Vous dire que les objets ont une valeur serait faux.
La valeur, la vraie, traîne son injustice au cœur des peaux, des yeux, des mains. Elle s’éternise sur les lèvres qui font vibrer les
vôtres ; sur l’attente de l’autre.
Mais voilà certains jours d’orage et de soleil mêlés, quand la vitre résonne du bruit tempétueux de l’eau en rafale, alors même que
votre regard est absent, ces objets prennent vie et vous rappellent qu’ils ont été un acte d’amour à leur façon ; que vos mains fécondes dans un élan généreux les avaient placés là et pas
ailleurs, et que l’harmonie, un jour d’osmose, n’a dépendu que d’eux.
Par Michel Giliberti
-
Publié dans : Photos et poésie.
Vendredi 22 janvier 2010
5
22
/01
/2010
06:10
-
8
-
Recommander
Commentaires