Parfois, bien ancrés au
sol, mais éloignés de notre condition de terrien, nous nous trouvons embarrassés.
Forts et faibles de quelques expériences, nous avançons tout en masquant de notre mieux les égratignures qui endurcissent et les
lâchetés qui confortent. Nous avançons, auréolés du rouge de nos erreurs comme autrefois quand nos joues empourprées attendrissaient les grands.
Hélas, avec le temps ce rouge désarmant de l’enfance devient la simple marque de nos souffrances, de nos erreurs et de nos
ressentiments. Il faudrait pourtant qu’il reste celui des coquelicots magnifiques et légers dans l’air saturé du parfum des moissons, de ces tâches vives, témoins de nos amours d’antan.
Par Michel Giliberti
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Publié dans : Peinture et Poésie
Jeudi 4 février 2010
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