C’est ici, sur tes lèvres, que l’eau donnait la soif
Et par là, dans mes yeux, la blessure d’un été.
C’est de toi que naissaient tant de contes
Et déjà, l’âme grise de mes fables.
Il te fallait si peu pour récolter beaucoup...
Être à temps chaque nuit quand tant d’autres tardaient
Être à tort, chaque jour quand chacun raisonnait
Vivre ailleurs s’il fallait être là
Vivre l’autre avant de vivre soi.
Il me fallait beaucoup pour te saisir un peu...
La jeunesse, terreau vif
sous les rides qui croissent
Son sang neuf, sans souci, qui se barre par un drain
Blanche, la sève, héroïne de mes siestes
Noire, la Parque qui s’invite, discrète
Il nous faudrait si peu, mais nous avons tant eu.
© MichelGiliberti
Par Michel Giliberti
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Publié dans : Photos et poésie.
Lundi 14 décembre 2009
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