Traces de sang ou peut-être d’amour L’œil retient ce qu’il croit avoir vu Mes mots nomment les blessures mais condamnent le chagrin Tout décrire pour cacher davantage C’est peut-être le sens ...
Un jour on se retourne dans la lumière Un jour on abandonne le mur qui obstruait nos yeux Plus rien n’influence nos destinées Croix et prières, éthique étroite et grands tabous. Plus ...
Parfois, bien ancrés au sol, mais éloignés de notre condition de terrien, nous nous trouvons embarrassés. Forts et faibles de quelques expériences, nous avançons tout en masquant de notre ...
Peut-être bien qu’un jour s’écrira le départ Coulera le café du dernier des matins. Sur la table le journal reposera ouvert Sur tant de faits divers qui retenaient mes yeux. Peut-être ...
Te regarder dans la lumière des bougies, entendre le son de ta voix… Étourdissant ! Tes gestes maladroits et puis les mots que tu m’adresses… Entêtant. Tes yeux sombres comme la pourpre ...
Passagers clandestins d’un voyage sans danger, ton accord et mes doutes ne trouvèrent point d’entente. J’aurais pu comme d’autres profiter d’une union de fortune sous le jasmin en fleurs, au ...
Sous mes doigts qui ne cherchent plus rien, la saveur de ta peau reste intacte. Il me semble que tu hantes toujours mes chimères et l’azur de tes yeux reste encore ma victoire. Lisse image, ...
Ma mère, pétrie de toute son âme corse, était une grande superstitieuse. Un parapluie ouvert dans un intérieur la mettait en émoi, une bouteille d'huile cassée la troublait tout à fait, du sel ...
C’est le soir, quand tout s’endort que s’éveillent les bruits de la terre, des bruits à peine chuchotés… des bruits de réconciliation, des bruits de tant de choses fermées à nos oreilles en ...
Vous dire que les objets ont une valeur serait faux. La valeur, la vraie, traîne son injustice au cœur des peaux, des yeux, des mains. Elle s’éternise sur les lèvres qui font vibrer les ...
Le réel est si loin et le rêve si présent. Quelle lumière pouvait mieux éclairer mes instincts que ce noir si profond en plein milieu de l’ocre? À deux pas du désert. J’étais seul. Une ...
L’atelier au début des années quatre-vingt-dix sentait l’huile d’œillette et l’essence d’aspic. La maison n’était pas encore restaurée et permettait tous les excès. Franck, Jérôme, Laurent, ...
Ce matin entre deux dossiers j'ai rencontré ce texte écrit lorsque j'avais dix-neuf ans. Petite émotion du temps passé qui embaume toujours de mes exaltations premières. Je n’attends plus rien ...
Il m’est difficile, ces jours-ci, de venir sur mon blog. Trop de travail et trop d’émotions depuis hier. Haïti me parle tant. Pour avoir fait une expo à Miami, j’ai le souvenir de la ...
Si vous aimez New York et si vous aimez mes photos... Emmanuel Fremin Gallery SOHO 546 Broadway PH 5B, New York, NY 10012 http://efg-artgallery.com PH: 212 274 8981 Cell: 646 245 3240 link
À Toulon, l’hôtel où j’ai séjourné a fait le choix de décorer ses chambres sur le thème des cinq continents ; le hasard m’a plongé en pleine Asie, tout y était rouge, noir et tamisé. Ce décor ...
Après-demain je pars quelques jours. Avant cette très courte absence, je laisse "ici" un peu de mes "là-bas". À cent lieues des tempêtes et des dieux ombrageux, je tisse un à un les fils ...
Du bruit, des fleurs Et dans tes ruelles Le bleu qui joue avec le blanc. Puis sous la chaleur Des portes qui scellent Les rires mais aussi le sang. Tunis, tes heures ...
Dans ces temps de flou absolu où l’on réveille si bien les vieux démons et les instincts les plus faciles, être humaniste finit par se révéler suspect. Trois guirlandes, du foie gras et ...
Si présent l’été de mon enfance L’herbe folle aux mollets, les sauterelles, les papillons dans les blés.Si fragile la soie des coquelicots, sa caresse légère entre les doigts rougis.Si ...
Quant à murmurer l’indicible, j’avoue que vous avez participé de ma rêverie, le temps de vos hésitations, le temps de ma fausse assurance. Quelques gestes maladroits, un fou rire, vos yeux de ...
Vous aviez au matin, quand le soleil embrasait votre grand corps, un sourire complice et amusé qui en disait long sur le poète distrait qui, en soirée, vous assommait de tous ses mots. Vous ...
C’est ici, sur tes lèvres, que l’eau donnait la soif Et par là, dans mes yeux, la blessure d’un été. C’est de toi que naissaient tant de contes Et déjà, l’âme grise de mes fables. Il te ...
À l’écoute de Satie me viennent de sottes idées, noirs sursauts comme ses notes dans l’abîme serti de mes soubresauts ; noirs assauts de mes sautes d'humeur et de mes maux tressés. Satie… Si ...
Pendant les longues séances de pose, Franck, l'enfant terrible, l’enchanteur de tant de mes tableaux, mon Salaï, croquait le temps sous toutes ses formes.
Comme certaines "prestations télevisuelles", alors que j'étais chanteur, circulent sur Youtube, Facebook et d'autres sites facétieux de la toile... Comme on n'est jamais si bien servi que ...
Juste avant la nuit, juste avant le sommeil, quand tout devient silence et que les belles pensées se réveillent, je me dis que les hommes sont à l’image des sources claires qui alimentent les ...
De tous nos combats fratricides, de cette promiscuité des sens, de cette alliance des divorces, je garde au cou les marques mauves de tes dents, comme des perles inestimables et comme autant ...
La lumière, sur ton visage, palpitait comme celle des fougères dans les forêts profondes. Tes yeux, élytres de méloé, miroitaient dans l’éclairage vert des halogènes. Ta bouche brulante comme ...
C’est un satin docile, Un enfant de l’exil, Mais un rebelle aussi Et ça lui va si bien. C’est un oiseau subtil Un prince sans aigrette Mais un sujet pour d’autres Et il s’en ...
La porte de la mer La porte de l’amer La porte de la mère. Ce matin, je sui tombé sur la photo de ce tableau des années 80 et son titre m’évoqua "La Porte de France", à Tunis, dont le ...
Pauvres amis, pauvres frères, croyez-vous qu’un ailleurs serait plus favorable ? Croyez-vous que les chemins de mer mènent encore aux rêves ? Croyez-vous qu’à souffrir, on vous pardonnera et ...
Chaque nuit, la seule lumière dans le patio venait de la chambre rouge, béante sur les parfums d’été ; la chambre rouge qui allumait nos verts désirs ; la chambre rouge, pourtant si noire, ...
Le soleil était au zénith et l’odeur des résineux emplissait la forêt. Le bruit des insectes triturait le silence jaune et par delà l'émotion d’être avec toi, mes yeux restaient attentifs à ...
Le jardin est encore beau. Les rouges de l’automne et l’odeur des feuilles mortes lui donnent un charme silencieux qui me conte les histoires d'enfance que ma mère savait si bien distiller ; ...
Dans tes yeux L’eau des jardins et puis le gris d’hiver Qui savaient dire en plein été Que chaque chose a une fin. Dans tes yeux L’insomnie bleue de toutes nos nuits blanches Quand ...
À l’occasion du bicentenaire de la naissance du naturaliste Charles Darwin, il y avait hier soir sur ARTE une émission très passionnante sur nos origines ; elle expliquait comment étaient ...
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