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11 juin, neuf heures et demie, je signe enfin ce tableau… le dernier désormais, jusqu’au prochain. Quand Florian a posé, je n’ai pas réalisé à quel point la mise en image de cette
toile étaient liés à un souvenir cruel de mon enfance... Un jeune homme assis, pensif, qui considère ( ou pas ) un bouquet de plumes dont on ignore comment il tient à la verticale ;
est-il coincé entre ses cuisses ? Serré dans une main ? En lévitation ?
Peu importe, les années se barrent ; elles me replongent au cœur d’un après-midi de grande chaleur en Tunisie. Le temps est immobile. J’ai quatre ans et demi, je suis accoudé
sur le bureau de mes sœurs et je dessine une jeune femme nue. Je suis très appliqué, je vis intensément cet instant, c’est même
incroyable comme cet instant est physiquement intense. Maman est à la cuisine, je pars la retrouver… je vais lui raconter...
La calligraphie arabe dit « J’étais si près de l’envol »…
cette traduction est à la verticale sous l’accoudoir, près de la main.
L'oedipe revisité à un âge certain!...
Il y a beaucoup dans cette peinture... l'expression du rève mis en peinture, l'expression d'un refoulé...
Serait-ce, l'heure du bilan Michel?
Histoire très compliquée en fait , Nathalie... un refoulé, je ne sais pas, car voilà bien longtemps que je le connais celui-là:o) et le bilan a été fait depuis plus de trente ans, mais il se trouve que la peinture est une traitresse et vous accroche aux vieilles branches de l'inconscient au moment le plus inattendu .
Bisous Nathalie,
Michel
A quatre ans et demi vous dessiniez des femmes nues Michel ? Vous étiez donc très doué... ça m'épate, ça m'épate... à 4ans 1/2 les enfants dessinent des maison (avec des petits chemins), des mamans en forme de fleurs (ou des fleurs représentant leur maman)... Vous avez dû avoir plusieurs vies pour expérimenter des résurgences de cette sorte... (c'est vraiment une coincidence : sur un autre blog que j'aime, il y a un oiseau qui "prend son envol"...) J'adore les co-incidences... Je vous embrasse
Non ,Éva, vous m'avez fait mourir de rire, car c'est vrai, je ne réalise pas que c'est précoce, car c'est ma vie... je dessinais de tout et dès l'âge de deux ans et demi, en fait... mon premier dessin, un bol de café qui fumait (en perspective)... toute la famille s'est affolé... je dessinais les gens, mes sœurs , mon, père, ma mère... mes soeurs avaient 13 et 12 ans de différence avec moi, c'étaient deux mères supplémentaires et elles étaient toujours presque nues ,( j'entends par là en maillot ou en soutien-gorge et même à poils pour de bon, devant moi, alors j'ai vite appris...
@ bientôt... Quand donc, je vous croque ?
Michel
Je vous laisse l'oiseau, avec la cage, pour un bon prix !
Où l'on verra que les muffles savent parler et même ont le sens du commerce..:o)
Michel,
je me doutais que ce tableau serait beau mais pas qu'il susciterai autant d'émotions...
personnellement,il m'inspire en effet beaucoup de réflexion et d'analyse tel qu'on peut en avoir que trés rarement lors d'introspection de son âme...
ton modèle se prête si bien à ce tableau..
la douceur de son visage si beau est le reflet du songe d'un ange...
merci Michel
Merci Nyco...l'avantage (si l'on peut dire) des souffrances ou des erreurs de l'enfance, c'est qu'elles sont génératrices de sublimations une fois adultes. Trimballer toute sa vie ses ressentiments serait bien tristes si on ne pouvait au moins de temps en temps leur donner corps de façon plus poétique qu'au passé.
Je t'embrasse Nyco et merci pour ta délicatesse.
