Chaque nuit, la seule lumière dans le
patio venait de la chambre rouge, béante sur les parfums d’été ; la chambre rouge qui allumait nos verts désirs ; la chambre rouge, pourtant si noire, quand, au matin, tu retrouvais les rues
pavées sous le soleil, celles-là mêmes qui te ramenaient en nocturne.
Chaque jour, la longue attente, sans faim, ni soif, s’installait là, comme une amie, à rassurer dans l’air fiévreux mes inquiétudes bien
puériles.
Par Michel Giliberti
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Publié dans : Photos et poésie.
Vendredi 27 novembre 2009
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