ici, entre votre fils et vous, est très beau et tellement plein de vérités, d\\\'émotions et de sincérité que l\\\'on prend, encore une fois, en plein coeur.
Michel, plus je vous lis et plus je comprends votre peinture et ce qu\\\'elle cache et à la fois reflète et habilement dévoile. Et je pressens qu\\\'avec votre présent, surgira un jour de vos doigts une toile spendide où on pourra vous lire à coeur ouvert. Mais le plus lointain possible. Pour vous. Pour votre ommi. Inch\\\'allah.
De tout coeur avec vous. Sincèrement.
Bob
Je suis, comme vous, sur la même longueur d'onde. C'est vrai que mes toiles ne sont souvent que des cris que je camoufle derrière leur esthéstisme, car tant qu'à souffrir, autant offrir une "belle " douleur.
merci Bob pour cet intime partage et à bientôt,
Michel
Belle journée à toi,
Michel
@ bientôt,
Michel
Je commencais à désespérer de ne pouvoir te lire Michel...
(en même temps, ce n'est toujours pas résolu... Je n'ai plus ma connection depuis maintenant plusieurs jours, voire semaines, et l'addiction à la quotidienneté de tes pensées se fait sentir)
Je suis sous le charme de ce mot que je ne connaissais pas.*
Toute mon affection, aussi subliminale soit-elle en ces temps de proximité informatique capricieuse...
et mon émerveillement, inlassablement!
Bien à toi, cher Michel.
jérôme*
Merci d'être de retour et pour ton affection, en retour je t'envoie la mienne,
@ bientôt Jérôme
Michel
Attendre ce qu'on redoute, redouter ce qu'on attend..
Et la douleur et la peur fouaillent le ventre. Je les ai connues, elles et leurs caprices. Elles occupent pour longtemps nos mémoires et nos corps. Je pense bien à vous...
merci pour tout François,
Michel
Des mots en forme de liens pour une union infinie, la mère aide l'enfant à venir et l'enfant aide la mère à partir.
Pensées
@ bientôt
Michel
Dans tous les cas, je n'ai qu'une phrase à dire : quel mot merveilleux qu'Ommi... O comme le ventre d'une femme avant l'accouchement d'un enfant chéri.
merci pour vos nombreux passages ici,
@ bientôt,
Michel
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on cherche à comprendre ce qui est si simple , les choses oubliées deviennent le present ,
tristesse parfois sordide , emplie d une si grande solitude où ne peuvent nous rejoindre ceux qui nous aiment .
inoubliable , inoublié ce moment tant redouté , .......à cette instant nous ne sommes poussiere mais volatille , l essence des souvenirs d enfance se perdant dans un air cleptomane qu on deteste ......
je n ai jamais oublié
bisous , suis avec toi papa
je t'embrasse,
Michel