Samedi 1 décembre 2007

La-frogonde.jpg
I
l y a quelque temps, à l'occasion de l’anniversaire d’un de mes amis, je ne voyais pas du tout ce que je pouvais bien lui offrir ; c’est alors que je me suis souvenu qu’il était passionné par les grenouilles et les tableaux animaliers.

Aussi, comme j’adore créer des personnages grotesques, j’ai eu l’idée de lui peindre cette minuscule grenouille (moins de 20 cm de haut) sous forme de Joconde.
Ma petite « Frog » est devenue tout naturellement ma « Frogonde ».

 
par Michel giliberti publié dans : Peintures
Dimanche 25 novembre 2007

Le-mauvais-exemple-copie-1.jpg
Le mauvais exemple… autant dire, le bon !

À y regarder de plus près, ce jeune homme romantique commence une transformation salutaire pour se joindre aux deux pantins ou marottes qui lui indiquent quelques bons plaisirs à partager, et son dos commence ainsi une mutation salutaire qui feront de lui un personnage de bois afin d’entrer dans la danse.

le-mauvais-exemple-Detail.jpg
par Michel giliberti publié dans : Peintures
Jeudi 15 novembre 2007

CEPALUI.jpg
Lorsque j’ai peint ce tableau voilà quelques années, ceux qui eurent eu l’occasion de le voir avant qu’il soit exposé en galerie, se persuadèrent qu'il représentait le Christ.
Pour ma part, j’avais simplement fait le portrait d'un ami qui vit à La Réunion depuis des années, Frédéric, et dont les cheveux (de rasta désormais) atteignent sa taille.
Voyant que rien n’y faisait et que ce visage restait Jésus dans la tête des proches, je lui donnai comme nom « Cépalui ».
Le soir du vernissage, la confusion continua, mais, chaque fois, je précisais : « Mais non… C’est pas lui… Regardez le titre ! »
j'ajoute que la charmante propriétaire de ce tableau continue à y voir le Christ et c’est « Lui » qu’elle a acheté.
Les petites salades internes du peintre n’appartiennent qu’à lui, et le sens des tableaux... aux collectionneurs.
Cependant mon inconscient farceur (fatalement chrétien par éducation) avait peut-être souhaité cette ambiguïté... Allez savoir.

par Michel Giliberti publié dans : Peintures
Mardi 6 novembre 2007

Ariabala-1.jpg
Emmanuel, Jérôme, Franck…Tous les trois étaient là.
Tous les trois pour ce grand tableau assez hermétique qui m’imposa spontanement un titre... 
« Ariabala » .
Je ne sais pas ce que ça veut dire et j'ignore toujours pourquoi ce titre m'est venu à l'esprit.
J’ai fait pas mal de recherches autour de ce nom, ou de ce prénom, mais rien… Rien ne m’a jamais vraiment éclairé, rien ne m'a satisfait.
« Ariabala » cependant, apparaît dans un forum
« persan » en tant que pseudo d’un chatteur.
Faut-il faire un lien direct avec la Perse ?
Est-ce un Iranien inspiré par le titre de ce tableau ?
Mystère...


par Michel giliberti publié dans : Peintures
Lundi 29 octobre 2007

La-nuit-du-Golem.jpgUn homme de terre ou de verre, un homme brisé qui aurait souffert de sa condition, m’avait inspiré voilà vingt ans, cette toile... un homme, porteur de toutes les légendes de la création.
Il fallait trouver un titre...
Celui-ci me vint bien après, comme je l’explique assez souvent, alors que je feuilletais une revue quelque peu ésotérique dans le salon suranné d’un vieux monsieur et de sa femme qui m’avaient invité à dîner pour fêter l’acquisition d’un de mes tableaux.
Dans l'article qui avait retenu mon attention, il était écrit (à quelque chose près) que selon le Talmud, un humanoïde d’argile, un homme inachevé et préfigurant d’Adam, un prototype en quelque sorte, s'appelait  le Golem.
Voilà pourquoi, une fois la soirée terminée et de retour à l'atelier, j'inscrivais au dos de ma toile son titre, trouvé une fois de plus sans le chercher… "La nuit du Golem".