Michel
Comme un Icare dont les ailes ont fondu au soleil, ton modèle s'abandonne les paupières closes comme pour revivre le rêve. Et sa bouche si belle, ses pommettes bien dessinées, la jolie musculature de son bras, la grâce de ses jambes longues et cet envol avorté ... Cette toile est sublime, vraiment. Merci Michel de ton talent en partage, c'est un cadeau merveilleux que tu nous offres. Je t'embrasse.
" Comme pour revivre un rêve" c'est cela même Nanie, même si ce rêve donna à vivre quelques cauchemars. Merci Nanie d'avoir su partager mon ancienne émotion toute récente...
je t'embrasse,
@ bientôt
le titre en arabe est d'une telle force émotionnelle pour moi en tout cas ...Très beau tableau,très touchant,très profond ... Merci mon Michel (romy) bisous <3 !!
Merci Romy pour ces mots, je suis heureux que tu aimes ce tableau. Il m'était impossible d'écrire cette phrase en français, cet envol un peu raté s'est passé en Tunisie et je voulais que les mots qui s'y attachent aient la beauté de la calligraphie arabe.
je t'embrasse @ bientôt
Michel
Voilà! une oeuvre terminé,comme un oeudipe enfin consumé.Florian!aurais t'il été le déclancheur d'un tel aveux,encore plus approprié ne fusses que par sa beauté androgyne.Bravo! à vous deux!cette toile est une petite merveille,à rendre quelques peut certains phsyciatres ou analystes de renoms jaloux.Me voilà rassuré de mon coté! je me dispense donc de visiter Mme DOLTO et Mr FREUD! et je me fais volontier confiance pour moto-analyser seul devant mon miroir.Merçi,Michel à 4ans,5 j'étais curieux à souhaits et je déguisais mes émotions égalements.A 50ans je les éxposais.J'avais choisis la photographie.
Belle semaine à vous!avec un beau soleil pour profiter un peu plus.
En fait, il n'a jamais été question d'Oedipe, Yves, car je n'ai jamais été voir ma mère pour les raisons qu'on imagine. Un Oedipe ne fait jamais souffrir, il se vit c'est tout... je n'ai absolument pas raconté la fin de l'histoire qui est à l'origine d'un drame intérieur... dessiner une femme nue ne me fit pas retrouver ma mère par réaction affective et c'est bien là le drame que je ne conte pas bien sûr... Il ne servirait à rien et m'appartient.merci d'avoir aimé le tableau, Yves.
Michel
Je clique, je découvre, je regarde et je reste muet...La légèreté de l'atmosphère de ce tableau transporte et transcende.... Magnifique. J'aime...!
Je te remercie Sadok d'avoir perçu de la légèreté dans ce tableau pourtant pesant de ressentiments personnels, c'est exactement ce que je voulais. D'ailleurs ce garçon est comme sur un nuage ( certes bien sombre, donc menaçant ) au milieu duquel quelques oiseaux, dissimulés ça et là, car l'enfance, même émaillée de quelques drames reste l'enfance, et donc, reste légère... ( en tout cas pour moi )
@ bientôt Sadok
Michel
Tu n'en parles pas dans ton texte qui accompagne cette oeuvre, mais j'ai l'impression de voir la coiffe d'un pharaon au dessus de la tête du personnage, je dois encore avoir des illusions !...
bonne soirée,
Jj
Tu as raison, je n'avais pas remarqué et j'avoue pourtant que chaque coup de pinceau dans ces zones me donnait à croire qu'il y avait laà soit une destruction de la tête (envolée, échappée, etc.) soit une coiffe... bon, et bien j'ai mon jeune pharaon... Bises Jj
Très émouvant que ce nouveau tableau Michel.
Tout mon amour,
A bientôt,
Hicham
Oh mon ange que je suis heureux de te lire par ici, qui, chez moi est si proche de mes ailleurs favoris comme tu le sais. Je te remercie infiniment d'aimer ce tableau qui m'a suffisamment troublé au point de faire une parenthèse et de ne pas peindre pendant un mois ou deux, d'autant que je n'ai plus de galerie... ou alors en aurais-je une en Tunisie, qui sait ?
Je t'embrasse avec toute mon affection.
Michel
Coucou, c'est encore Moi...
J'ai beaucoup aimé vous entendre " parler" de votre réalisme intelllectuel ... Qui commence à 4 ans ...
Je Comprends mieux la transparence des intérieurs de vos peintures et de vos mots ...
Croyez vous que j'avais cet âge quand je vous ai lu la première fois !?
Je vous ai relu en vacances dans un esprit plus calme et plus léger, et là je crois que j'avais 9 ans ... le visuel devenait réalisme ...
Pardon ...
Dois-je en conclure que vous grandissez et que vous avez cessé de me voir comme un monstre ? :o)
Vous savez j'ai toujours eu peur même en grandissant des monstres que j'imagine sortir des armoires ou de dessous des lits qui feraient peur à l'enfant que je suis , aux miens ... ou aux autres ...
Je sais juste que " Sully" ne m'aurait jamais fait peur , ou alors si peu ...sourire
Quand je serai grande je déposerai tous les monstres sur une étagère ... en bordant les enfants je leur lirai de jolis contes et pour que leur sommeil soit bordée de rêves ... leur doudou sera l'ange gardien du paradis de leur nuit ...
Je préfère lire cela. Ce registre vous va tellement mieux... ne choisissez pas d'étagères Ikea pour déposer vos montres, vous referiez des cauchemars..
@ bientôt
Michel
J'ai découvert votre blog et que de beauté ! Vous êtes un artiste. Cette toile est profonde de sens dont je ne me lasse pas de regarder. Compliment. Bonne journée amicalement
Merci Kayané, vos mots me touchent, mais j'ajoute immédiatement que votre blog est magnifique et vaut le détour. Je l'ai parcouru sans y mettre de commentaires, car ces jours-ci je suis trop occupé. Mais ce sera chose faite, bientôt.
Encore merci,
Michel
Chaque fois que je vous rends une visite "virtuelle", je retrouve le plaisir vif d'une présence qui "parle" et "invite" à lier "langue" avec soi-meme, et arpenter jusqu'aux recoins semi-obscurs des jardins de notre mémoire intime.Vos tableaux, vos photos , vos mots -en ce qui me concerne -sont autant de "lucarnes" sur le payasage des émotions qui font trace en mon monde.Merci à vous Monsieur, d'être ainsi un si subtil "exprimeur".. pardonnez moi ce "néoterme" qui n'est pas un jeu de mot "facile" ou une "fioriture" polie..ce terme représente énormément quand on fait l'effort d'aller au devant et au dedans de ses silences...
A bientôt!
David, vous ne pouviez trouver plus belle expression qu’« exprimeur ». Elle me va comme un gant. Comme Je dis toujours que je suis un «faiseur» d'images, vous comprendrez aisément qu' «exprimeur» me comble tout à fait. Je vous remercie du fond du coeur pour vos mots qui me touchent particulièrement. Mon bonheur avec ce blog c'est d'avoir engagé de tels rapports avec vos mots, à tous, et avec les miens. On fait ce que l'on veut des réseaux sociaux. Moi, je voulais créer ce langage entre nous. Je suis comblé.
Encore merci David.
@ bientôt
Michel
En voyant ce tableau ,
en écoutant la musique choisie
une larme coule sur ma joue
Alors : MERCI pour cette émotion. . .
Pascal, vous me touchez beaucoup...c'est moi qui vous remercie.
@ bientôt (bravo pour votre blog)
Michel
Bonjour Michel Giliberti,
Il y a bien longtemps que je ne suis pas venu vous rendre visite, et je trouve cette toile empreinte de reflexion, une quête intérieur bien soutenue par la musique, et l'envol de l'oiseau en est retenue... Merci pour ce partage.
Bonne journée
@mitié
Merci à vous Covix, je suis moi-même un oiseau en ce moment...
@mitiés
Michel