par Michel giliberti publié dans : Peintures
Vendredi 26 octobre 2007
Mona--Leonard-et-moi-.jpg
J’avais vingt-six ans et j’habitais Paris, rue Mouffetard, en face de la place de La Contrescape quand j’ai peint ce tableau si différent de tous les autres, mais si symbolique.
Je suis accoudé au chevalet de Léonard de Vinci qui fête la fin de "sa" Joconde, un verre de vin à la main. Mona, son célèbre modèle est en arrière plan avec un bouquet de fleurs, (peut-être offert en remerciement de ses longues pauses).
Je réunissais ainsi les éléments essentiels qui m'avaient parachuté, dès mes jeunes années, dans l’amour inconditionnel de la peinture.
Léonard tout près de moi (Rêve suprême).
Mona Lisa, extirpée de son image classique de Joconde statique.
Tous les deux comme les piliers de mon enfance.
Tous les trois, elle, lui, moi, comme des amis…


par Michel giliberti publié dans : Peintures
Samedi 20 octobre 2007

Le-baiser.jpg
Alors que j’avais fini depuis quelques mois ce tableau intitulé le « Le baiser », je tombais sur un livre acheté aux puces et qui parlait de Judas, de son fameux baiser donné à Jésus afin que les Romains le reconnaissent d’entre tous les apôtres et puissent l’arrêter.
Le baiser de Judas !
Tant de fois défini, redéfini, annulé, repris, expliqué, (beaucoup de bruit pour pas grand-chose, en vérité) j’apprenais au cours de cette lecture que Judas avait souvent été représenté derrière un masque blanc au moment où il embrassait son maître.
Aussitôt, je décidai que mon tableau, c’était ça ! Mon chevelu genre hippie, c’était Jésus ! L’autre avec un masque blanc derrière… Judas.
Et voilà, j’avais participé de l’iconographie de Judas et Jésus...
Quelle mauvaise "foi" !


par Michel Giliberti publié dans : Peintures
Lundi 15 octobre 2007
mutation.jpg
C
e tableau date des années 80. Il met en scène des hommes sur une terre
meurtrie par leur inconséquence, une terre devenue stérile, battue par les vents, une terre qu'ils vont devoir quitter pour un nouvel exil alors que s'opère déjà la mutation qui, peut-être, les sauvera... devenir des oiseaux pour un nouvel envol !
Entre espoir et désillusion ils veulent encore garder apparence humaine en portant des masques pour cacher leurs têtes d'oiseau.

Plus de vingt ans après cette toile, si la mutation n’est pas à l’ordre du jour, tout reste d’actualité... et souhaitons que nous ayons l'ADN des oiseaux pour migrer en paix.
Mais pour ma parenthèse poétique, j’avoue que se transformer en oiseau et quitter la terre ne me ferait pas peur…
Je suis si heureux dès que je suis en avion, que je vois défiler l’infinie étendue des nuages sous la carlingue, cet autre désert, blanc et ouaté, sur lequel je rêverais de me promener.
Ailleurs… en haut… quand tout me pousse, à vivre ici… en bas.


par Michel Giliberti publié dans : Peintures
Mercredi 19 septembre 2007
Leonard.jpgL’image officielle de Léonard de Vinci est celle d’un vieillard.
Pourtant, d’autres portraits de lui, moins connus, le représentent plus jeune ; notamment un autoportrait dans sa grande étude "L’adoration des Mages" (le dernier personnage à droite).
Dans tous les écrits de l’époque et notamment celui de Giorgio Vasari, l’historien des grands artistes de la renaissance italienne, il est mentionné que Léonard avait une force spectaculaire, que sa silhouette était celle d’un athlète et que son visage, encadré d'une longue chevelure, était d’une grande finesse… Il ne m’en fallait pas plus pour imaginer ainsi celui qui berça toutes mes années de 11 à 16 ans, ce père spirituel qui me donna la grande envie de peindre, une envie qui ne m'a jamais quitté.
par Michel Giliberti publié dans : Peintures

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